Données générales.

 

Haïti est un état qui comprend un tiers de l’Ile d’Hispaniola, ( Saint Domingue) l’autre partie constituant la République Dominicaine.
Plusieurs îles font partie de la République d’Haïti :
¤  La Tortue au Nord
¤  La Gonave ( grande comme la Martinique) dans le golfe de la Gonave où se jette l’Artibonite, le plus grand fleuve de l’Ile.
¤  Les deux îles Cayemite, à l’est de Jérémie
¤  L’île à Vaches, en face des Cayes.
¤  L’Ile de la Navase, entre Haiti et la Jamaïque.( Contestée par les USA)

« Haïti » signifie «pays des hautes montagnes». Ce nom a été donné par les Taïnos, une tribu Arawak qui a occupé l’île avant la venue des Européens.

L’île est baignée par l’océan Atlantique au nord et la mer des Antilles au sud. Le Canal au Vent, au nord-ouest, sépare Haïti de Cuba, situé à environ une centaine de km.

 Quelques caractéristiques Physiques

Les terres.
Haïti est un pays montagneux ; environ deux cinquièmes du territoire sont à plus de 490 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les plaines sont rares; ce sont les meilleures terres agricoles, mais aussi les régions les plus peuplées. Les récifs de corail au large d’Haïti sont très réputés mais en danger de destruction, conséquemment aux déboisements et tempêtes tropicales, et à la pollution.

Cinq chaînes de montagnes divisent le pays en trois régions: le Nord, le Centre et le Sud. La principale chaîne est le Massif du Nord, dont l’altitude moyenne est de 1200 mètres.
 
Le climat.
Haïti a un climat tropical et les températures varient  d’une saison à l’autre tout en restant assez élevées. La saison sèche et plus fraîche dure de novembre à février et la saison des pluies  dure de juin à septembre. Les pluies tendent à être plus abondantes sur les flancs de montagne exposés aux vents du nord-est et moins abondantes sur les flancs abrités et dans les vallées. Certaines régions connaissent ainsi des sécheresses de temps à autre.

Haïti est au cœur de la zone d’ouragans des Antilles, et ceux-ci sont nombreux entre juin et octobre. De nombreux cyclones ont causé des milliers de morts dans les dernières années. L’île a également connu plusieurs tremblements de terre.

Les forêts.
Il fut un temps où Haïti était presque entièrement couverte de forêts. Les incendies, les coupes sombres et l’agriculture en ont détruit la plus grande partie. Aujourd’hui, la forêt ne couvre plus que 2 % du territoire. Les déboisement continuent, car la majorité des habitants cuisent au bois, le commerce du charbon de bois est aussi une source de revenu pour un pays enfoncé dans la misère.

L’Economie

Les difficultés économiques d’Haïti ont pour principales causes la corruption et les mauvais choix économiques, les infrastructures, et depuis quelques années l’ouverture des frontières. Les forêts ont été rasées, ce qui a engendré une érosion des sols, qui, à son tour, a entraîné sécheresses et infertilité des terres. Le gouvernement actuel sous la présidence de René Préval, tente de stimuler l’économie, mais les progrès sont lents.

L’agriculture
Ce secteur représente environ 20% du PIB  et emploie presque 60% de la population active.
Café, cacao, coton, mangues et sisal constituent les principales exportations. La poussée démographique a amené de nombreux petits fermiers à se consacrer à des cultures destinées à la consommation locale Avec l’irrigation raisonnée des terres, trois récoltes annuelles de cultures vivrières sont possibles. La plupart de ces productions ne suffisent pas à satisfaire la demande intérieure. Les 4/5 de la nourriture doivent être importés. On pratique la culture de rapport: café, mangues, canne à sucre, cacao et bois. Les productions de base sont: riz, bananes, patates douces, maïs, sorgho, haricots secs, oranges, sisal et cacao. Le cheptel se compose de bovins, chèvres et porcs. On note l'insuffisance de farine de blé.

La baisse de production du secteur agricole. L’insécurité alimentaire chronique.

Riz : Haïti était exportateur il y a 20 ans. La production (essentiellement dans l’Artibonite) n’est plus aujourd’hui que de 80000 tonnes. (La même que celle de 1995). Les importations ont, elles, explosé : 359000 tonnes en 2003. (105 millions de dollars) On importe donc les trois quarts de ce qui est consommé. (en comptant les importations à bas prix de brisures de riz, surplus des pays riches, essentiellement les USA.)

L’économiste, spécialiste d’Haïti, Pascal Pecos Lundy écrit : « L’objectif de relancer la production agricole nationale tarde à se traduire dans la réalité. En ce qui concerne la filière rizicole par exemple, les revendications sont restées les mêmes depuis une quinzaine d’années : encadrement des producteurs, accès aux intrants et aux crédits, problèmes de curage et de drainage,  problèmes de récoltes et de transformation, problèmes de commercialisation etc.  En dehors des revendications techniques, on ne cesse de réclamer la protection de la filière contre la concurrence déloyale qu’elle subit. Les associations de riziculteurs exigent des mesures concrètes pour contrôler l’importation et instituer des taxes sur les produits importés et suspendre l’importation des produits agricoles au moment des récoltes. »

Ces mesures de « salut public » ont peu de chances d’être mises en œuvre, étant en contradiction totale avec  les directives de la Banque Mondiale et du FMI et les règles de l’OMC.

Céréales.  (Indice de production per capita (calculé par la FAO) pour les céréales : 1997 : 127,4   2001 : 84,2   2004 : 87,9.
De 100% il y a 12 ans, l’autosuffisance du pays pour l’alimentation n’était plus que de 50% des besoins en 2001 et de 45% en 2002.
Ces importations massives rendent le riz local ( pourtant de meilleure qualité), difficilement vendable. Des terres sont abandonnées aux friches.

Café. Le café qui était un générateur de devises a vu sa production diminuer. (Exportation 2,8 millions de US$.)

Les mangues. Leur exportation s’est maintenue a un bon niveau (5,46 million d’US $) dépassant celle du café…elle est bien la seule.

L’agriculture n’a pas les moyens de se moderniser.

La croissance de la population est forte  et l’urbanisation galope de manière anarchique autour des villes principales. (Bidonvilles)
Le prix des carburants, qui s’est répercuté sur toute l’économie a été dramatique pour le pays. ( 40 à 60% d’augmentation du coût de la vie) touchant d’abord les plus pauvres.
Cette urbanisation tend à changer les habitudes alimentaires des populations qui se tournent vers les produits importés, plus accessibles en ville, souvent de mauvaise qualité et plus chers que ceux auxquels ils avaient accès à la campagne. Il faut maintenir les paysans à la campagne où leur mode de vie et leurs habitudes alimentaires  (au moins sa base) doivent être préservés.

L’industrie

Elle est concentrée à Port-au-Prince; elle emploie environ 5% de la population active. Les principales productions sont les balles de baseball, les composants électroniques et les vêtements. Les salaires effectifs sont très bas et la ouverture sociale n’existe pas dans les faits.

La population active et les femmes.
La population active d’Haïti s’élève à trois millions de personnes, dont 42 % de femmes, ce qui fait d’Haïti l’un des pays en développement avec la plus haute proportion de femmes sur le marché du travail. Dans les familles paysannes, les enfants participent par nécessité au travail de la ferme.

Chômage et travail des enfants.
En raison d’une forte croissance démographique, le taux de chômage à Haïti atteindrait 65 % de la population active. Certaines familles sont tellement pauvres qu’elles envoient leurs enfants travailler comme domestiques dans des familles de la classe moyenne. Ces enfants sont logés et nourris contre leur travail, mais ils ne touchent aucune rémunération, ils sont parfois maltraités. 
L’assistance publique et les programmes sociaux en général sont très limités en Haïti. Rares sont les secteurs qui offrent des pensions de retraite ou des allocations pour les accidents du travail,  la famille et les agences d’aide non-gouvernementales constituent les principales sources d’aide pour bien des Haïtiens.

Bien que la classe riche ne représente que 2 % de la population, elle contrôle 44 % du revenu national.
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Données Politiques 

Les divisions administratives.
Les 9 départements sont dirigés par un délégué nommé par le gouvernement: le Centre, le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest, l'Artibonite, l'Ouest, le Sud, le Sud-Est et la Grande-Anse.
La capitale, Port-au-Prince, est de loin la ville la plus importante du pays, avec 1,5 million d'habitants; elle est située au fond du golfe de la Gonâve. Les bidonvilles entourent la ville en partie asphyxiée par ces constructions anarchiques et insalubres, conséquence de l’exode rural massif et de la misère généralisée.

Données géographiques 

Superficie : 27750 km².
Population estimée : 8,7 millions. ( estimation 2006)
Capitale : Port au Prince. 2 millions d’habitants  avec les bidonvilles environnants.
Villes principales : Cap Haïtien, Carrefour, Gonaïves, Hinche, Jacmel…
Langues officielles : Créole français. ( La langue officielle est le créole.) (Voir Langue en fin de document)
Monnaie : la gourde. (HTG) Le dollar Haïtien , non officiel, vaut 5 gourdes.
Taux de change : 46 gourdes pour un Euro en février 2008.
Fête nationale  et de l’Indépendance : 1er Janvier.
La vie économique
L’économie est essentiellement tournée vers l’agriculture. Une agriculture de subsistance dont les surplus sont commercialisés par les femmes sur les nombreux marchés. La part vouée à l’exportation est désormais très mince (un peu de café, des écorces d’oranges, etc…) la pêche n’a jamais été un secteur très productif. L’autosuffisance alimentaire des années 70-80 est bien loin.
Secteur secondaire.
En dehors de l’artisanal et des petites unités de transformation de produits agricoles (huiles essentielles, clairin, rhum), on est obligé de constater que les errements politiques de ces dernières décennies lui ont porté un coup sévère. Une meilleure image de marque et la mise en place d’une infrastructure élémentaire (routes, électricité) pourrait, à nouveau, attirer les investisseurs. Il en va de même pour le secteur touristique.
L’apport extérieur est aujourd’hui la bouffée d’oxygène d’une économie bien mal en point. On pense bien sûr aux prêts consentis par les banques internationales, aux aides multiple mais surtout de l’argent de la diaspora qui, chaque mois, en provenance de Miami, New York ou Montréal permet à des milliers de familles de survivre.
Exportations
Produits manufacturés (surtout produits alimentaires en conserves, équipements électriques, textiles et vêtements), café (10%), produits artisanaux en bois et un sisal, huiles essentielles, sucre, câbles et cordes, ficelle.

Importation: machines et produits manufacturés de base, produits alimentaires et boissons, produits chimiques et dérivés, graisses et huiles.

Industries et services: Sucre raffiné, textiles, farine, cigarettes, produits métalliques et machines, huiles essentielles, ciment, articles assemblés pour la réexportation, notamment les vêtements, équipements sportifs, jouets, composants électroniques, bagages.
Ressources naturelles
 Marbre, pierre à chaux, calcaire et marne. Quelques entreprises exploitent ces gisements. La main d’œuvre y travaille dans des conditions déplorables.
 Des gisements de cuivre et d'or ne sont pas encore exploités. Les productions minières se limitent à la production de matériaux de construction destiné au marché intérieur. Les produits manufacturés entrent pour environ 12% du PIB et emploient 20% de la population active.
Les principaux gisements ( bauxite à Miragoâne, cuivre à Terre –Neuve, lignite à Mirebalais) sont fermés. Les ressources hydroélectriques sont handicapées par les grandes amplitudes quant au dédit des cours d’eau.
Les industries
Elles sont concentrées autour de Port-au-Prince et sont spécialisées dans l'assemblage de produits importés concernant le baseball, les chaussures et les vêtements. L'électricité est fournie à partir de carburants importés, les 2/5 seulement étant d'origine hydraulique.
Le Tourisme:
De grand Hôtels existent sur la côte Ouest. Ils sont vides. Quelques rares visiteurs fortunés les occupent parfois épisodiquement. Les propriétaires attendent désespérément des jours meilleurs.
Traditionnellement une source importante de devises dans les années 70-80, le tourisme est gravement affecté aujourd’hui par la publicité négative due aux problèmes politiques, au manque d’infrastuctures, à l’insécurité et à la pauvreté.

Haïti dépend essentiellement de l'aide extérieure qui finance en grande partie les dépenses publiques du pays. Les efforts entrepris pour reconstruire l'économie depuis le rétablissement du régime constitutionnel en 1994 se sont heurtés à l'agitation sociale et à l'absence de consensus entre les partis politiques autour des réformes.
Quelques chiffres significatifs
¤   PIB (2006, Mission économique) : 3,1 Millions d’€ (France : 1 707 Millions d’€ en 2005)
¤   PIB par habitant (2006) : 320 €- (France : 27 450 € en 2005)
¤   Taux de croissance (2006, mission économique) : 2,5 % ¤   Taux de chômage (2005, source chiffre officiel haïtien) : 32,7 %. ! En fait plus de 60% de la population. 80% des Haïtiens sont touchés par le sous-emploi ou vivent de « petits boulots »     très précaires.
¤ Enfants placés 250000. ( Travaillant dès le plus jeune âge dans des familles d’accueil ( Restaveks)
¤  Enfants scolarisés 60% Le niveau scolaire est souvent très bas et très peu d’enfants suivent des      études secondaires.


La misère touche directement les enfants.          (Données UNICEF)

 

Taux de mortalité des moins de 5 ans, 2005    (Pour 1000 habitants)

120

Taux de mortalité infantile (moins d’un an), 2005  (Pour 1000 habitants)

84

Nombre annuel naissances ( en milliers), 2005

255

Nombre annuel de décès des moins de 5 ans (en milliers), 2005

31

Taux net d’inscription/fréquentation à l’école primaire (%), 2000-2005*

55

Part du revenu des ménages (%) 1994-2004*, les 40% les plus pauvres

9

Part du revenu des ménages (%) 1994-2004*, les 20% les plus riches

63

¤  Balance commerciale (estimation. 2005) : déficit de 0,8 millions d’€
¤  Dette publique externe (2006, mission économique) : environ 1 M d’€ dont 80% dus aux créanciers multilatéraux et 20 % aux créanciers du Club de Paris .
¤  Taux d’inflation (2006, mission économique) : 10,4 %
¤  Déficit public (2006, mission économique) : -1,1% du PIB (dons inclus)
¤   Principaux clients : Etats-Unis (plus de 80 % des exportations) suivis de la République                    Dominicaine (6,4 %), Canada (3,6 %)
¤   Principaux fournisseurs : Etats-Unis (55 %), République Dominicaine (6 %), Colombie (3 %)
¤   Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : secteur primaire (27%), secteur secondaire (8%) et secteur tertiaire (65%)
¤   Exportations de la France vers Haïti (2006) : 27 M d’€ (constructions métalliques ; véhicules et équipements pour automobiles ; produits des industries agricoles et alimentaires ; moteurs, génératrices et transformateurs électriques ; produits pétroliers raffinés)
¤   Importations françaises depuis Haïti (2006) : 6,2 M d’€ (dont les deux tiers d’essence de vétiver ; produits agricoles et produits des industries agricoles et alimentaires)
¤   Solde (2006) : 20,8 M €
¤   Communauté française en Haïti (2004) : 2 000 dont 600  bi-nationaux environ.  Parmi eux beaucoup de ressortissants travaillant pour les nombreuses ONG présentes sur le territoiire..
¤  Communauté haïtienne en France (est. 2005) : plus de 30 000 en métropole, 40 000 en Guyane, 30 000 en Guadeloupe, et 10 000 à la Martinique.
¤  Principales communautés   haïtiennes dans les autres pays : Canada 300000, République dominicaine : 800000. Chiffres non vérifiables avec certitude.
Religion 
Catholiques : 80%   Protestants : Baptistes 16%  Pentecotistes : 10%  Adventistes : 4%  Autres religions  1%.  Le vaudou est très présent à Haïti, bien que combattu par une forte présence Chrétienne.

La langue. Le  Français et le Créole

La première reconnaissance officielle apparaît pour  dans la législation haïtienne en 1918, au cours de l'occupation américaine. Il est probable que les Haïtiens ont voulu ainsi manifester leur opposition à la menace que représentait la langue de l'occupant américain. .

Constitution de 1918«Le français est la langue officielle. Son emploi est obligatoire en matière administrative et judiciaire.» La Constitution ne faisait aucune allusion au créole.

Constitution de 1964.
Elle  a fait pour la première fois mention du créole:
 « Le Français est la langue officielle. Son emploi est obligatoire dans les servies publics. Néanmoins, la loi détermine les cas et conditions dans lesquels l'usage du Créole est permis et même recommandé pour la sauvegarde des intérêts matériels et moraux des citoyens qui ne connaissent pas suffisamment la langue française. »

Constitution du 24 août 1983
Elle accordait au Créole le statut de langue co-nationale, avec le français: 
« Le Français est la langue officielle. Son emploi est obligatoire dans les servies publics. Néanmoins, la loi détermine les cas et conditions dans lesquels l'usage du Créole est permis et même recommandé pour la sauvegarde des intérêts matériels et moraux des citoyens qui ne connaissent pas suffisamment la langue française. Les langues nationales sont le Français et le Créole. Le Français tient lieu de langue officielle de la république d'Haïti. »
Constitution 1987
Elle  rendra rend co-officiels le Français et le créole.
« Tous les Haïtiens sont unis par une langue commune: le créole.   Le créole et le français sont les langues officielles de la République. »
« Une Académie haïtienne est instituée en vue de fixer la langue créole et de permettre son développement scientifique et harmonieux. » 
La république d'Haïti est donc juridiquement bilingue avec le Français et le Créole comme langues officielles. En vertu de cette proclamation, les deux langues devraient, en principe, être employées dans tous les organismes de l'État. En réalité, le bilinguisme d'Haïti relève plus du symbole, car même la Constitution a été rédigée uniquement en français et il n'existe aucune version officielle en créole de la loi fondamentale. Toute version créole du texte constitutionnel ne relève que d'une initiative personnelle de la part des traducteurs.
L'article 213 de la Constitution a prévu une Académie haïtienne afin de normaliser la langue créole et de permettre son développement scientifique:
Haïti, pour sa part, ne compte qu'un seul peuple, qui parle le créole; le Français est une langue véhiculaire héritée du colonialisme

Programme pédagogique.

Le programme pédagogique diffusé par le ministère de l'Éducation nationale (1987-1988) définit les rôles respectifs du Créole et du Français dans la formation fondamentale des enfants et leur place dans le système scolaire (niveau primaire).
« La fonction instrumentale du Créole, première langue nationale, dans le processus d'apprentissage est de jouer «un rôle d'intégration sociale et culturelle»; il assure également «la base sociolinguistique de l'unité nationale». Quant au Français, il constitue la seconde «langue nationale» des Haïtiens: «Sa place privilégiée dans le programme de l'École fondamentale au même titre que le Créole vise à l'instauration d'un bilinguisme équilibré.» L'enseignement du Français doit permettre notamment l'acquisition des connaissances scientifiques et l'accès à la culture universelle.