Une semaine en Haïti N° 1741 12 février 2026

Quelques progrès dans la lutte contre les gangs.
Extrême confusion au niveau gouvernemental
Elections : une perspective lointaine et très incertaine.

Les enlèvements contre rançon se multiplient à Port-au-Prince

La Police nationale d’Haïti a déjoué une tentative de kidnapping au niveau de Delmas 75 dans la soirée du mercredi 11 février 2026.

Jean Daniel Sénat
13 févr. 2026

Le nouvelliste
La Police nationale d’Haïti a déjoué une tentative de kidnapping au niveau de Delmas 75 dans la soirée du mercredi 11 février 2026. Les ravisseurs, qui étaient à bord d’un pickup, ont pris la fuite sous les balles des forces de l’ordre. Les deux véhicules ont été abandonnés sur la chaussée, tandis que les malfrats ont emporté deux motos. Au moins un des présumés ravisseurs a été tué alors que la personne visée par la tentative d’enlèvement, un professeur d’université, a été secourue par les policiers.
Le journal a appris qu’au moins une personne avait été enlevée ce vendredi 13 février à Delmas 55. Selon des témoins, les ravisseurs étaient vêtus d’uniformes de la police. Ils ont simulé un contrôle routier pour piéger la victime. Ce n’est pas la première fois qu’une victime se fait enlever par des kidnappeurs habillés en policiers, rapportent les observateurs.
Depuis plusieurs semaines, les kidnappeurs reprennent du service à Port-au-Prince. Plusieurs victimes ont été enlevées. Les actes de kidnapping ont été enregistrés particulièrement entre Delmas 19, Delmas 31, Delmas 33, et Delmas 75. Un prêtre, un avocat, un magistrat, figurent parmi les otages. Selon les témoignages recueillis par Le Nouvelliste, les ravisseurs exigent de fortes sommes d’argent en échange de leur libération.

Des discussions avec les groupes armés pour la libération des enfants qui y sont associés sont possibles, selon Geetanjali Narayan

À l’approche du déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), la représentante de l’Unicef en Haïti, Geetanjali Narayan, n’a pas écarté la possibilité de discussions avec les gangs afin d’obtenir la libération des enfants pris au piège des groupes armés.

Jonasson Odigène
13 févr. 2026
Le Nouvelliste

Geetanjali Narayan, représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en Haïti

« Tout est possible pour libérer les enfants. Nous ne voulons plus qu’il y ait d’enfants dans les groupes armés. C’est l’objectif », a déclaré Mme Narayan lors d’un échange avec des journalistes de plusieurs médias, le vendredi 13 février 2026, en marge d’un atelier.
Selon Geetanjali Narayan, dans son rapport de juin 2025 au Conseil de sécurité, pour la première fois, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a mentionné « Viv Ansanm » comme étant un groupe armé en Haïti qui « recrute et utilise des enfants ».

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