Une semaine en Haïti N°1708 25 juin 2025

La Chapelle, dans l’Artibonite, au centre du pays, c’est là où se trouve notre école de Verrettes.
De l’autre côté de la rivière Artibonite, c’est le chaos total avec des confrontations ensanglantées depuis plus de trois ans et des déplacements forcés de population qui perdent tout quand elles ne perdent pas la vie. Ce sont des paysans chassés de leurs terres et une population en proie à la famine.
A 20 Km la route est fermée vers le sud, et vers le nord. Les habitants sont menacés et isolés.Les routes sont aussi fermées en direction de l’est vers Mirebalais, aussi détruite et pillée par les gangs.

Il est désormais impossible pour la population de Verrettes, d’aller jusqu’à l’une des villes situées tout autour. C’est là que sont les banques, les lieux d’approvisionnement, les administrations, car ces villes sont prises pat les bandits.
L’école est restée ouverte cette année et les enfants ont pu s’y rendre quand il n’y avait pas de tirs. Qu’en sera-t-il l’an prochain, après les vacances scolaires qui viennent de commencer.
Une grande partie des écoles, lycées, universités ont été pillées, saccagées, brûlées parfois dans le pays...ainsi que des hôpitaux, des entreprises, das maisons de particuliers qui ont dû fuir.
Pour lire les nouvelles cliquez sur le lien.

Port au Prince sans électricité.(Source AFP)
Des manifestants ont provoqué une coupure d’électricité générale dans la région de Port-au-Prince et le département du Centre depuis mardi en forçant l’arrêt d’une centrale hydroélectrique pour protester contre l’insécurité, selon Électricité d’Haïti qui a dénoncé jeudi un sabotage « odieux ».
La capitale haïtienne, contrôlée à plus de 85 % par de puissants gangs qui multiplient les attaques contre la population et les forces de l’ordre, n’a plus d’électricité depuis mardi.
Électricité d’Haïti a dénoncé dans un communiqué des actes de sabotage « odieux » provoquant « un black-out total » dans les zones alimentées par la centrale.
La fermeture de la centrale de Péligre est due à plusieurs organisations de la société civile de Mirebalais et Saut d’Eau, deux villes du département du Centre récemment envahies par les gangs, a expliqué à l’AFP l’un des organisateurs de cette action, l’avocat et activiste Robenson Mazarin.
« Nous avons décidé d’arrêter la centrale hydroélectrique parce que le gouvernement a abandonné ces deux villes aux mains des gangs criminels. Les autorités refusent de déployer la force nécessaire pour chasser les bandits et ramener la paix. Tant que cette situation demeure, la centrale de production restera fermée », a déclaré M. Mazarin, coordinateur du Mouvement des Citoyens Engagés du Centre.
Depuis le 31 mars, Mirebalais est contrôlée par des gangs regroupés au sein de la coalition « Viv ansanm » (Vivre ensemble), qui ont provoqué l’évasion de plus de 500 détenus d’une prison.
Leur présence a aussi obligé l’hôpital universitaire de Mirebalais, l’un des plus importants du pays, à évacuer patients et personnel avant d’annoncer sa fermeture jusqu’à nouvel ordre le 23 avril.
État le plus pauvre des Amériques, Haïti subit depuis longtemps la violence de bandes criminelles, accusées de meurtres, viols, pillages et enlèvements, dans un contexte d’instabilité politique.
Le pays est dirigé par des institutions de transition et a connu un nouveau regain de violence depuis mi-février. Les gangs ont attaqué récemment plusieurs zones qui échappaient jusque-là à leur contrôle, semant la terreur parmi la population. Et ce en dépit du déploiement partiel de la mission multinationale de sécurité menée par le Kenya pour aider la police haïtienne dépassée.
Selon les Nations Unies, plus de 1600 personnes, dont une majorité de membres de gangs, ont été tuées en Haïti durant les trois premiers mois de 2025.
Haïti s’approche désormais du « point de non-retour » qui risque de plonger le pays dans un « chaos total », a alerté l’ONU en avril.

Voir en ligne : https://7icn5.r.sp1-brevo.net/mk/mr...