Conséquences sociales du réchauffement climatique

La montée du niveau de la mer, les inondations et les sécheresses sont responsables de l'insécurité alimentaire, de problèmes liés à l'eau et sont susceptibles d'entraîner des déplacements importants de populations. Ce sont d’abord les pays fragiles du sud qui sont concernés.

Les conséquences sociales directes du réchauffement et de la mauvaise répartition des précipitations sont les décès liés aux événements exceptionnels tels que les inondations, les tempêtes et les vagues de chaleur, ainsi que les famines liées aux sécheresses. Par contre, les décès liés au froid pourraient diminuer.
Les inondations causent des glissements de terrains qui peuvent également être meurtriers. Elles augmentent les risques de noyade, la contamination de l'eau et donc les risques d'épidémies, la perte des récoltes pouvant mener à la faim et à la malnutrition, particulièrement dans les pays en développement.

Les sécheresses ont de nombreuses conséquences à plus long terme: le manque d'eau entraîne un besoin d’irriguer encore plus et donc une diminution des réserves d’eau douce. Le stress hydrique, qui touche actuellement 1.7 milliards d’individus,  pourrait concerner cinq milliards de personnes en 2025,  à cause de la sècheresse et de l'accroissement de la population. Sans irrigation adéquate, la production agricole baisse et cause de gros problèmes de malnutrition. Ce phénomène serait encore aggravé par une montée du niveau des mers, qui contaminerait les réserves d’eau douces situées près de la mer. Au niveau  de l'agriculture, des températures trop élevées seraient défavorables à beaucoup de régions (tropicales, subtropicales et latitudes moyennes), ce qui augmenterait l'insécurité alimentaire.
 
A l'avenir, les maladies transmises par des vecteurs comme les moustiques pourraient être plus répandues : la malaria, la dengue, la fièvre jaune, la leishmaniose et bien d'autres pourraient s'étendre d'avantage, entre autres à l'Europe et à l'Amérique du Nord. De plus, certaines plantes tropicales pourraient coloniser des pays plus au Nord, ce qui augmenterait le nombre de problèmes de santé liés aux allergies, qui touchent déjà 15 à 20% de la population dans les pays industrialisés.

La montée du niveau des océans toucherait près d'un milliard de personnes. Les îles du Pacifique sud et de l’océan Indien (Maldives, îles Marshall) seraient englouties par la montée du niveau des mers. Une vaste étendue de terres (jusqu’à 5 millions de km2) situées en bordure de côtes comme la Floride, la côte Est des Etats-Unis, les Pays-bas et le Bangladesh seraient en proie à des inondations. Certaines mégapoles comme New York, Londres ou Shanghai pourraient être affectées. La montée du niveau des mers menace également les zones de delta comme le Mékong au Viêt-nam, le Yangzhou en Chine, l’Irrawaddy au Myanmar, le Tigre et l’Euphrate en Irak, l’Indus au Pakistan, l’Orinoco au Venezuela et l’Amazone au Brésil. Ces zones sont actuellement habitées par plus d’un milliard de personnes.

En Chine, on estime que 30 millions de personnes ont déjà dû fuir leurs terres à cause des changements climatiques.... Ceux-ci risquent de contraindre de plus en plus de gens à se déplacer, ce qui sera d'autant plus difficile s'il n'y a plus assez de pétrole disponible. En effet, on pourrait se dire qu'il suffit de tout reconstruire ailleurs, mais pour cela il faut avoir à disposition énormément d'énergie fossile, quand on voit la dépendance de notre société face au pétrole...

Dépendances et guerres liées au pétrole Notre dépendance au pétrole peut être source de conflits. D’autre part, les pays en voie de développement doivent désormais envisager le futur avec une énergie très chère. Les moins nantis voient pâtissent ainsi d’un frein à leur développement, d’autant que les règles qu se mettent en place pour sauvegarder la planète rendent le développemnt encore plus onéreux.Le pétrole et le gaz naturel comptent respectivement pour 40% et 25% dans la structure de la consommation mondiale d’énergie. Le pétrole et le gaz naturel sont complémentaires, mais sont non-renouvelables. La dépendance vis-à-vis des hydrocarbures est donc très élevée et les deux chocs pétroliers n’ont pas sensiblement modifié la donne au niveau mondial. Dans nos pays, ces énergies sont exclusivement importées. Il y a donc une dépendance absolue.

D’un autre côté, les pays producteurs de pétrole, dont les 11 membres de l’OPEP qui à eux seuls possèdent plus de 70% des ressources, sont tout autant dépendant des pays importateurs. En effet, les revenus de ces Etats sont pratiquement exclusivement issus de la vente d’hydrocarbures. On peut donc parler non pas de dépendance des pays importateurs face aux pays exportateurs, mais d’interdépendance.

Quant on voit l'importance du pétrole et qu'on sait que deux tiers des réserves de pétrole mondiales se trouvent au Moyen-Orient, on s'étonne moins de voire toutes les tensions politiques qui existent dans ces régions et l'intérêt des américain d'avoir un contrôle dans ces pays. Comme exemple, la première guerre du Golf en 1990-1991 a été déclanchée principalement en raison de la menace de l'Irak de contrôler le pétrole dans la région: en envahissant le Koweit, l'Irak, ennemi des Etats-Unis,  aurait pu concurrencer dangereusement l'Arabie Saoudite, gros producteur de pétrole et proche alliée des Etats-Unis. Ces conflits risquent d'avoir de plus ne plus d'importance car les réserves de pétrole diminuent, ce qui augemente la pression.
Les pays membres de l’OPEP sont tous situés dans des zones « politiquement turbulées » ce qui représente un risque de menaces très important. Lors des deux crises du pétrole dans les années septante et plus récemment avec l'ouragan Katrina en Louisiane, nous avons pu constaté l'escalade des prix du baril dès qu'un risque de pénurie apparaît . Les pays importateurs de pétrole sont donc très vulnérables et un simple changement de régime politique suffit à entraîner une grave crise pétrolière, comme ce fut le cas en 1979 lors du renversement du Shah d'Iran. Nous ne sommes pas non plus à l'abri de tensions liées à l'approvisionnement de gaz naturel comme nous avons pu le constater lors de la fermeture du gazoduc entre la Russie et l'Ukraine en janvier 2006 .

Les réserves de pétrole prouvées suffiraient, selon les estimations, à subvenir à nos besoins pendant encore environ 40 ans et d'une cinquantaine d'année pour le gaz naturel. Mais il y a deux facteurs qui relativisent ces chiffres. Premièrement, la consommation de pétrole ne cesse d’augmenter. En effet, si par exemple le taux de motorisation de la Chine atteignait actuellement celui des pays les plus industrialisés, il faudrait l’ensemble de la production mondiale pour subvenir aux besoins de ce seul pays. Deuxièmement, les avancées de la technologie permettront certainement dans un avenir proche d’exploiter de nouvelles zones pétrolifères à des coûts intéressants.
      
En fonction des choix politiques, la dépendance au pétrole n'est pas la même d'un pays à l'autre. En effet, des pays comme les USA misent plus sur le pétrole que des pays comme la France qui favorisent plutôt le nucléaire ou la Suisse l'hydroélectricité. Le nucléaire ne constitue pas non plus une énergie renouvelable, les quantités d'uranium ne sont pas très importantes et il doit aussi être importé.
Pour qu'un pays puisse se développer, il doit avoir accès aux ressources pétrolières. La croissance économique est en effet nécessaire au développement.