Libéralisme. Capitalisme. Marché.

La mondialisation est un phénomène inéluctable ; cependant le mot n’a pas le même contenu pour tous. Voici la définition que donne un homme d’affaire cité par Suzan Geoge dans son livre «  Un autre monde est possible si…on le trouve aussi dans un livre d’Attac»

« Je définirai la mondialisation comme la liberté pour mon groupe d ’investir où il veut, quand il veut, de produire ce qu’il veut, d’acheter et de vendre où il veut, et de subir le moins de restrictions possible liées à la législation du travail ou aux conventions sociales ».

Le capitalisme est un système social qui sépare ceux qui possèdent les outils de production et les capitaux et ceux qui échangent leur force de travail aux autres pour pouvoir vivre. La finalité du capitalisme est la recherche du profit individuel maximum par l’exploitation de cette force de travail, en encaissant la plus value entre ce que les produits coûtent et ce qu’ils valent sur le marché.

Le Libéralisme est une « philosophie » politique fondée sur la liberté et l’individualisme, et une doctrine économique  qui est la représentation qu’a la classe dominante ( Bourgeoisie)  du système social – le capitalisme – dont elle tire profit et pouvoir. Les traits principaux de cette vision sont : La propriété privée est légitime car c’est un droit naturel, le capital est fécond et la rémunération qu’il perçoit est justifiée. Il résulte de cette de cette idéologie, qui a peu à voir avec la science un projet normatif pour la société : la régulation de celle-ci est assurée par le marché qui n’a que faire d’une action et d’un droit collectifs, ni d’une régulation non marchande. D’où la formidable entreprise en cours depuis 20 ans de privatisations, de limitation des services publics, et de la protection sociale, de restrictions du droit du travail et d’appropriation de toutes les connaissances humaines. […] Capitalisme renvoie au système et libéralisme renvoie aux représentations de ce système et aux préconisations de la classe dominante. [ …] La mondialisation à l’oeuvre est capitaliste, ( transformation de tous les rapports de propriété jusqu’à accaparer tous les services non marchands et le vivant) et elle s’accomplit sous la conduite de politiques libérales. ( Attac. « Le développement a-t-il un avenir » Ed. Les Mille et une Nuits)
Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit » Henri Lacordaire était un Prêtre « révolutionnaire » né en côte d’Or en 1802. Il défendit la révolution de 1848. ses sermons étaient connus mais pas appréciés de tous !

L’ultra libéralisme ne veut pas d’autre lois que les siennes : celles du profit maximum. Il pille les richesses naturelles des pays pauvres, sans aucun scrupule pour la préservation de l’environnement de la santé des travailleurs…ils installent et perpétuent la misère avec la complicité des grandes instances comme le FMI et la Banque mondiale qui exigent de ces pays les ajustements structurels qui les mettent à la portée des plus forts. ( Ouverture des frontières, privatisation des secteurs clés…)
Est-ce justice équité d’imposer aux faibles les règles des forts ?

Le Marché : 
Contrairement aux définitions des manuels d’économie, le marché n’est pas un lieu où se rencontrent spontanément des individus ayant l’intention de procéder entre eux à des échanges, car ceux-ci ne pourront avoir lieu que si la rencontre est encadrée par un ensemble d’institutions de règles et de conventions qui organisent et éventuellement sanctionnent le déroulement des échanges. Le marché est cet ensemble institutionnel lié à l’environnement social. Le marché est donc toujours régulé. C’est ainsi que l’organisation mondiale du commerce (OMC) , ne dérégule pas, comme on le dit fréquemment. Elle supprime les régulations existantes, pour aussitôt en imposer d’autres, plus favorables aux intérêts des puissants et entend les faire respecter au détriment de ceux qui sont en position de faiblesse.