Assemblée Générale Année 2007

22 février 2008

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L’Assemblée Générale de l’Association Enfants Soleil s’est tenue le Vendredi 22 février 2008 à 19 heures au siège social de l’association : 24 Challe Pourpre 95610 Eragny sur Oise.

Ordre du jour détaillé.
Vérification des présents et pouvoirs.
Quorum. Adhérents.

1)  Examen de la déclaration de l’Association « Enfants Soleil Bourgogne ». Vote.

2)  Examen du projet de Fédération. Statuts de la future Fédération Enfants Soleil. Vote.
      Projet de révision du règlement intérieur.

3) Examen des reçus fiscaux délivrés dans l’année 2007. Examen des décisions du  CA 2007.

4)  Prêt à l’association « Soleil d’Haïti »

5)  Partenariat avec Alter Presse

6) Bilan de l’année 2007 – Voyage et actions à Haïti - Projets 2008/2010. (Vote)
I -   Jardins communautaires.( Verrettes Fermes 4 et 5 et Mirault.)
II -  Pisciculture.( Thomazeau) avec SOS Enfants
III - Les écoles :
- Lycée de Capotille (informatisation, Ciné club, Cantine, Eau)
                               - Ouanaminthe  collège « l’Etoile »  (informatisation, Ciné club)
                               - Ecole « La fraternité ». Cité soleil. (Cantine)
                               - Ecole du « Sacré Cœur » Port au Prince (réaménagement)
                               - Collège « Le Destin » Verrettes. (Cantine, construction d’un étage)
                               - Ecole Puits Blain. (Bibliothèque)
                               - Ecole Barbe (Ameublement).
IV - Les dispensaires
- Ouanaminthe (Centre « Bon Samaritain) Aménagement d’une école (projet femmes)
- Capotille
- Cayes Jacmel
- Cap Rouge
V  -   Bilan de santé – Campagne de prévention Hygiène/IST
VI -   Création de l’association Enfants Soleil République Dominicaine. Projet « Batey Hato de Palma »
VII -  Informatique Inforoutes et Clubs « culture cinéma »
VIII - Containers
IX  -   Ateliers de couture Quisqueya à Verrettes, Réaménagement des locaux (projet « femmes d’Haïti »)

7) Bilan des activités en France
                I -   Club Unesco
                II -  Site Internet
                III - Parrainages
                IV - Expositions
                V -  Art et artisanat
                VI - Partenariats

8) Bilan financier. Examen des comptes de résultat Année 2007. Vote           

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Examen et vérification du nombre de présents et représentés.
Présents et représentés : 82.
Nombre d’adhérents  130.
Le Quorum étant atteint, l’assemblée Générale peut se tenir.
La séance est ouverte par le Président à 19 heures.
Remerciements pour la présence de M. Blanchet Président d’SOS Enfants.

1)  Examen de la déclaration de l’association « Enfants Soleil Bourgogne ».
Il est procédé à la relecture des passages clés des statuts de la future association « Enfants Soleil Bourgogne ». L’ancienne délégation va acquérir son autonomie en devenant une association loi 1901 ayant son siège à Dijon. 2 Allée du Roussillon.
Il est porté à la connaissance de l’assemblée la liste du CA de l’association.
Cette autonomie permettra certains avantages : l’association pourra présenter ses propres projets à divers bailleurs de fonds, prétendre à certains avantages auprès des institutions, que donne le statut d’association Loi 1901 dont le siège social est en province. (Conseil Général, Conseil Régional, Mairie…sponsors privés.) L’avantage est aussi de pouvoir se voir octroyer des salles d’exposition et divers avantages réservés aux associations dont le siège social est dans la commune, le département, la région où elle travaille..

L’Assemblée Générale autorise l’Association Enfants Soleil Bourgogne à s’inscrire dans la future fédération. « Enfants Soleil »

Les propositions suivantes sont soumises au vote de l’assemblée Générale.
¤  Création de l’Association Enfants Soleil Bourgogne.
¤  Entrée dans la Fédération Enfants Soleil Internationale.
¤  Validation du CA de la nouvelle Association.

POUR  82   CONTRE  0   Abstentions  0
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Les démarches administratives sont confiées à M. Michel Soulat futur président de l’association Enfants Soleil Bourgogne et Mlle Annie Colin trésorière..

2) Examen des nouveaux statuts de la future Fédération Enfants Soleil.
Il est procédé à la relecture des futurs statuts de la Fédération Enfants Soleil Internationale. Cette future association loi 1901 fédérera plusieurs associations, dont Enfants Soleil Bourgogne, et les associations jumelles des pays d’intervention :  Enfants Soleil Haïti et Enfants Soleil République Dominicaine.
Un paragraphe pose problème, soulevé par plusieurs membres présents : la représentation des associations fédérées auprès de l’Association qui jouera le rôle de fédération. Celle qui est proposée semble trop complexe.
Après discussion, il est proposé de changer ce paragraphe, pour choisir le type de représentation suivant : Chaque association fédérée aura une voix auprès de la fédération. La fédération disposant d’autant de voix qu’il y a d’associations fédérées.  En cas d’égalité, la fédération a voix prépondérante.
Il est prévu une révision des règlement intérieur et charte de déontologie spécifiques pour la fédération.

La proposition de changement de statuts de l’association Enfants Soleil Internationale en fédération est mise aux voix :

POUR 82   CONTRE  0   ABSTENTIONS : 0

La responsabilité des démarches administratives est confiée au futur président de la fédération : M. Christian Breban et au secrétaire chargé des projets Gérard Renard.

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3) Examen des reçus fiscaux délivrés durant l’année 2007.
Deux responsables sont habilités à délivrer des reçus fiscaux. Chacun doit pouvoir présenter un bilan devant l’assemblée Générale.
La loi ayant changé, il conviendra en 2008 de faire une demande autorisant à délivrer des reçus fiscaux auprès des Directions Générales des impôts de chaque préfecture. Cette tâche est confiée aux CA des deux futures associations.

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4) Prêt à l’Association « Soleil d’haïti »
Un prêt de « démarrage » sur un an a été consenti en novembre 2007, pour une durée d’un an, à l’association « Soleil Haïti ».  Marie Hélène Lestrohan dirige désormais cette association dont le siège est à Lorient. Ce prêt servira à démarrer les activités de commerce équitable qui financeront en partie les activités de cette nouvelle association et à mettre en place les projets pour les enfants d’Haïti. Nous leur souhaitons bonne réussite dans leurs activités et bon courage. Nous avons proposé une collaboration entre les deux associations, mais nous avons reçu une réponse négative.

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5) Partenariat avec Alter Presse.

Alter presse est associée au groupe Médialternatif (GM). Une association de professionnels de la communication. Nous leur avons donné du matériel informatique en collaboration avec l’association ISI.(Informatique et Solidarité) Nous pensons qu’il est important dans un pays comme Haïti qu’existe une presse alternative, libre et indépendante. Sa déontologie est en harmonie avec celle d’Enfants Soleil.

Ses objectifs : contribuer à dynamiser les espaces de communication et d’information dans  le cadre d’une vision alternative, fondée sur le respect des droits humains et des règles déontologiques régissant la profession de journaliste.
Son action se place dans le cadre d’une perspective de communication démocratique, d’accès aux médias. Ses démarches sont en adéquation avec les exigences du droit à l’information et à la communication en tant que droit fondamental de tout être humain.
Alter Presse développe un service de base gratuit d’information au service de la population haïtienne et internationale.
Activités.
Activités  d’intérêt public , consultation dans les domaines de la radio, la télévision, la presse écrite et la presse électronique. Conception et réalisation de programmes ( radio et télévision.)
Campagnes socio-éducatives. Information  et  sensibilisation à l’éducation. Formation de techniciens en communication.
Le groupe GM établit des partenariats avec des médias pour élargir ses espaces de diffusion dans une perspective informative et socio-éducative.

Alterpresse a mis en place et anime  un « Télécentre des jeunes. »
Centre haïtien d’accès à la formation des jeunes. Le Télécentre des jeunes ouvre l’accès  à d’importants circuits d’information par des jeunes haïtiens, par la maîtrise des outils technologiques de l’information et de la communication.

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6)  Bilan de l’année 2007. Voyage et actions à Haïti. Projets 2008/2010

I.  Jardins communautaires.
     Il s’agit d’apporter une aide à des petits paysans qui n’ont pas de terres ou dont les parcelles sont trop petites pour tirer un revenu de leur exploitation  L’Association leur alloue des subventions pour tirer le maximum de leurs terres.
Mis en place avec l’aide de l’Association SOS Enfants, comme partenaire, et celle de la Région Ile de France en 2004, ces jardins après diverses péripéties évoquées en 2006, fonctionnent bien.
¤  Verrettes. Les fermes 4 et 5.
La ferme 4 est essentiellement consacrée à la culture du Riz et de quelques plantes vivrières.
La ferme 5 est située un peu  plus en hauteur et peut produire tous les légumes et fruits qui se cultivent à Haïti
Les deux jardins communautaires sont gérés par le même groupe de paysans, sous la responsabilité de l’Association Enfants Soleil Haïti. (Joseph Ostene, coordinateur et Wista Cerfrère Directrice du Collège le Destin à Verrettes.)

La ferme 4 a vu une partie de ses récoltes de riz, que nous avions vues lors du dernier voyage et qui promettaient d’être très belles, endommagées par la tempête de décembre, qui a eu lieu juste avant les récoltes. Le contrat qui consiste à livrer un partie de la récolte à la cantine du collège n’a pas été totalement rempli. L’Association a donc dû donner le complément.

La ferme 5 a eu de bonnes récoltes. Les paysans ont largement commencé à utiliser le vétiver pour ses grandes qualités (retenir l’eau, la filtrer) (Voir Site. Le Vétiver). Les paysans associés s’entendent bien.  Ils répondent favorablement à la demande de l’association et au conseil des agronomes pour fabriquer du compost qui remplacerait avantageusement les engrais, mais signalent dans une lettre qu’ils nous ont fait parvenir que les superficies sont très grandes, et que la construction de plusieurs grandes fosses à compost nécessaires est coûteuse. Il est vrai que, même quand les récoltes sont bonnes, les jardins ne suffisent pas pour nourrir correctement toutes les familles.
Le CA étudiera le problème et décidera si une subvention exceptionnelle peut être trouvée pour que les fosses à compost soient construites.

Mirault. Le responsable est Emmanuel Fernand. Délégué Enfants Soleil Sur place.
 Les paysans s’entendent moins bien entre eux. L’habitude de l’assistanat est difficile à effacer. Quelques personnes qui veulent accaparer le maximum posent des problèmes et Emmanuel Fernand a eu beaucoup de travail dans des discussions animées pour leur faire entendre raison et trouver des accords. Cependant, le principe a été conservé de laisser leur assemblée décider de l’utilisation des fonds alloués. Une majorité se dégage cependant. Il a été décidé cette année d’augmenter les plantations de bananiers. Plusieurs milliers on été plantés. (les plants ont dû être achetés, car ils sont traités contre les maladies.)
Les récoltes ont été bonnes. Vétiver et compost ont bien du mal à être acceptés. Là encore, une petite subvention pourra aider à construire des fosses et acheter les plants de vétiver.
Pour tous les jardins, les fermiers ont compris que les subventions soient diminuées et qu’ils devront très vite gérer le tout en autonomie. (conserver une partie des recettes pour les achats d’intrants, les réparations des pompes, les frais divers etc…) La location des pompes à des agriculteurs qui ne font pas partie du projet leur permet certains bénéfices qui doivent être réservés à cet effet. Ce n’est pas toujours facile. Ils tiennent désormais un livre de compte, ce qui est une belle avancée.

II.   Pisciculture.  Projet sur 2 ans : 2008 / 2009.
Le projet consiste à implanter, dans la plaine du « Cul de Sac », région centre Haïti, un complexe piscicole d’élevage de Tilapias, associé à des champs de cultures vivrières et de petits élevages qui contribueront à mettre en valeur des terres laissées en friches et à fournir la nourriture des poissons. Le projet est initié depuis septembre 2007, une première phase est déjà réalisée. ( environ 1/3 du projet complet). Des financements complémentaires sont recherchés pour les deux tiers suivants.

Enfants Soleil est partenaire pour ce grand projet de pisciculture à Thomazeau avec SOS Enfants
( Porteur du projet). La première phase est terminée, soit un tiers du projet qui sera de 9 à 12 bassins.
Il comporte un canal d’approvisionnement, un canal de vidange, des systèmes de régulation de remplissage des bassins.
¤  Un barrage provisoire a été construit permettant l’approvisionnement en eau des bassins par un canal puisant l’eau dans une rivière. Le « Lac Saumâtre » est situé à 500 mètres environ du complexe piscicole, les eaux de vidange s’y jettent par le moyen d’un autre canal. Il faudra un barrage en dur capable de résister aux pluies tropicales et tempêtes et d’éviter les inondations des terrains, le remplissage intempestif des bassins et leur débordement. Ce barrage servira pour l’irrigation de terres propices à l’agriculture vivrière.
¤  Trois bassins de 300m², actuellement  terminés, produisent  des tilapias depuis février 2008. En particulier des alevins très demandés sur le marché.
¤  La construction d’une maison de gardien est terminée. Elle reste à aménager.
¤  L’amorce des canaux d’irrigation pour les cultures environnantes est terminée.
¤  La construction des bassins de tri et d’élevage des alevins est en chantier.

Il reste :
¤  6 à 9 bassins à construire.
¤  Les clôtures à mettre en place.
¤  Les jardins à aménager en cultures vivrières.
¤  Deux maisons ouvrières à construire.
Un projet a été présenté à la région Ile de France pour aider au financement de la tranche suivante.

III.   Les écoles.

Capotille.
Notre lycée partenaire bénéficie chaque année d’une subvention pour la rentrée. Les élèves y travaillent dans des classes surchargées ( parfois plus de 80 élèves), avec peu de confort.
Les enseignants sont parmi les meilleurs du département, tous normaliens ou diplômés d’études supérieures.
L’informatisation du collège a été commencée. L’aménagement des pièces devant accueillir les ordinateurs est en bonne voie. Il faut sécuriser le local en mettant des portes en fer, terminer le sol qui est actuellement une dalle de béton trop poussiéreuse. Une subvention est prévue pour ces travaux en 2008. Des ordinateurs supplémentaires seront envoyés avec le container d’avril. Le problème est que les gros écrans sont très lourds et volumineux, et qu’ils coûtent cher à l’envoi. Nous cherchons des écrans plats, mais ils sont encore chers.
Autre travaux prévus : une citerne qui récupère les eaux de pluie de l’un des bâtiments, un point d’eau dans la cour,  et une conduite qui amène l’eau dans les toilettes construites il y a deux ans par l’association.
Le gros problème de Capotille, comme pour tous les enfants du Nord Est, c’est d’une part la mal-nutrition chronique, d’autre part la distance entre leurs lieux d’habitation et le lycée. ( Souvent plusieurs heures de marche, avec départ ou retour la nuit. Un grand projet d’internat à Capotille serait merveilleux. Ce sera hélas pour plus tard, car c’est un énorme investissement. Nous avons fait des démarches auprès de divers organismes pour pouvoir réaliser une cantine. Les demandes sont en cours. Le PAM qui n’aidait pas les élèves du secondaire semble avoir changé de politique.

Ouanaminthe.
Le collège est désormais saturé avec 560 élèves. Les classes sont déjà trop chargées. L’équipe de direction a, là aussi, très bien travaillé en aménageant la bibliothèque et la salle pour accueillir les ordinateurs. Quelques uns sont déjà parvenus au collège : les professeurs se forment à leur utilisation. Très bientôt ils en recevront d’autres, et ce seront les enfants qui en bénéficieront. Le problème de Ouanaminthe est celui du Nord-Est : l’énergie. Voilà 15 ans que Ouanaminthe n’a pas d’électricité ! Il faut des groupes électrogènes. (Les panneaux solaires risquent d’être volés, la région est loin d’être sûre.)
Internet sera pour plus tard, comme à Capotille, c’est un projet qui nous tient particulièrement à cœur Nous avons présenté un projet auprès de bailleurs de fonds institutionnels, mais nous n’avons pas de réponse et avons peu d’espoir de ce côté. Internet serait pourtant un progrès considérable qui mettrait l’information mondiale à la portée des enseignants et des professeurs. Pour la formation des professeurs et pour les élèves, cela nous ferait gagner des décennies.

Ecole « La Fraternité » Cité Soleil.

Toujours trop petite, toujours très loin d’être confortable avec une chaleur très forte en été malgré l’isolation du plafond, cette petite école mérite d’être transportée ailleurs. Nous racontons sur notre site les problèmes qui se posent pour trouver un local et un lieu sûr dans ce bidonville où l’insécurité est encore grande et où les professeurs et élèves se trouvent en permanence dans une situation dangereuse.
L’école bénéficie cependant d’une citerne et d’une cantine à laquelle participent tous les enfants. Si nous avions des locaux mieux adaptés, le nombre d’enfants pourrait facilement doubler. Le Pam qui nous aide pour cette cantine augmenterait cette aide. Nos remerciements vont à M. Raphaël Chuinard, directeur du PAM à Haïti pour son aide. Le secteur est terriblement déshérité. Les enfants sont mal nourris et souvent affamés.
Autre problème : le niveau des professeurs est nettement insuffisant, même si les résultats des examens d’état sont assez bons. Il faut des stages de remise à niveau et de pédagogie. Nous sommes en train d’y réfléchir.
L’école bénéficie de nombreuses allocations : pour le loyer, pour les uniformes, pour la cantine. Ce n’est pas suffisant. Les  parrainages aident les enfants et l’école, mais il en faudrait d’autres.

Ecole du sacré Cœur. Port au Prince.
L’école a souffert des événements des dernières années : beaucoup de gens ont quitté cette zone pour la sécurité de leurs enfants, et les inscriptions en ont souffert. Le quartier est très instable au niveau de la sécurité.
L’équipe pédagogique est compétente et efficace. L’informatisation traîne du fait du manque d’électricité endémique et de l’impossibilité de mettre un groupe électrogène. Nous sommes en pleine ville. La pollution et le bruit seraient insupportables. Les ordinateurs ne peuvent donc fonctionner que durant quelques heures dans la journée, et ce ne sont pas toujours les heures de classe.
A la rentrée prochaine, l’école disposera de deux étages. Il y aura un réaménagement du local. Les élèves pourront y être mieux accueillis. Nous manquons aussi de parrainages dans cette école.
 
Collège « Le Destin » Verrettes  (dénommé « Institution Mixte Massawist »)
Nous avons acheté beaucoup de livres, mais il en manque encore. Les livres, à Haïti, sont obligatoirement ceux qui sont préconisés par l’Education Nationale du pays. Les livres français que nous envoyons sont utiles comme compléments dans plusieurs matières. (Maths, Français, biologie…quand les programmes sont similaires, ce qui arrive heureusement souvent.) Des envois sont prévus régulièrement pour avoir des collections entières pouvant servir à toute une classe.
Le collège a besoin d’un étage supplémentaire. C’est un projet que nous allons réaliser. Nous attendons juin pour savoir si notre budget peut supporter une telle dépense. Le devis a été fourni par notre équipe sur place. Deux salles pourront sans doute être construites, les autres devront attendre un peu. Wista Cerfrère , la directrice, a prévu une classe de préscolaire. C’est vraiment nécessaire.
Cette année nous avons intégré 100 enfants déshérités qui ne pouvaient pas aller à l’école, leurs parents étant trop pauvres. L’Association les prend en charge au niveau de l’écolage. Le collège est malheureusement surchargé.
La cantine : les jardins communautaires, qui ont subi des pertes avec la tempête de décembre, n’ont pas pu remplir complètement leur fonction en apportant un complément de nourriture aux enfants. Nous versons une grosse indemnité chaque mois pour cette cantine, toujours en danger : la nourriture est, comme tout le reste, devenue très chère à Haïti, par rapport aux revenus très modestes des habitants. Les problèmes de faim sont, là aussi, très fréquents. Nombre d’enfants arrivent à l’école le ventre vide. D’autres, qui ne peuvent être inscrits à la cantine, faute de moyens, ne veulent pas quitter l’école et attendent les restes des autres. C’est une situation dramatique pour tous ces enfants, et pour Wista, aussi,  qui vit quotidiennement ce problème sans pouvoir y remédier. Nous avons vu nettement, à chaque visite, les effets physiques de la malnutrition chez plusieurs enfants. Nous sommes quant à la faim, toujours dans l’urgence. Un enfant qui subit cela risque d’être handicapé physiquement et intellectuellement pour toute sa vie. Nous ressentons tous terriblement cette impuissance devant un problème si généralisé.

Ecole Puits Blain.
Elle fait partie des nombreuses petites écoles qui nous sollicitent et auxquelles nous accordons une aide ponctuelle. Nous y avons installé une jolie bibliothèque  en 2007.

Ecole Barbe.
Elle se trouve à plus de 4 heures à pieds de Verrettes. Elle est située dans ces zones isolées des montagnes où la pauvreté des habitants est inimaginable. Les enfants y suivaient les cours assis par terre, ou sur des pierres, sans aucun outil pédagogique, parfois sans même un crayon ou du papier.  Suivant le projet proposé par MH Lestrohan, alors en visite à Haïti, nous y avons fabriqué, avec l’aide d’un menuisier sur place, des bancs et pupitres . Il manque encore beaucoup. Les enfants ont faim. Les instituteurs qui y travaillent avec le courage que l’on imagine, se trouvent dans le même état de pauvreté que les enfants.

IV.   Les dispensaires.

Les dispensaires partenaires sont au nombre de quatre.
Ouanaminthe ( Bon Samaritain) et Capotille dans le Nord Est. Cayes Jacmel et Cap Rouge dans le Sud.  Nous aidons ponctuellement d’autres dispensaires de la région de Port au Prince ou du Sud.

L‘aide aux dispensaires  consiste à les faire bénéficier de matériel médical ( que nous fournit en particulier l’association SOS Enfants, avec laquelle nous travaillons depuis des années) de médicaments, de compléments alimentaires pour les enfants en bas âge, des groupes électrogènes et le matériel électrique. Une aide pour les campagnes de prévention.
Il y a des médecins et des infirmières ( haïtiens ou cubains) dans chacun des dispensaires.

¤  Ouanaminthe. Centre « Bon Samaritain »

L’association Enfants Soleil aide depuis huit ans un petit centre de soin de Ouanaminthe, « Le Bon Samaritain » dirigé par une religieuse, Sœur Eliane, qui depuis des années assume l’énorme tâche de recevoir les personnes âgées démunies, en grande majorité des femmes,  de les soigner, de les nourrir. Toute personne en détresse peut venir dans le centre, y être soignée.
Le dispensaire nécessite quelques travaux de réfection. Malgré les efforts de Sœur Eliane, les locaux sont anciens et vétustes., ils ont grand besoin d’être nettoyés et repeints. Sœur Eliane qui gère ce centre avec d’autres femmes, ne peut assumer ces réparations, ni physiquement, ni financièrement. Il ne s’agit pas de gros travaux, mais ils sont nécessaires pour l’hygiène, pour accueillir les malades dans des conditions décentes, pour le bien des pensionnaires et la conservation des locaux.
         Nous allons présenter un projet pour essayer d’obtenir une subvention.

Projet d’école dans le dispensaire.

Beaucoup d’enfants, trop pauvres, à Ouanaminthe, ne peuvent aller à l’école. Sœur Eliane, qui dispose d’une salle appropriée et libre, dans le petit parc du centre de soins qu’elle dirige, nous demande de l’aider à créer une école dans cette salle inoccupée pour donner une chance aux enfants déshérités du quartier de sortir de la misère. Quelque petit matériel a déjà été récupéré, mais ce n’est pas suffisant pour y accueillir des enfants.
Le projet implique : une réfection du local destiné à l’école, un aménagement de cette partie du parc en cour de récréation avec un petit jardin pédagogique, l’achat de matériel scolaire, le recrutement d’un enseignant., la mise en place d’un suivi de santé pour les enfants avec l’aménagement d’une petite pharmacie de premier soins, spécifique à l’école et si possible une cantine. L’intégration de l’école aux activités « Culture Cinéma » qui se mettent en place dans les établissements de la région avec le concours de l’association Enfants Soleil serait bénéfique pour les pensionnaires et les enfants.

¤  Capotille.
C‘est l’un des plus ancien partenariats de l’association.
La région du nord-est est celle qui présente le plus de carences alimentaires à Haïti.  L’espérance de vie est descendue à 49 ans, alors qu’elle était de 53 il y a 10  ans. La sous nutrition chronique s’établit à 30% de la population. Les conséquences sont dramatiques et irréversibles chez les enfants. La malaria, le sida, les infections grippales,les diarrhées, à cause de l’eau non potable, et autres maladies font de ce dispensaire un lieu très fréquenté.
Le dispensaire fonctionne avec deux médecins, coopérantes cubaines, et deux infirmières. Il est le seul sur cette commune assez étendue, dont certains habitants vivent à plus de 4 heures de marche. En plus de son rôle de dispensaire, il gère les aides alimentaires (PAM) Il sert de maternité. Matériel médical, compléments alimentaires et médicaments sont régulièrement livrés, mais toujours insuffisants. Il est très fréquenté et se trouve tout près du lycée de l’école primaire  qui compte près de 900 élèves en tout.
Son ravitaillement est largement conditionné par l’aide que nous apporte SOS Enfants en matériel médical et médicaments. La gestion des médicaments s’est beaucoup améliorée au cours des années, mais ils doivent être livrés en petites quantités car il n’y a pas de moyens de conservation au froid. L’achat d’un réfrigérateur à gaz est envisagée, mais les projets sont nombreux et nos finances limitées.
Des jardins communautaires sont prévus dans ce village isolé mais au centre d’une commune agricole très déshéritée aux multiples problèmes.
 
¤  Cayes Jacmel.
Notre correspondante est Marie Hélène Metellus C’est elle qui distribue les aides sur place, pour Cayes Jacmel et Cap Rouge.
Le dispensaire a besoin d’aide : nombreux malades, campagnes de vaccination et prévention hygiène et IST.
Projets.
Complément en matériel médical. ( Nous apportons peu à peu, selon la demande, le matériel nécessaire.) et médicaments de base.

Cap Rouge.
A partir de Jacmel, une très mauvaise piste mène dans la montagne, à Cap Rouge. C’est un petit dispensaire désormais relativement bien équipé. Deux infirmières y travaillent en permanence avec un médecin logé sur place. L’une des infirmières, Claudette Delorme,  habite Cap Rouge, l’autre, Marie Denise Mondésir, en moto taxi, fait le trajet Jacmel – Cap Rouge, tous les jours. Déplacement pénible dangereux et coûteux pour les petits salaires des infirmières à Haïti.
La commune, essentiellement agricole, est assez étendue, elle compte 12700 habitants. Il y a de nombreux petits villages isolés. Le marché de Cap Rouge est très important et fort bien approvisionné, la région est constituée de très nombreuses petites propriétés de cultures vivrières.
Beaucoup d’habitants viennent à pied de très loin pour se faire soigner au dispensaire, mais toucher tous les habitants n’est pas facile. L’atout essentiel des infirmières est de connaître parfaitement toute la région.
Un autre gros avantage : l’école principale de Cap Rouge, qui compte près de 500 élèves, est dans le même espace que le dispensaire ce qui permet un suivi des enfants scolarisés. ( Ils ne le sont pas tous, loin de là, à Haïti)
Le dispensaire est ouvert depuis 1984, avec une interruption en 97 et 98.
Tous les enfants scolarisés de la région sont vaccinés . ( Le carnet de vaccination est obligatoire pour s’inscrire à l’école.) Les autorités haïtiennes ont fait, souvent avec l’aide d’MSF, de l’UNICEF et de Plan International - Grande association qui paye la seconde infirmière) - ou d’autres organisations, du bon travail dans ce domaine. Ces tâches sont celles des grandes organisations ou de l’Etat Haïtien.
Il manque un peu de matériel médical. Des demandes ont été faites pour l’approvisionnement en médicaments. Une liste nous a été fournie des besoins les plus urgents. Un groupe électrogène sert en dépannage. (Les panneaux solaires qui alimentent un gros appareil réfrigérant, offert pas le Japon, ne fonctionnent pas faute de pièces introuvables pour le système électrique.

V.   Bilan de Santé. Campagne de prévention  Hygiène / IST

Les infirmières des dispensaires recevaient une aide pour passer dans les écoles pour des interventions ponctuelles de prévention. Ce travail bénévole était intermittent, or il faut une présence plus constante et un plan d’intervention complet.. Ce système ne donnait pas entièrement satisfaction : le travail est trop dispersé, il ne peut y avoir de vraie efficacité et le suivi est nécessaire.

Nous essayons de mettre en place une campagne qui soit plus efficace, à partir de tous les dispensaires.
Il faut une rémunération qui permettent aux infirmières de faire un travail en profondeur et  une évaluation de ce travail.

LE VIH / SIDA : Une tragédie à l’échelle d’un pays.
Haïti souffre de la plus forte prévalence de VIH chez l’adulte en Amérique latine et dans toute la Caraïbe. Hors de l’Afrique subsaharienne, c’est le pays le plus touché par le VIH/SIDA  (9,8 % en milieu urbain et 6,3 en zones rurales). L’USAID fait part de taux encore plus élevés dans certaines villes et en particulier celles qui sont proches de la République Dominicaine. (Nord-Est)
Les gouvernements haïtiens ( Plan Aristide 2001-2006) se sont impliqués dans la lutte contre la propagation de l’épidémie, mais les événements de l’époque (2004 2006) ont rendu l’action difficile. (Embargo, violence généralisée…) Le gouvernement actuel s’implique dans cette lutte au même titre que pour les autres priorités : nutrition, accès à l’eau potable, éducation.

Les axes prioritaires du gouvernement  :
¤  Prévention du Sida et autres IST.
¤   Prévention de la transmission de la mère à l’enfant.(TME)
¤  Le contrôle du sang servant aux transfusions.
¤  Dépistage et Prise en charge des personnes infectées.

Notre projet.
A .  Mettre en place dans les écoles partenaires de l’Association, une campagne d’Information / et de prévention  « Hygiène de vie » et Information / Prévention «  IST et le SIDA » pour les plus grands élèves.
 A partir des dispensaires partenaires de l’association, organiser une campagne d’ «  Information / Prévention » contre les IST /SIDA  pour la population adulte, et en particulier les femmes.

Les objectifs généraux tiennent compte des capacités de l’Association Enfants Soleil, qui est une petite association, à intervenir dans ce domaine. Les projets dans le domaine des soins, de l’accueil des malades sont réservés aux grandes associations disposant des infrastructures et des moyens nécessaires pour des interventions nationales.

Les limites que nous nous fixons dans ce projet, qui sont la condition de sa bonne exécution, sont géographiques ( écoles et dispensaires partenaires  et écoles et dispensaires des secteurs de partenariat) et sociales : il s’adresse en particulier aux jeunes  et aux femmes.
Objectifs :
¤  Contribuer à enrayer l’épidémie par la prévention, à rompre la chaîne de transmission des IST / SIDA.
¤  Lutter par l’information pour la prévention contre les pièges du SIDA.
¤ Faire confiance aux capacités de changement de la jeunesse et aux potentialités d’évolution  concernant le rôle des femmes dans la société haïtienne. Les hommes sont plus difficiles à sensibiliser : il convient de commencer dès le plus jeune âge à l’école. Encadrer les jeunes livrés à eux mêmes ( Nous n’avons malheureusement pas les structures pour toucher les enfants des rues, souvent livrés à des violences sexuelles.)
¤  Apporter des connaissances aux jeunes sur le rôle des relations inéquitables entre hommes et femmes, favoriser la prise de conscience des comportements sociaux à risque.
¤  Aider les femmes à leur libération sexuelle et sociale en les aidant à entreprendre et à acquérir leur autonomie, matérielle et physique. La malnutrition est, entre autres, l’un des facteurs qui induit  la nécessité de transfusions.

B.    Etablir un bilan de santé pour les  enfants scolarisés dans les écoles partenaires Enfants Soleil . (Environ 2500)
Six intervenants en tout, avec un rôle de formateurs (qui peuvent se répartir la tâche suivant les disponibilités), répartis dans les  zones, sous le contrôle d’un médecin dans chaque région, qui participe directement à l’opération, organisent un travail d’éducation à la santé sur deux années environ, avec l’appui des directions des écoles.
Elles réunissent les élèves par groupes de niveau d’une trentaine.

¤  L’Association travaille en collaboration avec les autorités locales : Ministère de l’Education et de la Santé. Ambassade de France, UNICEF etc.)

Nous avons cherché un protocole pour rationaliser ces bilans de santé. ( MSF. Croix Rouge ou UNICEF avec qui nous sommes en contact). Mais il semble qu’il n’en existe pas… Nous suivrons donc un protocole rédigé par nous, en collaboration avec nos partenaires sur le terrain.
Le matériel est déjà en partie arrivé. ( Tensiomètres, Toises. Pèse personnes…) Il en manque  pour
l’ évaluation de l’état dentaire des enfants et pour la vue, ce qui est plus compliqué à réaliser. (Matériel et compétences) Ce matériel arrivera par le container d’avril 2008. Une formation est envisagée pour établir l’état dentaire et la vue des enfants.

Programme  prévention écoles.
¤  Sensibilisation des élèves : en partant d’une histoire dont les personnages sont confrontés à ce problème VIH / SIDA ( Documents réalisés : Jean Rabel)
¤  Qu’est-ce que le SIDA ? Comprendre que le SIDA est une maladie incurable, mortelle.
¤  Approfondir les connaissances :
Comprendre la maladie et ses modes de contamination.
¤  Se protéger. Les actes. Les moyens.
¤  Amener les élèves à clarifier leurs attitudes, leurs valeurs et leurs opinions face à la maladie.
¤  Amener les élèves à comprendre comment ils peuvent négocier leur sexualité.
¤  Amener les élèves à maîtriser l’utilisation du préservatif et les évaluer sur ce sujet.
¤  Amener les élèves à dépasser les tabous, à comprendre que les personnes atteintes ont besoin d’aide.
    Comprendre qu’il est vital d’avoir un comportement social et sexuel responsable.
¤  Evaluation. Cette évaluation fait état des savoirs acquis par chaque élève au cours de la formation et en fin de formation. Les données sont résumées dans un bilan général.
¤  Concours d’affiches, organisés, avec un prix, décerné par l’Association Enfants Soleil Haïti.

VI -  Création de l’association Enfants Soleil République Dominicaine – Projet de développement 
         “Batey Hato de Palma »

Les « Braceros »,  coupeurs de canne haïtiens, réfugiés économiques, travaillant  dans les camps de la République Dominicaine, ou « bateys », vivent dans des conditions déplorables. Ils sont coupés du monde, souvent illettrés, et déracinés, nés sur place ils sont sans nationalité, ni haïtienne ni dominicaine. Ils vivent parfois depuis des générations en République Dominicaine et beaucoup y sont devenus sédentaires.
L’un de ces villages, la batey « Hato de Palma », 150 habitants, à 70 km au Nord Est de la capitale, est située dans l’intérieur du pays. Des liens se sont noués, depuis plusieurs années entre les habitants de ce camp et les membres de notre équipe sur place « Association Enfants Soleil République Dominicaine ». Ils demandent l’aide de l’association Enfants Soleil pour construire un projet visant à améliorer la vie quotidienne dans ce village. Les demandes essentielles portent sur la scolarisation des enfants, la santé,  la mise en place d’activités génératrices de revenus pour les familles, sans travail une partie de l’année, et en particulier les femmes.

L’Association Enfants Soleil République Dominicaine, créée en 2007, après de nombreuses réunions et discussions avec les demandeurs, a retenu les propositions suivantes :
¤  Création de jardins communautaires. (Terres louées par l’association et mises à disposition des braceros ( coupeurs de canne) et de leurs familles, avec pompes pour l’irrigation et outils pour entreprendre des cultures vivrières.
¤  Construction d’une école primaire dans le village. 
¤  Intégration du village et de ses habitants à un circuit touristique appelé « safari » organisé dans le cadre d’un tourisme alternatif par l’Association Enfants Soleil RD.. ( Visites du village, découverte de la vie des habitants, des champs de canne, du travail des coupeurs de canne, des usines sucrières, visites de fermes, fabriques de cigares…visites gérées par un guide de l’association et les habitants de la batey.)
¤  Organisation d’un petit restaurant, qui sera géré par les femmes, servant à fournir un repas aux visiteurs de passage dans le cadre de ces « safaris ».
¤  Organisation d’un pôle « santé » avec la visite régulière d’un médecin et d’une infirmières et constitution d’une pharmacie de premier secours.
¤  L’établissement d’un petit centre social faisant fonction de bureau, de salle d’exposition de l’Art et de l’artisanat haïtiens et dominicains dans un village touristique  où l’association a son siège social.
  Le projet implique l’organisation et l’officialisation des activités touristiques à caractère associatif de l’association « Enfants Soleil République Dominicaine » qui est réalisé (Fin 2007)

Ce projet en 6 volets est propre à générer des revenus capables de changer la vie de ces 150 personnes, à leur redonner l’espoir en  désenclavant le village, en l’intégrant à des activités agricoles autonomes et de caractère culturel et commercial et en fournissant aux enfants l’accès à l’éducation.

Les objectifs.
a)  Désenclavement.
Culturel :
La première des demandes est une école. Ces gens sont très conscients de l’enfermement que représente l’illettrisme, pour le vivre eux-mêmes, en grande majorité.
Social :
Le désenclavement doit être culturel, mais aussi social : la misère les met en marge du reste de la population – ils sont par leur travail un facteur important du développement du pays, mais en sont totalement exclus en tant qu’étrangers et Haïtiens.. Une activité économique serait un vecteur d’intégration.
Géographique :
Le désenclavement doit être géographique : leurs villages sont coupés du reste du pays. Ils doivent avoir la possibilité de se déplacer, de communiquer, d’échanger. Leur pauvreté et leur condition les  empêche souvent d’avoir des contacts avec la population, ce qui les prive d’un facteur incontournable d’intégration et les livre au mépris et à l’exploitation.
Psychologique.
Ces gens n’ont pas de projets, car ils pensent qu’ils ne pourront jamais les réaliser. Ils ont tendance à s’enfermer, à se replier sur eux-mêmes et dans le village, dans une sorte d’acceptation de leur condition. Cette souffrance, cette humiliation permanente de la misère s’ajoute aux problèmes quotidiens. Ils ont besoin de retrouver l’espoir pour libérer leurs forces d’initiative et leurs ambitions, pour eux, mais surtout pour leurs enfants. L’espoir d’obtenir une aide change du tout au tout leur attitude.
b)  Accès à l’éducation.
Cet objectif est le premier. Il est absolument nécessaire de permettre aux enfants d’accéder à l’éducation et au savoir. L’inscription dans les écoles est trop chère. Le chemin à faire à pied est trop long pour les petits et trop dangereux. Les transports sont très chers. L’augmentation du prix de l’essence dans les pays en voie de développement  et le développement touristique ont eu des répercussions très négatives pour les plus démunis, et a fait monter tous les prix. Les salaires n’ont pas augmenté significativement, en particulier ceux des ouvriers de la terre et des usines, et parmi eux, tout en bas de l’échelle, les étrangers venus d’Haïti.
c)  Amélioration du niveau de vie en créant des activités rentables en visant l’autonomie.
Il faut imaginer des activités qui, d’une part, améliorent le niveau de vie,  (hygiène et nutrition) ,et contribuent d’autre part au désenclavement du village en créant des contacts avec la population  dominicaine.
d) Favoriser l’accès à la santé.
Permettre soit par l’élévation du niveau de vie, soit par une aide, d’accéder à la prévention et aux soins. Pour cela, faire en sorte qu’un bilan de santé de la population soit fait à intervalles raisonnables. La prévention et une meilleure nutrition comptent parmi les objectifs prioritaires.
e) Contribuer à la paix sociale entre deux communautés, en favorisant une connaissance mutuelle et une découverte des cultures de chacun. ( Salle d’exposition d’art haïtien, connaissance mutuelle).

Création de jardins communautaires et petits élevages. 
Il s’agit de louer des terrains d’environ 2 hectares et de les mettre à disposition des bénéficiaires pour y développer des cultures vivrières susceptibles de générer des revenus :
Bénéfices premiers :

Changer le statut des femmes dans la batey. Apporter, grâce à elles, aux familles un complément de revenu individuel ou collectif.

Bénéfices induits :

Travail collectif, gestion collective des jardins, impliqueront une formation nécessaire et enrichissante.
Les revenus générés pourront permettre  d’aider les plus grands enfants, non pressentis pour l’école, à suivre une formation.
Ils permettront l’acquisition ou le transfert des connaissances en matière d’agriculture vivrière.
(Les anciens sont souvent des agriculteurs, les jeunes n’ont aucune formation)

 Construction d’une école.
Cette école devrait accueillir une quarantaine d’enfants au départ du projet. Les bénéficiaires seront impliqués dans sa construction. Elle conditionne l’avenir de tous les enfants du village. Psychologiquement, elle revêt une importance essentielle pour les parents qui sont conscients que leurs enfants n’ont aucune autre solution que l’école, dans la situation où ils se trouvent. Ils souffrent de cette exclusion, ils sont prêts à s’impliquer et accepteraient de grands sacrifices pour atteindre ce but.
Après quelques temps de fonctionnement, il pourra être évoqué la possibilité d’y inclure une cantine. Cette cantine, offrant deux emplois supplémentaires pourrait non seulement permettre de suivre l’alimentation des enfants, donc une formation ( hygiène et notions de nutrition), libérer les parents, créer des liens. Mais tout n’est pas possible en même temps, et il est convenu de mettre au premier plan des priorités l’éducation.
¤  Bénéfices premiers :

¤  Bénéfices induits :

L’idéal serait d’accueillir, à terme, dans cette école, des enfants de l’extérieur de la batey, qui ont aussi parfois des problèmes pour fréquenter les établissements scolaires situés trop loin et trop chers. Des enfants dominicains pourraient à terme être inscrits dans cette école. Pour atteindre ce but, il faudra qu’elle acquière une bonne réputation, et donc exiger une bonne compétence des enseignants. Ce qui exigera une formation continue.

 

Activités de restauration.
Les locaux de l’école ou un autre local prêté par le consortium,  pourront être utilisés pour accueillir, en dehors des heures de cours, les visiteurs pour le déjeuner prévu dans le cadre des visites Voir plus loin : « Safaris » organisés par l’association. (Les enfants fréquentent les écoles assez tôt dans la matinée pour éviter la chaleur et peuvent la reprendre le soir pour des activités pédagogiques plus ludiques).
Les visites de touristes, organisées par le personnel de l’association, assisté des bénéficiaires, se termineront par un repas assurant une activité et une rémunération aux femmes.
La mise en place de ce restaurant implique :

Cette activité assurera une ressource pour les intervenants concernés.
Bénéfices premiers :

Bénéfices induits.

Organisation de « Safaris » par l’association.
  Il s’agir d’organiser des visites de l’intérieur  pays dans le cadre d’un tourisme alternatif ( voir document joint). Ces visites dureront une journée.
Visite de champs de canne, découverte du travail des « braceros », visite d’usines sucrières, de fabriques de rhum, de fabriques de cigares, de fermes, de plantations, cacao, café  etc.  
La visite de la batey Hato de Palma sera inscrite dans le circuit.

Ces visites devront à terme financer une partie des frais de l’association Dominicaine. Le produit de ces activités touristiques sera acquis aux membres sous forme de défraiement. Les personnes gérant ces visites seront membres de l’association et auront le statut de bénévoles. Ils géreront ces revenus à travers les structures de l’association et devront présenter un budget annuel lors de leur assemblée générale. L’objectif est donc, en même temps, d’offrir une formation aux membres de l’association sur le terrain et aux bénéficiaires : accueil, organisation, gestion, et des moyens de communication qui seront fournis ( téléphone portable, ordinateur, Internet.)

 

VII -  Informatique Inforoutes et Clubs « Culture. Cinéma »

Volet 1 - Permettre l’accès à l’outil informatique et aux autoroutes de l’information à des groupes de la population haïtienne organisés autour d’établissements scolaires partenaires. ( Installation de cyber-centres scolaires, dans un premier temps, puis comprenant à terme une ouverture au public)

 Volet 2 - Permettre à une partie de la population ( essentiellement les jeunes) d’avoir accès à la culture par l’audiovisuel. ( Création de clubs « Culture Image »,  Ce sont de petits Ciné clubs qui sont en création dans les établissements scolaires partenaires, puis nous envisageons une  ouverture à un public familial dans un second temps.

Dans le cadre du développement de l’accès à la culture, ce projet, riche en perspectives, proposé par nos partenaires locaux depuis plusieurs années, consiste à permettre à toute une partie de la population ( écoles et public extra scolaire dans le cadre familial) de découvrir des œuvres cinématographiques en langue française. Dans un premier temps, les nombreuses créations haïtiennes, puis, selon les droits, des œuvres françaises, ou de tous pays, en langue française.
¤  L’audiovisuel permet un appui certain aux campagnes de prévention contre la maladies sexuellement transmissibles, en particulier le SIDA.

1)   Accès aux inforoutes.
¤  Francophonie.
Permettre aux bénéficiaires, en particulier les plus jeunes et les formateurs, de concrétiser le lien profond avec la francophonie qui existe à Haïti.
¤  Isolement.
Apporter une aide au désenclavement de certaines zones du pays ( Isolement géographique, isolement social (banlieues déshéritées) isolement culturel.
¤  Progrès Social et culturel.
Contribuer au progrès social et culturel des bénéficiaires par la mise à disposition  de moyens modernes d’ouverture au monde. Par la création de clubs qui rassembleront des bénéficiaires autour d’objectifs communs.
¤  Communication.
Mettre à la portée d’une partie de la population – en particulier la jeunesse et les formateurs - l’accès à la communication par les voies modernes.
Permettre aux professeurs haïtiens de communiquer entre eux et  avec des enseignants français dans le cadre de leur travail et d’autres relations de coopération.
Permettre aux élèves de plusieurs établissements du pays de communiquer entre eux et avec les élèves de France, sur le plan scolaire et personnel.
Permettre aux enseignants et élèves haïtiens de communiquer avec des personnes de tous pays, pour échanger leurs informations et les contenus pédagogiques.
¤  Information. Apport culturel. Echanges.
Permettre à la jeunesse de plusieurs écoles, isolée dans le pays, et coupées du monde de trouver sur le Net les informations dont ils ne disposent pas, de trouver sur place les moyens d’accéder aux savoirs nécessaires dans le déroulement de leur cursus scolaire, sans être contraints de s’expatrier.
¤  Formation.
Permettre aux professeurs et élèves de s’initier à l’informatique, leur donner l’accès à des informations susceptibles de parfaire leur formation et de diversifier leurs sources.
Former les réalisateurs du projet à l’utilisation des autoroutes de l’information.
¤  Donner à terme l’accès à Internet à une population non scolaire, issue de société civile.
¤  Permettre les mêmes avantages à nos collaborateurs sur place : formation, accès à l’information, communication.
¤ Donner aux bénéficiaires la possibilité de devenir acteurs de leur développement par une aide en moyens et en formation.

 2)  Clubs «  Culture Image » Création de petits Clubs  dans les cadres scolaire et familial.

Francophonie.
¤  Permettre aux Haïtiens de conforter leur choix de la francophonie en leur donnant des moyens d’y accéder à travers une approche pluriculturelle.
¤  Par l’accès à l’Art cinématographique, développer chez les jeunes, en tenant compte de la mixité, les liens avec la francophonie.
¤  Contribuer au  rayonnement du Français comme langue première du pays, avec le créole, tout en promouvant le plurilinguisme et la culture universelle.
¤  Participer à l’effort éducatif du pays favorisant la découverte des patrimoines culturels, parfois communs, français et haïtien.
Culture. Loisir.
¤  Offrir à des personnes qui en sont privées, et d’abord à la jeunesse, l’accès à des œuvres cinématographiques ou à des films documentaires et pédagogiques, dans divers domaines . (Géographie, histoire, sciences, patrimoines…)
¤  Jouer un rôle de promotion dans la culture de l’art cinématographique français.
¤  Participer à la « conquête » d’un public local autant en ce qui concerne la langue française que l’art cinématographique. en accord avec les distributeurs locaux  et les diverses autorités et ayant droit concernées.
¤  Contribuer à apporter aux plus démunis les moyens de développer l’alphabétisation  et le plurilinguisme dès le plus jeune âge, par le loisir, dans l’école et hors de l’école, par des activités ludiques et des programmes adaptés.
¤  Offrir un loisir culturel en contribuant à la démocratisation de l’accès à la culture, donc à l’égalité des chances des citoyens.
¤  Inscrire un volet « Accès à l’information et à la Culture » en complément aux actions d’aide au développement entreprises en partenariat sur le terrain par l’association.(Education. Santé . Agriculture. Pisciculture.)

Le matériel est arrivé pour les écoles du nord ( Vidéo projecteur, lecteur de DVD cassettes), qui servira de test de faisabilité du projet. Dans le prochain container, nous enverrons le matériel pour la zone de Port au Prince. Les activités seront organisées par les équipes sur place, les directions des écoles et des collèges. Puis ce sera le Sud. Les dispensaires ont aussi demandé à participer au projet. Ce sont des lieux de rencontre, très fréquentés. Le séances de cinéma seraient un moyen de rassembler les habitants, de les familiariser avec le personnel des dispensaires, en particulier les femmes qui ont un rôle clé dans la société haïtienne, mais hésitent parfois à faire la démarche. La prévention Hygiène, santé, IST en serait facilitée.

VIII -  Containers.
Nous envoyons régulièrement des colis pour Haïti. Toujours ciblé, leur contenu est essentiellement du matériel médical, des médicaments, du matériel scolaire, du matériel informatique, des groupes électrogènes et kits électricité, des cadeaux que font les marraines et parrains à leurs petits protégés.
Nous envoyons aussi beaucoup de colis pour d’autres associations qui n’ont pas les moyens ni les contacts pour effectuer seuls les envois. Ces associations participent aux frais d’envoi.
Franchise dédouanement.
Depuis des années nous sommes obligés de payer des frais de douane très élevés. Avec le concours de l’Ambassade de France que nous remercions pour son aide, nous sommes en passe d’obtenir une franchise pour le dédouanement. Nous avons désormais de bonnes raisons de croire que nous y parviendrons. Cela diminuerait fortement le prix très élevé des envois pour nous et pour les associations partenaires qui comptent sur nous.

IX - Les ateliers Quisqueya de Verrettes.
L’Association est partenaire des ateliers de Verrettes, fondés par Sœur Agnès il y a plus de 20 ans. Une quarantaine de couturières brodeuses y travaillent dans 7 ateliers autour de Verrettes et essaient de vivre du produit de leur travail. Ce n’est pas facile. Nous leur achetons leurs produits pour les diffuser en France, car à Haïti, il n’y a pas de touristes ou très peu , et la population locale ne peut pas acheter ces produits à un prix qui permette aux brodeuses de vivre et de nourrir leur famille.
Projet :
Les locaux méritent d’être améliorés. Nous avons avec ces femmes un projet qui consiste à réhabiliter le local principal, à y ajouter quelques petites chambres pour qu’elles puissent accueillir des visiteurs ; cela leur procurerait un revenu supplémentaire. Il faut aussi refaire des toilettes décentes et créer des sanitaires avec l’eau du puits de la cour. L’étude de ce projet a été confiée à un ami de l’association, le Père Soler, qui effectue un voyage à Haïti en mars 2008. Sa profonde connaissance du pays et de sa population va nous aider à monter ce projet .

Il est demandé l’aval de l’assemblée générale pour confier au CA la mise en œuvre des projets pour l’année 2008.
POUR  82    CONTRE :  0   ABSTENTIONS   :  0

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7) Bilan des activités en France

I - Club UNESCO.
Avec la collaboration de l’association, un club Unesco a été créé avec des élèves du collège des Hautes Rayes de Conflans Ste Honorine.
Les buts du club UNESCO :
Sensibiliser les élèves aux grandes causes :

¤  La  misère dans laquelle vit une grande partie de  la population de notre planète, les profondes inégalités entre le « Nord » et le « Sud » dont souffrent en particulier les enfants.
     ¤  L’urgence de tout mettre en œuvre pour sauvegarder notre terre, absolue nécessité pour la survie des générations futures. Epuisement des ressources, pollution, et ses conséquences sur notre environnement.

Sensibiliser les jeunes aux valeurs fondamentales que sont :
¤  Les droits de l’homme, les droits des enfants.
¤  La démocratie.
¤  Le devoir de solidarité internationale et l’engagement citoyen.

Chaque année, une activité permet aux enfants de mener une action pour venir en aide à leurs petits camarades d’Haïti. La confection et la vente d’un calendrier permet de récolter des fonds.
En 2007,ils ont participé à l’achat d’un groupe électrogène pour le dispensaire de Cap Rouge et aidé la cantine de l’école « La fraternité »  de Cité Soleil, l’un des bidonvilles les plus déshérités d’Haïti où la faim est partout présente.
En 2008, plusieurs projets en cours de réalisation leur seront présentés et ils choisiront quelle action ils veulent aider. Un grand bravo à tous ces jeunes qui s’engagent à nos côtés pour tendre la main à d’autres enfants qui n’ont pas la même chance qu’eux de vivre dans un pays prospère et en paix.

II -  Le site de l’association. Enfants-soleil.org
C’est un gros travail, nous essayons d’y mettre, dans un souci de transparence, le plus d’informations possible. Nous essayons de communiquer le plus souvent possible sur le site, par mesure d’économie.
Ce site est beaucoup lu. Christian Bréban, notre président, qui est le responsable du site nous donne les statistiques : le nombre de visiteurs – ils sont des milliers - ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est un autre motif de satisfaction.

III -  Parrainages.
Nous avons à ce jour 94 marraines et parrains. Leur engagement permet à autant de petits Haïtiens de croire en l’avenir. Ceux qui sont allés à Haïti, peuvent se rendre compte de la terrible misère qui règne là-bas et savent combien cette aide est précieuse. On imagine mal les ravages de la malnutrition, mais le bonheur de ces enfants est une grande récompense que nous voudrions faire mieux partager à tous ceux qui nous aident.
Il faut comprendre que le plus souvent les petits ne maîtrisent pas la langue française, que ce sont les maîtres ou les parents qui rédigent les lettres, parfois avec maladresse. Souvent les messages sont un peu stéréotypés, parfois aussi nous recevons des petits bijoux de tendresse. L’essentiel est que des liens se créent et que ces enfants bénéficient d’une main tendue pour leur permettre de vivre une vie d’enfants. Certains ont connu tant de détresse et de souffrances, tant de violence aussi, et leurs conditions de vie sont si difficiles, qu’ils en sont traumatisés pour longtemps.
Lors du dernier voyage à Haïti, nous avons organisé une sortie à la plage pour les enfants de Port au Prince et Cité Soleil.  Aucun d’entre eux n’était allé à la plage de toute leur existence. Nous pensons que ce sera pour eux un souvenir inoubliable. Nous recommencerons avec les autres enfants, ceux du nord, ceux du centre. Ce n’est pas facile à organiser : les pistes sont souvent très mauvaises, les déplacement très longs et chers. Mais le bonheur de ces enfants était si beau à voir que  nous attendons avec impatience le prochain voyage.
Du fond du cœur, merci à toutes celles et à tous ceux qui participent à cette difficile tâche de rétablir un peu de justice et de solidarité sur notre planète . Chaque parrainage nouveau nous apporte  beaucoup de joie et nous conforte dans notre certitude que rien n’est perdu, que l’égoïsme et l’argent ne sont pas les seules valeurs qui restent à l’humanité.

IV - Expositions. Conférences. Films…
Chaque année nous essayons de faire un peu plus. Cela nous prend tout notre temps. Cette année, nous espérons faire plus d’expositions et d’interventions, convaincre des bailleurs de fonds pour initier des projets plus importants. Notre association, avec notre expérience et de nouvelles disponibilités, peut espérer faire mieux que les années précédentes.  C’est notre espoir le plus grand. Ce n’est pas le travail qui manque.

 V - Art et artisanat.
Nos achats dans le cadre du commerce équitable, permettent aux artistes et artisans haïtiens de diffuser leurs œuvres au delà de leurs frontières. Nous en sommes heureux.  Nous connaissons personnellement toutes ces femmes et tous ces hommes qui vivent souvent dans des conditions difficiles. Nous apprécions leur talent et nous espérons qu’il en sera de même pour toutes les personnes qui voient nos expositions. Les recettes sont intégralement utilisées pour financer nos actions.
Des produits nouveaux on été ajoutés cette année. ( petites sculptures métalliques, artisanat des ateliers de Verrettes)  Ils sont visibles sur notre site.

VI - Partenariat avec les autres associations.
De plus en plus, nous travaillons avec d’autres associations. Ces échanges permettent d’apprendre, d’échanger des services et des informations.
Nous avons mis sur le site la liste de nos partenaires. Certains sont à remercier particulièrement :
SOS Enfants dont le président M. Blanchet nous honore de sa présence à l’AG. Et tous les autres partenaires institutionnels ou privés, qu’il serait trop long de citer ici, et qui ont contribué à notre engagement.

8) Examen du bilan financier de l’année 2007.

 Après étude , le bilan financier de l’année 2007, présenté par les trésorières et le secrétaire est mis aux voix pour approbation.

POUR  :  82         CONTRE :  0         ABSTENTIONS : 0
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L’ordre du jour étant épuisé, le président déclare l’assemblée générale close à 21 heures 30.

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Association humanitaire régie par la loi du 1er juillet 1901, sans but lucratif ni appartenance politique ou confessionnelle.
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