Peintures d’Haïti Série 3 Tableaux 50 x 60 cm

(actualisé le ) par Gérard

Paysages souvent rêvés, scènes de la vie quotidienne, personnages revus par l’imaginaire, la peinture est présente sous de nombreuses formats dans ce pays où le rêve est bien obligé d’embellir la réalité de la vie.

Borgella
N° 150 Prix 80 €

"Marché"
Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Les marchés sont présents dans toutes les rues d’Haïti : petits marchés de rues ou grands marchés de villes, ils allient profusion des marchandises et apparent désordre.
Ce sont les femmes qui, du matin au soir, défendent leur petit carré et tâchent de gagner leur pitance.

Dautruche Franck
N° 151 Prix : 85 €
"Foule"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Sagesse, patience, courage hors norme, abnégation, sont les qualités, entre autres, de ces femmes qui assurent la survie du pays. La société leur rend mal les services qu’elles offrent.

"Ouvrier blanc de Détroit péon noir d’Alabama
peuple innombrable des galères capitalistes
le destin nous dresse épaule contre épaule"
Jacques Roumain. Ecrivain et poète haïtien.

Lorvinski.
N° 152 Prix : 85 €
"Rue du Cap"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Ce sont les rues des quartiers "coloniaux", parfois miraculeusement conservés. Il y règne une atmosphère de paix et de tranquillité. Les enfants, si démunis dans le pays, semblent à goûter des instants de bonheur.

Presley
N° 153 Prix : 85 €
"Maison coloniale"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Il existe encore, à Cap Haïtien ou Jacmel, des maisons qui ont été construites, durant l’époque de colonisation, avec des matériaux entièrement importés d’Europe, le bois, le fer... y compris parfois les pierres ! A Port au Prince quelques-unes ont résisté au séisme de 2010.

"la petite fille au regard d’île
prit alors l’homme par la main
et lui parla tant et si bien
que d’arc-en-ciel en arc-en-ciel
par voeu d’amour et d’abondance
ils inventèrent l’eau et le pain"
Lyonel Trouillot. Ecrivain et poète haïtien.

Daniel
N° 154 prix : 90 €
"Cité Simone"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Cité Simone, aujourd’hui appelé Cité Soleil, avait été initiée sous les Duvalier pour loger les classes pauvres...pas trop près du centre et du palais. La vie s’y est depuis terriblement dégradée pour devenir le plus grand et le plus pauvre bidonville des Caraïbes.

"Il va voir la fille
du ghetto
Rues sombres et dangereuses.
Une hutte, éclairée à la bougie
Elle est magicienne "
Jim Morrison

Prel Marcel
N°155 Prix : 85 €
"Village de la plaine"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Petits canaux d’irrigation, travaux quotidiens de la campagne, le "pays en dehors"est parfois méprisé des populations citadines. Une agriculture familiale moyenâgeuse ne permet plus de nourrir la population (urbaine et rurale) et épuise la terre. Les peintres prennent souvent pour thème la campagne parfois très belle de leur pays.

Metellus Bekens
N° 156 Prix : 85 €
"Récolte du coton."

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Un paysage de campagne à la manière de Metellus. Chaque silhouette se dissout dans le geste, il s’agit de transcrire le travail au lieu de figurer la personne. Metellus a travaillé dans les champs de canne de République Dominicaine. Ici, les paysans récoltent leur coton. Il y a 40 ans on fabriquait sur place oreillers, matelas, etc à partir du coton haïtien. Aujourd’hui il n’y en a plus que quelques plans.

Metellus Bekens
N° 157 Prix : 85 €
"Perroquets"
Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Beaucoup de jungles ou de peintures d’animaux ou d’oiseaux représentent des paysages imaginaires, ou font penser aux paysages préservés du temps des Taïnos, les premiers habitants de l’île, qui avaient des jardins magnifiques et préservaient la nature. Cette origine paradisiaque est fantasmée par les peintres.

Marie Nicolas €
N° 158 Prix : 80 €
"Femmes en jaune"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Marie Nicolas vit en République Dominicaine où elle est réfugiée. Elle aime peindre des groupes de femmes, et défend la condition féminine. Elle peint quand elle en a envie, et parfois vous envoie paître, si elle n’est pas bien lunée... c’est un caractère.

Marie Nicolas en train de peindre.

Art Taïnos
N° 159 Prix : 70 €
Acrylique et plâtre sur toile.
50 x 60 cm
Représentation des signes utilisés par les premiers habitants de l’île. Ils n’écrivaient pas et, presque totalement décimés au début de la colonisation espagnole, ils ont laissé des traces difficiles à interpréter. Les récits des colons aident, mais sont quelquefois partiaux. Les artistes utilisent ces signes pour créer des compositions, à base de peinture et de plâtre..

Pour voir quelques signes Taïnos, cliquez sur l’icône ci-dessous :

Vous trouverez aussi sur ce même site, rubrique "Histoire" beaucoup d’informations et d’articles pour découvrir cette civilisation fascinante qui prospérait sur la grande île d’hispaniola, nommé par les Taïnos "Ayiti", l’île aux montagnes.
"J’habite une blessure sacrée
j’habite des ancêtres imaginaires
j’habite un vouloir obscur
j’habite un long silence
j’habite une soif irrémédiable"
Aimé Césaire.

Estivel
N° 160 Prix : 85 €
"Marché à la campagne"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Souvent, les vendeuses les plus pauvres prennent leur marchandise le matin dans les petits magasins et font des kilomètres avec leur panier sur la tête. Elles rendent les invendus le soir, en laissant une partie du bénéfice au patron. Pas facile...

Marie Nicolas
N° 161 Prix : 80 €
"Femmes 1 "

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm

Louis Saurel
N° 162 Prix : 85 €
"La baie"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Il ne manque pas de petites baies magnifiques en Haïti, mais celles qui sont accessibles sont fermées malgré la loi, par des particuliers qui en font payer l’accès. La corruption généralisée fait que jamais ils ne sont sanctionnés. Ils y organisent souvent des festivités de nuit, plutôt sordides où la prostitution, les ventes d’alcool et de drogue rapportent gros. Pour atteindre les autres il faut beaucoup de marche...

Metellus Bekens
N° 163 Prix : 85 €
"Marché"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm

Metellus Bekens
N° 164 Prix : 85 €
"Divergence"
Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Metellus utilise très souvent des couleurs vives, pures. Grâce aux gestes des femmes, détachés en noir sur ce fond jaune, on imagine leurs disputes, leurs conversations, l’échange de leurs paroles.

"L’injure des hommes,
Qu’est-ce que ça fait ?
Va, notre coeur sait
Seul ce que nous sommes."
Charles Baudelaire.

Herby
N° 165 Prix : 80 €
"Passage"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Les arbres sont devenus rares, la misère (charbon de bois sans lequel les plus pauvres ne pourraient survivre) et la colonisation en sont les causes (exploitation des bois précieux, constructions...). Pourtant, les anciens respectaient les arbres et, dit-on, jamais un paysan ne coupait un arbre sans en planter un autre... C’est un temps révolu.

Blanchard JB
N° 166 Prix : 85 €
"Marché des Bossales"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Le plus grand et le plus sale du pays, il est aussi le marché le plus dangereux. Situé dans une zone contrôlée par les gangs, il y a un racket permanent et des tueries sanglantes. Les plus pauvres n’ont guère d’autres lieux pour vendre. Les peintres embellissent pour mettre en image le courage des femmes qui y travaillent.

Mercier Emmanuel
N° 167 Prix : 95 €
"Enfermées"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Ce genre est rare. Protégées ou enfermées, comme dans un oeuf, ces femmes qui vendent s’abstraient de la violence, du bruit incessant, de la pollution... retour aux origines, retour à l’état primordial.

Metellus Bekens
N° 168 Prix : 90 €
Les marcheuses

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Hommage aux femmes qui font parfois 20 km par jour avec des charges lourdes sur la tête. Elles n’ont pas de place pour vendre car les trottoirs sont interdits. Devant les maisons bourgeoises, elles "crient " leurs marchandises, les bonnes des maisons riches viennent alors les leur acheter...et ce sont des négociations à n’en plus finir...
La violence du trait rend bien cette situation, contrastant avec la scène d’apparence paisible.

"J’aurais aimé encore être de ce temps-là
de cette rue qui s’ouvre sur la mer
tirant masse de gens à la traîne de l’espoir
de ce chemin de croix
ces corridors sept fois poignardés puis encore puis toujours"
Louis Philippe Dalembert. Poète et écrivain haïtien.

Casimir
N° 169 Prix : 90 €
Déformation couleur.

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Le peintre Casimir est l’inventeur de ce style. Les peintures actuelles sont faites par des élèves de l’artiste. Il est mort il y a plus d’une dizaine d’années. Les peintres perpétuent ce qui est désormais une tradition,un genre ...on peint "un casimir", mais les oeuvres originales sont très rares. Nous en avions il y a 20 ans...

"le mot nègre
tout pouacre de parasites
le mot nègre
tout plein de brigands qui rôdent
des mères qui crient
d’enfants qui pleurent
le mot nègre
un grésillement de chairs de la griffe
sur le trottoir des nuages
le mot nègre"
Aimé Césaire

Estivel
N° 170 Prix : 90 €
"Femmes aux paniers"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Les représentations de marchés, très fréquentes, parlent de la vie des petites gens, du désordre, du bruit, du fouillis où chacun essaie de se faire une place. Passage des voitures au milieu des marchandes qui envahissent la rue, marchandages, rires...

Marie Nicolas
N° 171 Prix : 80 €
"Femmes 2"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm

Luckner Pierre
N° 172 Prix : 90 €
"Cité"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Ce que l’on appelle "Cité" c’est en réalité les nombreux bidonvilles qui entourent toutes les agglomérations du pays. 80 % des gens y vivent. Certains quartiers sont insalubres et violents et la vie y est terriblement précaire. On tente d’y survivre, les petits marchés sont la sève qui y coule. Certaines cités sont entre ville et campagne tellement elles sont étendues. Les peintres y vivent parfois ou en sont issus. Rares sont ceux qui parviennent à vivre de leur travail, car il n’y a guère de touristes en Haïti.

"Au bout du petit matin bourgeonnant d’anses frêles les Antilles qui ont faim, les Antilles grêlées de petite vérole, les Antilles dynamitées d’alcool, échouées dans la boue de cette baie, dans la poussière de cette ville sinistrement échouées."
Aimé Césaire.

Odilon Frantz
N° 173 Prix : 90 €
"Les hommes comme ça."

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Odilon Frantz est très reconnaissable par sa peinture minutieuse et très soignée.

"Je suis ça : cette terre-là, et je l’ai dans le sang. Regarde ma couleur : on dirait que la terre a déteint sur moi et sur toi aussi.
Ce pays est le partage des hommes noirs et toutes les fois qu’on a essayé de nous l’enlever, nous avons sarclé l’injustice à coups de machette."
Jacques Roumain. Ecrivain et poète haïtien.

Metellus Bekens
N° 174 Prix : 85 €
"Carrefour de l’eau."

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
L’eau est l’un des grands problèmes d’Haïti. Les aléas climatiques enchaînent sécheresses et crues dramatiques, à cause du déboisement des campagnes. Les nappes sont en danger dans les villes où des sociétés privées pompent jour et nuit. Les peintres se sont emparés de ce problème et l’eau est très présente dans les tableaux. elle est la vie, et c’est la vie que représentent les peintres...une vie rêvée sans doute.

"A nous les collines du vieux marronnage à nous les anses et les mornes bleus les arbres souverains en fleur au beau mitan du cyclone !
à nous les plages au rhum noir sous le clair de lune les étoiles amies face à la mer amicalement éblouissante ! à nous les veillées dansantes qui offrent à
boire un dernier verre de punch à nos morts !"
Aimé Césaire.

Metellus Bekens
N° 175 Prix : 85 €
"Perroquets 2"
Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Metellus adore les perroquets. Ils sont pour lui le symbole de l’état originel, de la jungle première, avant que les hommes n’y viennent semer le désastre... C’est une évasion qu’il nous propose chaque fois, sans oublier la dureté de la vie qui ne l’a pas épargné.

Marie Nicolas
N° 176 Prix : 85 €
"Paroles de femmes"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Avec ces simples silhouettes, on croit entendre leurs confidences, leurs disputes, leurs chuchotements...

Metellus Bekens
N° 177 Prix : 85 €
"Bananeraie"

Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
C’est en fait aux "Bateys" que pense Metellus. Ces grandes aciendas dominicaines ou les réfugiés haïtien travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. Leurs enfants, qui y naissent, n’ont pas de nationalité ni de papiers...ni vraiment de langue. (Créole ou Espagnol ?)
Cette indignité s’ajoute à leur misère. Le trait est dur, et raconte cette misère , cette angoisse des déportations vers Haïti où ils n’ont rien et qui n’est plus non plus leur pays.

Metellus Bekens
N° 178 Prix : 85 €
"Dauphins"
Acrylique sur toile.
50 x 60 cm
Des récits de la mythologie vaudou, que Metellus connaît bien, racontent des histoires de dauphins et de baleines et les métamorphoses des humains dans leurs aventures fantastiques. Mais c’est aussi la paix de l’eau qu’il nous propose.