En revenant du nord, nous avons cherché une plage pour accueillir les enfants de Cité Soleil et ceux de Port au Prince. Nous avons demandé à plusieurs grands hôtels situés sur la côte ouest. Aucun n’a voulu accueillir les enfants sur sa plage. Nous avons enfin trouvé une plage municipale dite « Plage Préval ». ce sont des galets, mais elle est très jolie et bordée de cocotiers. La nourriture pouvait être faite sur place pour un prix abordable. ( Pour 50… ça va vite !). La veille, nous devions aller à Cayes Jacmel pour travailler sur les projets du dispensaire. Nous en avons profité pour faire des provisions de fruits,  ( oranges, mandarines, avocats, abricots), et de légumes pour la cantine de Cité Soleil, (Ignames tarots, patates, )  au marché, sur la route des cols. Sur l’image, Ostene négocie avec les vendeuses dans la bonne humeur…mais fermement.
Nous avons essayer d’obtenir un bus de l’ONU…mais au dernier moment cela n’a pas été possible. ( Règlement, règlement !) Nous avons donc loué un bus d’une compagnie privée, qui fait les trajets des écoles. Ça tombait bien, ce samedi était férié, étant le jour de la fête anniversaire de la mort de Dessaline. A droite quelques enfants dans le bus. Pour tous c’est la première fois de leur vie qu’ils allaient à la mer.

Cité Soleil est un bidonville, le plus grand et le plus dangereux d’Haïti. Il a été construit sur un tas d’ordure et au milieu de marécages putrides. Les enfants ne peuvent donc pas accéder à la mer, pourtant si proche. La mer ne représentait rien pour eux. Ils n’avaient jamais quitté les rue pleines d’ordures de Cité Soleil. 

Une heure et demie de route ( la route est bonne pour Haïti !) et …au début on a un peu peur ! On hésite, puis on se lance…

A gauche des petites filles parrainées. Quelques parents nous ont accompagnés. Pour eux aussi c’était une première. Au centre  la grand mère de Killy  Au centre, Michel Jeanthyl et son petit dernier. Puis deux petits amoureux !

Le moment du sandwich de 11 heures ( le départ a eu lieu à 6 heures du matin et nous avons eu beaucoup d’attente pour rassembler tout le monde !) est toujours apprécié. les enfants ont toujours faim dans ce pays. Ci-contre, Jérémie, aujourd’hui étudiant en 2nde en seconde, et Nadège, en comptabilité.

Ils s’occupent des petits comme des papa et maman poules ! Ce sont des jeunes gens que nous avons connus tout petits. Leurs familles sont comme beaucoup de familles en Haïti. Des histoires tristes que nous ne raconterons pas. Ce n’est pas le jour.

Juviane, la fille du docteur Ostene  donne souvent un coup de main à l’Association.
A droite, Léona, une des cuisinières de l’Association. Elle travaille à la cantine de Cité Soleil. C’est la maman courageuse de Jérémy et de , elle épluche et distribue les fruits.

A gauche la petite Rachel  et sa maman. A droite la grande fille de Léona, étudiante en terminale. Ils aident à encadrer les enfants.

     

C’est un véritable plaisir de retrouver ces images et d’écrire ces pages. Nous espérons que les parrains reconnaîtront leur petit(e)  protégé (e). Le seul regret est de ne pas pourvoir emmener tous les enfants de toutes les écoles à la plage ! ( Mais cela ferait 1800 enfants ! Nous espérons pouvoir le faire un jour. Les enfants d’Haïti sont admirables de gentillesse, de spontanéité, de courage. Tous vivent dans des conditions très difficiles, parfois ils ont faim. Ils ont toujours pourtant la joie au cœur et tellement envie d’apprendre ! Au Centre, Bénédicte fait de la coiffeuse  avec Mirnéva. A droite, il faut partir !

Les enfants sont très autonomes. Même les plus petits savent se rhabiller seuls et ressembler leurs affaires , les grands aident toujours les plus petits.  Ci-contre, Jérémy et Stéphanie ne veulent plus sortir de l’eau !

Le retour au bus. Le bus s’appelle « Exodus » !. Et quelques visages un peu tristes que cette journée se termine. Et quelques portraits pour finir la page.
Nous espérons que cette page vous conduira à apporter à ces enfants et à d’autres qui n’y ont pas encore accès… un peu de ce qui leur manque tant dans leur vie quotidienne : la sécurité, la possibilité de se nourrir correctement, d’étudier, de jouer et enfin d’avoir une vie pleine d’espoir comme tous les enfants devraient l’avoir.

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