Campagne de Prévention  IST / VIH pour les femmes d’Haïti
Bilan de santé et Education à la  santé    

 

Résumé du projet

A .  Mettre en place dans les écoles partenaires de l’Association, une campagne d’Information / prévention  « Hygiène de vie » et Information / Prévention  contre les IST et le SIDA.
B.  A partir des dispensaires partenaires de l’association, organiser une campagne d’ «  Information / Prévention » contre les IST / SIDA en particulier réservée aux  femmes qui en seront les actrices  les bénéficiaires et à terme les vecteurs de l’information et les formatrices.
C.    Etablir un bilan de santé pour les  enfants scolarisés dans les écoles partenaires Enfants Soleil. (Environ 2500)

Responsables du Projet :

Association Enfants Soleil Internationale.

24 Challe Pourpre 95610 Eragny sur Oise.
Tel : 0130370832  /  0870736815.   Province : 0380431408

Association Enfants Soleil Haïti

Coordination Docteur Joseph Ostene. Delmas 31 N° 46  Impasse Louis Borno.
Port au Prince Haïti     Tel 9203779.
Ou Emmanuel Fernand. Impasse Vava N° 15  Delmas 60.
Port au Prince Haïti.  Tel : 7630486.
Président Enfants Soleil Haïti :
 M. Alix Joseph. Direction Lycée National de Capotille. Dép. du Nord Est.

VOLET N°1

Prévention Hygiène de vie.  IST et VIH.

I.  Le contexte.

a)   LE VIH / SIDA : Une tragédie à l’échelle d’un pays.
Haïti souffre de la plus forte prévalence de VIH chez l’adulte en Amérique latine et dans touts la Caraïbe. Hors de l’Afrique subsaharienne, c’est le pays le plus touché par le VIH/SIDA  (9,8 % en milieu urbain et 6,3 en zones rurales). L’USAID fait part de taux encore plus élevés dans certaines villes et en particulier celles qui sont proches de la République Dominicaine. (Nord-Est)

b)  Le pays.
L’ignorance, la subsistance de croyances irrationnelles, les tabous culturels, la misère, la violence des dernières années, la situation des femmes, celle des enfants, sont autant de facteurs facilitant la propagation de l’épidémie.
Haïti est l’un des pays les plus pauvres du monde, et le plus déshérité de l’hémisphère occidental. 65% des habitants vivent largement en dessous du seuil absolu de pauvreté : moins d’un dollar par jour pour une famille. Les taux de mortalité infantile et maternel sont les plus élevés de l’hémisphère et l’espérance de vie la plus basse (47 ans, hommes ; 51 ans, femmes). Le SIDA induit d’autres maladies pratiquement éradiquées ailleurs comme la tuberculose, très répandue et très contagieuse.

c)  Chiffres  2001 / 2006 :

Sur 335000 adultes de 15 à 49 ans, vivant avec le VIH, on compte 48,6% d’hommes. Les femmes sont donc très touchées. C’est d’autre part la tranche d’âge la plus productive, l’épidémie touche donc  directement l’économie et les forces vives de développement du pays.. Dépenses et productivité stoppée, orphelins nombreux et souvent infectés... qui deviennent eux mêmes les plus vulnérables à l’exploitation sexuelle, donc à la contamination.)
118000 enfants de moins de 15 ans sont infectés.
146000 enfants ont perdu leur mère ou leurs parents à cause du Sida.
31000 personnes en sont décédées en 2001 et 196000 depuis le début de l’épidémie.
Plus de 500000 personnes risquent d’être infectées en 2010. (Taux de prévalence de 13,4 en zones urbaines et 7,8 en zones rurales.) Le nombre annuel de nouveaux cas pourrait atteindre  53000 en 2010. Le Sida compte pour 10 ans dans le taux de mortalité, en 2010, 40% des causes de mortalité pourraient être dues au SIDA.
Au début de l’épidémie, 5,6 hommes étaient infectés pour une femme. Ce ratio est aujourd’hui de 0,8 à 1. Le taux de prévalence des plus de 40 ans a presque doublé de 1996 à 2006.

II.  Lutte contre le VIH / SIDA : Préoccupation nationale.

Les gouvernements haïtiens ( Plan Aristide 2001 2006) se sont impliqués dans la lutte contre la propagation de l’épidémie, mais les événements de l’époque (2004 2006) ont rendu l’action difficile. (Embargo, violence généralisée…) Le gouvernement actuel s’implique dans cette lutte au même titre que pour les autres priorités : nutrition, accès à l’eau potable, éducation.
Les axes prioritaires du gouvernement  :
¤  Prévention du Sida et autres IST.
¤   Prévention de la transmission de la mère à l’enfant.(TME)
¤  Le contrôle du sang servant aux transfusions.
¤  Dépistage et Prise en charge des personnes infectées.

III.  Les femmes et le SIDA.

Tous les personnels des dispensaires partenaires d’Enfants Soleil sont des femmes, médecins ou infirmières.

Comme dans d’autres secteurs de la vie familiale, économique, sociale, les femmes ont un rôle clé dans la résolution des problèmes concernant la santé.  Enfant Soleil s’appuie le plus souvent possible sur les femmes pour engager ses actions. Une femme sensibilisée, c’est la plus grande chance d’atteindre la famille et les hommes.

Les femmes dans la société haïtienne sont souvent le seul soutien de la famille, les responsables de l’hygiène, de la santé, de l’éducation. Elles sont souvent les premières exposées à la misère et à l’épidémie, physiquement et socialement. :

Physiquement :
Elles sont quatre fois plus vulnérables que les hommes.
Zones muqueuses plus étendues. Microlésions lors des rapports (les plus jeunes femmes sont alors les plus concernées) Davantage de virus dans le sperme que dans les sécrétions vaginales
Présence d’IST non soignées qui favorise l’infection.
Transfusions sanguines peu sûres, dont les femmes sont les principales receveuses.
Nombreuses IST asymptomatiques chez les femmes, donc non traitées et qui favorisent l’infection par le VIH.

Socialement ou économiquement

Rapports sexuels avec un homme qui a d’autres partenaires ou usager de drogues injectables.
Rapports sexuels sous la contrainte.
Dépendance financière ou matérielle vis à vis des hommes. (Echanges : rapports sexuels contre aide pour leur famille, très nombreux à Haïti.)
Les relations hommes / femmes discriminatoires. Aucun pouvoir de décision pour les femmes vis à vis de leur sexualité. Difficultés à obliger les hommes à faire usage des préservatifs. (maltraitances fréquentes, soupçons d’infidélité…)
Réticences à consulter, par peur d’être accusées d’infidélité. (Pour la plupart des hommes, le fait d’avoir plusieurs partenaires est acceptable et parfois un élément d’affirmation de la virilité.)
Différence d’âge entre les hommes et les femmes. Les toutes jeunes filles sont très souvent plus que sollicitées par des hommes murs. (Il existait même un croyance selon laquelle avoir des rapports avec une jeune fille vierge guérissait du SIDA)
Les femmes sont souvent accusées de propager l’infection.
Ce sont les femmes qui portent le fardeau de la prise en charge de la maladie dans la famille.
Elles risquent de transmettre la maladie à leurs enfants.

IV.  Les enfants et le SIDA.
De nombreux facteurs fragilisent les enfants devant les risques du VIH.

¤  Sexualité précoce.
¤  Fragilité (en particulier des jeunes filles) à cause de la misère.
¤  Mœurs et coutumes des adultes mâles, non conscients des risques.
¤  Nombreux enfants livrés à eux mêmes (orphelins, enfants de rues, parents trop misérables pour qui les enfants sont une source de revenu)
¤  500000 enfants ne fréquentent pas l’école. L’illettrisme et l’ignorance sont des facteurs aggravants.
¤  Enfants esclaves. (Restaveks) placés dans de familles par des parents désespérés et qui sont parfois traités comme de véritables esclaves et abusés sexuellement. (250000 à Haïti)

Conclusion :
Dans l’action de prévention contre le SIDA et les autres IST, les femmes doivent avoir le premier rôle.
Très directement touchées, elles sont plus conscientes de la gravité du problème. Comme dans beaucoup de sociétés, une évolution est perceptible à Haïti,  parmi les jeunes et quant au statut des femmes. Il convient de soutenir cette évolution et d’en faite un outil de développement et contre l’épidémie qui décime ce pays.

VOLET N° 2

V.  Bilan de santé de tous les enfants des écoles partenaires.

Les enfants des écoles sont pratiquement tous vaccinés correctement, dans les dispensaires. Surtout grâce à Médecins sans Frontières et l’Unicef, USAID ou autres grandes ONG, et aux programmes gouvernementaux. Le certificat de vaccination est théoriquement  exigé à l’inscription.
Cependant la majorité des enfants échappent à tout contrôle médical par la suite, car il n’a a pas de médecine scolaire efficace et un grand nombre d’enfants ne sont pas scolarisés.
Pour ces nombreux enfants non scolarisés la situation est la pire, mais les statistiques sont difficiles à établir. Ils peuvent être sensibilisés par l’intermédiaire des femmes.  Tous les dispensaires partenaires effectuent ces vaccinations sous le contrôle des autorités locales ou avec les ONG spécialisées. Ils ont de nombreux contacts avec la population.

Notre priorité est d’établir un bilan se santé de tous les enfants des écoles qui sont nos partenaires. (Environ 2500) ce bilan de santé sera effectué en même temps que les interventions concernant la prévention IST / VIH.

Ce bilan nous permettra d’évaluer le niveau de vie des familles, les difficultés économiques et sociales, l’impact des cantines sur la nutrition des enfants, de connaître les problèmes de santé, d’en déterminer les causes. Un questionnaire test sur les connaissances concernant le Sida peut y être joint de manière à évaluer la sensibilisation des enfants quand au VIH, avant l’intervention..

 Des infirmières ont travaillé avec l’Association, ces dernières années, dans les domaines de la prévention et de l’hygiène, mais trop épisodiquement. (Interventions dans les écoles). Une mission pour mener à bien cette tâche va être confiée à six d’entre elles, sur une période d’une année. Nord-Est, Centre, Sud.

Nous avons cherché un protocole pour rationaliser ces bilans de santé. ( MSF. Croix Rouge ou UNICEF avec qui nous sommes en contact). Mais il semble qu’il n’en existe pas… Nous suivrons donc un protocole rédigé par nous, en collaboration avec nos partenaires sur le terrain.
Le matériel est déjà en partie arrivé. ( Tensiomètres, Toises. Pèse personnes…) Il en manque  pour l’ évaluation de l’état dentaire des enfants et pour la vue, ce qui est plus compliqué à réaliser. (Matériel et compétences) Ce matériel arrivera par le container de mars 2008. Une formation est envisagée pour établir l’état dentaire et la vue des enfants.

VI.   Objectifs généraux.  Quelques éléments de solution.

Les objectifs généraux tiennent compte des capacités de l’Association Enfants Soleil, qui est une petite association, à intervenir dans ce domaine. Les projets dans le domaine des soins, de l’accueil des malades sont réservés aux grandes associations disposant des infrastructures et des moyens nécessaires pour des interventions nationales ou aux autorités haïtiennes responsables de la santé. Il semble qu’ils aient du mal à toucher vraiment la population la plus concernée : les jeunes et les femmes.

Les limites que nous nous fixons dans ce projet, qui sont la condition de sa bonne exécution, sont géographiques ( écoles et dispensaires partenaires  et écoles et dispensaires des secteurs de partenariat) et sociales : il s’adresse en particulier aux jeune et aux femmes. Le projet pourra être étendu par la suite à d’autres écoles ou dispensaires avec lesquels nous avons des relations de terrain. Une dizaine d’établissements scolaires, souvent partenaires d’associations qui travaillent avec Enfants Soleil sont demandeurs. ( Saint Alphonse Cité Soleil. Ecole Marin Fourgy, Collèges et Lycées de Ouanaminthe, Capotille, Verrettes…) Mais il convient de limiter le projet  dans un premier temps, pour des raisons financières, de gestion, de personnel compétent et de suivi.

¤  Contribuer à enrayer l’épidémie par la prévention, à rompre la chaîne de transmission des IST / SIDA.
¤  Lutter par l’information pour la prévention contre les pièges du SIDA à travers l’action des femmes.
¤ Faire confiance aux capacités de changement de la jeunesse et aux potentialités d’évolution  concernant le rôle des femmes dans la société haïtienne. Les hommes sont plus difficiles à sensibiliser : il convient de commencer dès le plus jeune âge à l’école. Encadrer les jeunes livrés à eux mêmes ( Nous n’avons malheureusement pas les structures pour toucher les enfants des rues, souvent livrés à des violences sexuelles.) Le collège de Verrettes a inscrit 100 enfants trop démunis pour payer l’écolage. Ce sont des enfants qui ont pour une grande part des familles, mais que la misère laisse sans protection et sans éducation, donc très vulnérables aux IST.
¤  Apporter des connaissances aux jeunes sur le rôle des relations inéquitables entre hommes et femmes, favoriser la prise de conscience des comportements sociaux à risque.
¤  Aider les femmes à leur libération sexuelle et sociale en les aidant à entreprendre et à acquérir leur autonomie, matérielle et physique. La malnutrition est, entre autres, l’un des facteurs qui induit  la nécessité de transfusions.
¤  Les aider à sortir de la solitude et des tabous en favorisant l’éducation par des femmes, pour des femmes.
¤  Leur permettre de jouer à plein leur trôle dans la prévention. (Elles sont responsables de la santé de la famille…comme de beaucoup d’autres tâches.)
¤  Apporter les moyens techniques de l’information et en particulier celle de laisser des traces écrites ou visuelles après les interventions, susceptibles d’être lues par d’autres, dans les familles, les lieux se réunion…
¤  Donner un accès aux préservatifs plus facile.
¤  Lutte contre les risques de prostitution ; cette lutte  passant par l ’éducation, mais aussi par de développement social, la lutte contre la misère.
¤  Les aider à lutter contre la stigmatisation liée à l’infection. Donner la parole ( en particulier avec la possibilité d’appeler les centres de santé anonymement). (Mise à dispositions de téléphones cellulaires.)

L’information, donc la prévention, est d’autant plus importante que le coût des médicaments ( 1000 $ par mois) et la formation de haut niveau de l’assistance médicale sont inaccessibles pour Haïti.

Localisation du projet.

Lycée de Capotille (460 élèves)
Ecole de Capotille (400)                               
Collège l’Etoile Ouanaminthe. (560 élèves)
Collège de cap Rouge ( 450 élèves)
Lycée de Cayes Jacmel (500 élèves)
Ecole Sacre Cœur Port au Prince. (200 élèves)
Ecole La Fraternité Cité Soleil (50)
Collège de Verrettes.  (265 élèves)

Dispensaire de Capotille.
Dispensaire de Ouanaminthe

Dispensaire de Cayes Jacmel

Le projet touchera environ 2500 élèves des écoles partenaires, environ 2000 élèves des écoles proches des zones partenaires la seconde année, 1000 à 2000  familles ou plus ; selon les moyens, à travers l’action des dispensaires. (Chaque dispensaire est au centre d’une zone de 15000 personnes environ. Il y a donc de fortes probabilités que l’information s’étende à beaucoup plus de gens, s’il est possible de fournir des documents lisibles et simples traduits en Créole.

VII.  Objectifs spécifiques.

Une dizaine d’ intervenants en tout, dont 6  formateurs (qui peuvent se répartir la tâche suivant les disponibilités), réparties dans les  zones concernées, sous le contrôle d’un médecin dans chaque région, qui participe directement à l’opération, organisent un travail d’éducation à la santé sur deux années environ, avec l’appui des directions des écoles.
Elles réunissent les élèves par groupes de niveau d’une trentaine.

  1. Elles réalisent un bilan de santé des enfants suivant le protocole établi en commun.
  2. Elles abordent la thématique de l’Education à la santé ( l’eau, la nutrition, l’hygiène, le Sida) Avec priorité pour la prévention contre le VIH.
  3. Elles assurent une dizaine d’ interventions Prévention - SIDA dans chaque groupe. ( Le contenu et le nombre d’heures d’intervention sont variable avec l’âge des élèves)

¤  L’Association travaille en collaboration avec les autorités locales : Ministère de l’Education et de la Santé. Ambassade de France, UNICEF etc.)

VIII.   Pédagogie et mise en œuvre.

Ecoles. Pédagogie d’objectifs  :
Une base intéressante, qui comporte des documents accessibles en Français et en Créole, est le travail effectué à Jean Rabel . Elle comprend des textes, des histoires , des chants, des jeux de rôle, des poèmes, des affiches, des documents scientifiques, des films documentaires fournis par l’Association. On pourra y joindre de nombreuses affiches et des documents qui peuvent être achetés ou fournis gratuitement par divers organismes. (OMS, UNICEF etc) Sans obligation de le suivre à la lettre, il offre un bon exemple de plan de travail et de méthode.

Programme :
¤  Sensibilisation des élèves : en partant d’une histoire dont les personnages sont confrontés à ce problème VIH / SIDA
¤  Qu’est-ce que le SIDA ? Comprendre que le SIDA est une maladie incurable, mortelle.
¤  Approfondir les connaissances :
Comprendre la maladie et ses modes de contamination.
¤  Se protéger. Les actes. Les moyens.
¤  Amener les élèves à clarifier leurs attitudes, leurs valeurs et leurs opinions face à la maladie.
¤  Amener les élèves à comprendre comment ils peuvent négocier leur sexualité.
¤  Amener les élèves à maîtriser l’utilisation du préservatif et les évaluer sur ce sujet.
¤  Amener les élèves à dépasser les tabous, à comprendre que les personnes atteintes ont besoin d’aide.
    Comprendre qu’il est vital d’avoir un comportement social et sexuel responsable.
¤  Evaluation. Cette évaluation fait état des savoirs acquis par chaque élève au cours de la formation et en fin de formation. Les données sont résumées dans un bilan général.
¤  Concours d’affiches, organisés, avec un prix, décerné par l’Association Enfants Soleil Haïti.

Dispensaires. Sensibilisation des femmes à l’hygiène et aux IST.
Les infirmières organisent des réunions pour sensibiliser les femmes (sans oublier les hommes disponibles) aux dangers du SIDA. ou elles ajoutent ce volet à leurs séances de prévention. (Elles font déjà de la formation pour les mères ou futures mères, et touchent une grande part de la population avec les campagnes de vaccination qu’elles organisent.) Elles associent le volet SIDA aux informations déjà programmées dans les réunions, ce qui permet une approche progressive du sujet.
Elles disposent pour cela d’outils concrets. (Images, films, affiches, documents écrits en Français et en Créole..)
Voir projet « Clubs Culture Image » Ciné Club de l’association dans les mêmes secteurs géographiques. (Site : enfants-soleil.org)
Elles essaient d’amener les femmes à changer leur situation d’aliénation devant ce problème.
¤  Des moyens techniques leur sont donnés afin d’informer leur famille. ( petits documents en créole et affiches.)
¤  Si possible, une formation de certaines femmes capables de transmettre dans les villages l’information de base est initiée. (Matrones par exemple…)

IX.  Mise en œuvre du projet. Suivi. Rémunération. Bilans.

Les infirmières et médecins sont rémunérés pour les heures de travail effectuées. Le bénévolat a ses limites,  un dédommagement permet de demander des comptes sur le travail effectué, qui exige d’autre part une disponibilité et des déplacements toujours difficiles et onéreux. Il faut souvent compter pour les déplacement un temps supérieur à celui de l’intervention. (Ouanaminthe Capotille. Cité Soleil. Cap Rouge…)
Un bilan bimensuel devra être transmis à l’association par l’intermédiaire de l’association haïtienne jumelle : Enfants Soleil Haïti)

X.  SUIVI de l’Opération.

Des contrats seront établis et signés entre l’Association Enfants Soleil Haïti, sous couvert de l’association Enfants Soleil Internationale et les divers intervenants. Des cahiers de suivi devront être tenus à jour pour chaque intervention, avec le nombre d’élèves, les classes, le contenu de l’intervention.
Même suivi pour les groupes de femmes de la population adulte.
Les bilans seront communiqués périodiquement à l’Association Haïtienne qui en fera une synthèse.
Ils contiendront les résultats des tests organisés auprès des élèves.
Un suivi permettra aux infirmières des dispensaires d’évaluer leur travail et ses résultats. (Nombre de personnes touchées à chaque intervention. Distribution de documents. Tests.) Evaluation de l’efficacité du matériel fourni. Bilan des réaction des bénéficiaires.

XI.  Résultats attendus :

¤  La diminution des infections dans les années suivantes, dans les populations des secteurs concernés.
¤  Une prise de conscience des dangers d’une conduite sexuelle  à risque.
¤  La prise de parole des femmes., pivots de l’éducation à la santé.
¤  Une prise de conscience pour les femmes et les jeunes filles des rapports entre leur condition dans la 
    société et les risques de contamination.
¤  Une évolution des attitudes des femmes et des jeunes.
¤  Une transmission des savoirs aux proches, aux enfants, aux conjoints.
¤  Un changement des mentalités dès le plus jeune âge, parmi les garçons en particulier.

La nécessité d’une trace.
Après les séances, doivent subsister dans les écoles et dans les foyers, des affiches rappelant les thèmes abordés, des prospectus, des livrets en Français et en Créole.

XII.  Activités : Les moyens Humains..

Dix intervenants possibles, tous infirmières ou médecins (Tous les médecins des dispensaires sont des femmes)  dans les départements concernés. ( Nord Est, Port au Prince, Jacmel)
Les infirmières sont attachées à des dispensaires partenaires de l’Association. Elles passent dans les écoles pour amener les enfants à une prise de conscience concernant l’hygiène de vie et la santé. Mais les moyens manquent pour un travail systématique.
UNICEF Haïti peut fournir de la documentation avec laquelle nous avons déjà travaillé.
Personnels disponibles pouvant intervenir ( partage des tâches)
Infirmières :
Capotille Ouanaminthe ( un des secteurs les plus touchés par le VIH) =  2 infirmières.
Cayes Jacmel / Cap rouge                                                                        =  3 ou 4 Infirmières.
Port au Prince                                                                                          =  2 infirmières.
Les établissements scolaires du Nord Est disposent d’un personnel très bien formé, la plupart normaliens ou ayant fait des études supérieures. Ils seront parties prenantes du projet et assureront l’organisation des interventions et le suivi.
Médecins.
Dans chaque dispensaire travaille au moins une femme médecin. ( 2 à Capotille, 1 à Cayes Jacmel, 1 à cap Rouge,   1 à Port au Prince.) Les médecins supervisent le projet.
Le collège de Verrettes est assuré de visites fréquentes du Docteur Joseph Ostene, coordinateur de l’association Enfants Soleil Haïti qui supervisera le projet sur place.
Les collèges du Sud travaillent en coordination avec les dispensaires de Cayes Jacmel et Cap Rouge. (L’école de Cap Rouge est située dans le même espace que le dispensaire.) Mme Marie Hélène Metellus, infirmière, est la représentante d’Enfants Soleil pour le Sud.

XIII.  Activités : Les moyens matériels.
Système de projection. ( Vidéo projecteurs, lecteurs de CD et DVD) Ordinateurs. Générateurs électriques.
Documents écrits. Affiches. Films. CD. Cassettes. DVD.
Des ciné clubs (intégrés au projet « Clubs Culture » Voir notre site) existeront fin 2008 dans ces trois départements, mis en place par l’association. L’un est déjà opérationnel dans le Nord Est. Le second sera mis en place en juin dans la zone de Port au Prince. Le troisième en novembre à Cayes Jacmel.) Il convient de compléter ces moyens par un ou deux vidéo-projecteurs et autant de lecteurs DVD Cassettes. Les trois centres disposent de générateurs d’électricité. Un autre générateur de plus grande puissance devra être envoyé dans chacun des centres avec le container de mars 2008 ou le suivant.

La communication est essentielle dans un pays où tout est freiné par l’impossibilité de communiquer.
Des téléphones cellulaires, seul moyen fiable de communiquer, pourront être mis à disposition des groupes avec un système assimilable à un  N° vert.

XIV.  Déroulement du projet.

8 à 12 interventions sont nécessaires par groupe de 30 ou 40 élèves. (Suivant les moyens, les âges, les niveaux des élèves.) Il arrive que les classes comptent 80 élèves, mais il n’est pas aisé de travailler avec de tels groupes. Les interventions sont adaptées aux niveaux des élèves. Les plus petits  sont plus particulièrement concernés par l’hygiène de vie. ( Hygiène quotidienne. Nourriture. Eau..)
L’eau accessible dans toutes les écoles a été un des objectifs essentiels de l’association dans les dernières années.

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