Aide à la sécurité alimentaire 2011

Projet de développement des cultures vivrière.

Verrette - Artibonite

« Projet de développement des cultures vivrières, irrigation, mécanisation, repeuplement en arbres fruitiers et formation »

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1. NOM

Porteur du projet : Association Enfants-Soleil Haïti (AESH)
S/C Fédération Enfants-Soleil  Internationale.

2.  Coordonnées.
¤  Association Enfants Soleil Haïti ( AESH)
Association humanitaire haïtienne. Délégation Enfants Soleil à Haïti.
Ministère des Affaires Sociales et du Travail : N° STZ1  00950 Port au Prince Haïti
Delmas 19 N° 19A Rue V. Sampeur  Port au Prince Haïti.  BP : 1553
Tel : 3920 3779 ( Joseph Ostene)  37620486 (Emmanuel Fernand)
mail: josephost2002@yahoo.fr   /   fernand_ht@ yahoo.fr
Délégation à Haïti  de la Fédération Enfants-Soleil internationale.

¤  Fédération Enfants-Soleil Internationale. Association Loi 1901.
Reconnue d’intérêt général Déclaration 12/06/1998. N°13560.   Siret 481 783 959 00010
Siège social : 24 Challe Pourpre 95610 Eragny sur Oise. France. Tel : 0130370832   0950736815
Mail : secretariat@enfants-soleil.org / ecrire@enfants-soleil.org  Site : www.enfants-soleil.org
Accréditation en tant qu’ONG travaillant sur le territoire de la République d’Haïti en cours.
Dossier détruit par le séisme : redéposé 1er trimestre 2010.

Responsables de la structure haïtienne :
Docteur Joseph Ostene, Coordinateur.
Vice président M. Emmanuel Fernand.
Membre actif : Tranchant Jean Claude.
Alix Joseph : Président ( Direction Lycée de Capotille.)

3.  Responsables de la structure internationale : Fédération Enfants-Soleil Internationale
Président : Christian Breban. Chargé des projets : Renard Gérard (Secrétaire Général)
Michel Soulat. Président Enfants-Soleil Bourgogne.
4.  Responsable du projet présenté : AESH ( Association Enfants-Soleil Haïti.)
Coordinateur Enfants Soleil Haïti : docteur Joseph Ostene
Vice président : Emmnuel Fernand 
Comité des paysans de Verrettes.

5. Subvention déjà accordée par la Coopération Française. (Enfants Soleil Internationale)

 Réhabilitation du centre de soin « Bon samaritain » Ouanaminthe, région Nord Est. Tranches 1 et 2.
Construction d’une école pour enfants déshérités. Ouanaminthe.
Subvention accordée en novembre 2008. Travaux : Avril / octobre 2009. Subv. SCAC : 18470 €
Subvention accordée en 2009. Réhabilitation Bon Samaritain Tranche 2.  Montant       :  24473 €

Financement d’autres projets :
Agence des Micro projets. Guilde européenne du Raid. Fondation Agir sa vie. Conseil Régional de Bourgogne. Mairie de Dijon. Conseil Général de Bourgogne ( pisciculture Verrettes Artibonite). Associations partenaires. Entreprises privées. Particuliers. Mairie d’Eragny.
Réparation / Rénovation école Fraternité, Port au Prince ( Cité Soleil)  Fondation de France.

II. PRESENTATION DU PROJET 

 1. Titre.
Aide au développement. Sécurité alimentaire.
Développement de l’agriculture vivrière.

 

2. Localisation
Haïti. Département de l’Artibonite. Verrettes.
3. Durée.
1 an.
4. Montant sollicité auprès de l’Ambassade de France.
12500.00 €  (Voir Budget prévisionnel joint)
Montant total projet : 47080.30 
Fonds propres acquis :  20500.00     % : 44 %     
Fonds sollicités total   : 28580.30      % : 56 %

5. Cadre de référence du projet.
Développement d’un projet  réalisé en 2003, et suivi depuis cette date,  permettant à un comité de paysans de vivre de leur travail en développant les cultures vivrières , qui désirent agrandir leur comité à une cinquantaine de familles au moins, qui en ont exprimé la demande.

Le projet entre dans le cadre d’une aide au développement en réseau dans cette région, comprenant les écoles, la santé, l’agriculture et la pisciculture, avec prioritairement, la nécessité de générer des revenus et la stabilisation de la population rurale.

Les « Jardins communautaires » sont des espaces agricoles de dimensions modestes ( un ou deux carreaux par paysan  dans le meilleur des cas – 1 carreau =1,3 hectares) en propriété ou loués, gérés par des comités de paysans, généralement très pauvres et sans moyens de se développer. Pour les locations, les paysans ne donnent pas une partie des récoltes, mais un loyer fixe, ce qui augmente les risques en cas de mauvaise récolte, et les oblige souvent à quitter ces terres sans rien d’autre que des dettes.
Bien gérées, préservées  et cultivées intelligemment, ces terres, riches, mais de plus en plus dégradées au cours du temps par de mauvaises pratiques, peuvent nourrir les populations et éviter l’exode rural, et servir de référence pour d’autres projets similaires.

5 a)  Contexte.

  Titre du projet :
« Projet de développement des cultures vivrières, irrigation, mécanisation, repeuplement en arbres fruitiers »
           

Résumé du projet :

Expansion d’une réalisation de 2003 : aide au développement rural. Aider les petits paysans à étendre leur comité à de nouveaux paysans pauvres, adhérents, pour pouvoir irriguer, mécaniser, créer une pépinière, rétablir la riziculture, planter des arbres fruitiers, créer un bassin de réserve d’eau et cultiver une partie des terres en commun et ainsi augmenter leurs revenus et accéder à l’autonomie.

 

Introduction : Lorsque nous avons commencé à aider les paysans de l’Artibonite, en 2003, avec le concours de la Région Ile de France et l’Association SOS Enfants, avec des pompes pour irriguer et des outils, et la location de quelques carreaux de terres,  ils nous ont écrit une lettre dans laquelle ils disaient : « grâce à vous, le paradis est arrivé sur la terre ». Ces mots nous ont vraiment touchés (la lettre figure sur notre site) et montrent surtout qu’avec peu de moyens, avec une bonne connaissance du terrain et des hommes, on peut leur permettre de retrouver des revenus décents, mais aussi l’espoir, et la dignité. Avec ce projet plus ambitieux, qui pourra servir de modèle, nous espérons apporter notre contribution pour lutter contre le mépris et la terrible misère qui asservit le monde des petits paysans d’Haïti.

 

  1. Analyse du contexte et des besoins:

Contexte socio-économique local

Le pays.
Haïti possédait au début des années 80 une agriculture autosuffisante. Depuis, la situation n’a pas cessé de se dégrader.  Ouverture des Frontières, corruption, main mise sur la terre par des propriétaires qui n’investissent pas et se contentent d’affermer à tarifs fixes et non au pourcentage des récoltes, ce qui ruine les petits paysans ; manque d’organisation ( les petits producteurs doivent passer par des entreprises privées qui  achètent à bas prix et spéculent) et d’encadrement,  concurrence des
importations de denrées américaines, orientation de l’agriculture vers les cultures de rente ( fournir les produits demandés au marché américain ou aux classes moyennes des villes), concurrence des produits subventionnés d’Europe et d’Amérique, incurie ou désintérêt des gouvernements successifs… accaparement de la terre par de fausses associations humanitaires. Familles nombreuses, lopins trop petits, surpopulation, déboisement…
65% de la population est aujourd’hui rurale, et en grande majorité très pauvre. Cela représente 2/3 de la population active qui peuvent être, avec des aides intelligentes, l’un des moteurs de la reconstruction du pays et le conduire vers la souveraineté alimentaire.

Le Département.
Le département de l’Artibonite est constitué d’une plaine (27% du territoire) riche de possibilités, du point de vue agricole, mais les terres sont mal partagées et les moyens d’une exploitation rentable font défaut. Cette plaine est drainée par deux cours d’eau : le fleuve Artibonite et la rivière Bois. Leur débit varie beaucoup  suivant les saisons, et la plaine, en grande partie rizicole est sujette à des inondations subites (d’autant que le trop plein du barrage de Peligre, situé en amont, se déverse dans ces cours d’eau en cas de grosse pluie). Les inondations de septembre 2008 ont vu une montée des eaux de plus de 4 mètres dans la plaine et occasionné de nombreuses victimes, détruisant maisons et récoltes, et occasionnant des pertes de 75% du cheptel. Un canal très utile pour l’irrigation longe le fleuve Artibonite.
La pluviométrie varie dans cette région de 1000 à 1500 mm, la température est 28°en moyenne. L’altitude est d’environ 100 m (Verrettes) descendant jusqu’à la mer. Un canal, qui double la rivière Artibonite, sert à l’irrigation, il se divise en canaux secondaires.
Un petit barrage entre Mirault et Petite Rivière est sensé donner de l’électricité…
Le reste du territoire est montagneux (région des Mornes ) très déboisé et souvent extrêmement pauvre. Ces zones sont très difficile d’accès ( souvent plus de 4 heures de marche pour atteindre les villages des mornes. )
C’est une région agricole mais qui produit très peu  et n’arrive pas à nourrir sa population, et qui offre pourtant de bonnes possibilités.

La ville : Verrettes. (Commune : 516 Km²)
Verrettes est une bourgade située dans  l’arrondissement de Saint Marc. La ville la plus proche est Pont Sondé : petite ville carrefour entre la route du Nord (Gonaïve) et la route du plateau central. (Hinche)
Verrettes est désormais relativement bien desservie par une route assez bonne (en voie de réhabilitation grâce à l’aide internationale) depuis la capitale : Port au prince. Il est bien difficile de connaître sa population exacte ; le maire avance 20000 habitants pour la ville et 160000 pour la communbe. 10000 de plus après le séisme.
Malgré sa bonne situation, Verrettes est victime de la pauvreté qui sévit dans tout le pays. Bon nombre d’habitants des mornes, montagnes isolées, déboisées, quittant leur village à cause de la misère, y échouent, sans travail et sans aucune ressource, avant de venir grossir (avant le séisme) la population des bidonvilles de la capitale ou de Saint Marc et Gonaïves. Le chômage dépasse largement 50% de la population active, en général ; mais beaucoup plus dans les bidonvilles des agglomération importantes et dans les zones montagneuses isolées.
La ville n’a pratiquement pas accès à l’électricité et l’eau courante dans les habitations est très rare.
 Les enfants font souvent des heures de marche, le ventre vide, pour se rendre dans les diverses écoles de Verrettes. Cette situation ne cesse d’empirer. (Les enfants du collège « Massawist », construit à Verrettes par l’Association enfants soleil, qui ne peuvent bénéficier de la cantine, attendent, sans vouloir quitter l’établissement, les restes du repas de leurs camarades.) Situation intolérable. Le PAM est débordé et ne peut répondre à toutes les demandes.) Une bonne moitié des enfants souffre de malnutrition, même ceux qui fréquentent les écoles de la ville. Or ce sont les familles qui devraient pouvoir nourrir leurs enfants et non l’assistance internationale quasi permanente.
Depuis le tremblement de terre, de nombreux réfugiés se sont installés dans la commune de Verrettes. La mairie évalue leur nombre à 10000. Ces personnes déplacées arrivent dans des familles proches ou lointaines déjà très pauvres, sans avoir de moyens d’existence ou de possibilité de trouver du travail.

La misère de la population paysanne à Haïti est structurelle et  aujourd’hui aussi conjoncturelle.
Il faut donner à la population les moyens de subvenir à ses besoins par son travail, et de valoriser les potentialités du pays.
Si la plaine proprement dire est constituée de terres riches, elle n’est pas très étendue et la majorité de la superficie agricole est constitué de terrains montagneux, au sol ravagé par les pluies à cause du déboisement, difficiles d’accès, enclavées. Familles nombreuses et lopins beaucoup trop petits pour permettre de survivre, manque d’eau, terres épuisées, décalage fréquent des saisons qui mettent en péril les récoltes, violences dues à l’absence de cadastre sûr, aggravée par la disparition totale due au séisme. Il faut souvent 4 heures de marche pour se rendre au matché du Bourg, pour vendre quelques fruits ou épis de maïs. Les spéculateurs qui achètent les surplus, quand il y en a, à bas prix, la concurrence des produits américains moins chers, l’illettrisme, les aléas climatiques et cyclones, l’afflux de personnes réfugiées complètement démunies, qui arrivent dans des familles déjà dans la misère… tout cela contribue à enfoncer la campagne haïtienne dans une crise permanente et dramatique en particulier pour les femmes et les enfants. Enfin, la bulle humanitaire qui apporte des stocks de nourriture souvent revendue sur le marché et qui concurrencent les produits locaux.
Dans la plaine, les terrains sont rares et les paysans ont du mal à s’organiser. Il y a cependant des possibilités de développement que nous avons expérimentées à petite échelle depuis plusieurs années.

Aide des paysans aux cantines.
Les écoles aussi sont confrontées au problème de la faim et désirent créer ou entretenir des cantines. Les demandes d’assistance alimentaire sont telles à Haïti, que ni le PNCS ( Programme national des cantines Scolaires), qui dépend du PAM, ni le PAM ne peuvent subvenir à tous les besoins, surtout après le séisme et ne constituent pas une solution d’avenir. Les milliers de petites associations qui apportent une aide ponctuelle ont l’impression de tenter de remplir un tonneau des Danaïdes. L’assistance n’est pas une solution d’avenir.
Parmi les 10 départements d’Haïti, l’Artibonite est particulièrement mal placée en ce qui concerne les résultats scolaires. Les résultats du bac 2009 en attestent. ( Première session Juillet 2009) Il y a eu une seconde session fin août.)
Sud Est : 45,97 %.  Centre : 38,76 %   Sud : 35,12 %. Artibonite : 19,50 %
L’Artibonite, sur le papier, est l’un des départements les moins misérables, si l’on ne regarde que la plaine. Toutes les régions des mornes (montagnes) stagnent dans une misère effroyable.
Le projet établira les règles d’une aide à la cantine de la part du nouveau comité. Développer l’agriculture, c’est influer directement sur la scolarisation des enfants.

5 b. Problématique.
Le séisme a provoqué l’exode de 10000 personnes à Verrettes. Le retour à la capitale s’avère problématique. Le développement des régions est un facteur essentiel de la reconstruction du pays, d’autant que la reconstruction des villes sinistrées sera très lente, et risque fort d’oublier les plus démunis et de générer des violences qui rendront la vie encore plus difficile. Donner du travail aux paysans évite l’exode, qui, on le voit, remplit les villes et les bidonvilles d’une population paupérisée et fragile. ( Le Choléra est la directe conséquence  des conditions déplorables d’existence dans ces quartiers de population en majorité venue des campagnes.) Ce qui conforte notre idée que résoudre le problème en amont est la solution. La ville de St Marc où les grandes associations sont nombreuses, et les capitaux importants, pâtit toujours de conditions de vies tellement déplorables que le choléra peut s’y développer dramatiquement ; bien que la ville n’ait pas été touchée par le séisme.
Le monde paysan.
Les paysans de cette région sont souvent regroupés en comités, leur permettant travailler en mutualisant les moyens humains et matériels et les connaissances et expériences. Malgré les diverses catastrophes, cette organisation leur a permis depuis 2003, dans les jardins communautaires de Verrettes et Mirault, ( à 5 km de Verrettes)  de subvenir aux besoins de leurs familles. Grâce à l’aide de l’association, ( et à celle de la Région Ile de France et de l’Association d’intérêt plublique SOS Enfants) ils ont pu aussi aider la cantine de l’école Massawist de Verrettes ( Construite par l’association) en denrées alimentaires, produites par la terre, pour la cantine.
Cette aide aux paysans a consisté à leur permettre d’irriguer leurs terres ( pompes), d’avoir des outils adaptés, d’acheter des semences en cas de mauvais climat. Ils on pu louer les pompes aux paysans hors comité, et vendre quelques surplus. Ils ont aménagé des canaux d’irrigation et planté du vétiver pour protéger les terres de l’érosion. Leurs techniques traditionnelles d’agriculture permettent de préserver la terre. Ils ont la possibilité d’entretenir des rizières.
Beaucoup de petits paysans, voyant ces résultats, désirent entrer dans le comité. C’est l’objet de ce projet. Apporter à 50 familles les avantages du comité, en les y incluant.

Aleas climatiques.
La gestion en comités, les pompes pour l’irrigation, les motoculteurs, les bassins de réserve d’eau, l’utilisation du vétiver et du compost, l’organisation des cultures en étages de végétation, l’alternance de ces cultures,  sont de très bons moyens de lutter contre les aleas climatiques de plus en plus fréquents. Si les saisons, sècheresse ou pluie, sont décalées, les récoltes sont irrémédiablement perdues sur ces terres fragiles et exposées. La mécanisation permet plus de rapidité pour la mise en valeur des terres entre deux récoltes, les cultures étagées permettent de ne jamais exposer les sols au grand soleil, ou à  l’érosion, le compost permet d’économiser financièrement et de ne pas détruire les terres avec trop d’engrais chimiques, le vétiver assure la préservation des terrains contre l’érosion, stabilise la terre, filtre la pollution et garde l’humidité…
Pépinière coopérative.
En plus d’être une mine pour les apprentissages, une pépinière fera sortir les paysans du cercle des achats obligatoires aux commerçants spécialisés. (les plants sont relativement chers en Haïti) Bien gérée, une pépinière peut générer des revenus appréciables et les paysans sont demandeurs. Mais ceci implique des techniques que ne maîtrisent pas toujours les paysans. Il est donc essentiel de prévoir une formation avec des techniciens agricoles et d’acquérir des notions de base de gestion.
Pour gérer cette pépinière, nous avons prévu deux emplois fixes, qui pourront être deux paysans sans terre, sous la responsabilité du comité avec un contrat.  La pépinière sera gérée comme une coopérative, elle permettra de fournir des plants aussi bien aux paysans du comité qu’autre autres. Elle pourra constituer un fonds de réserve pour le comité, donc favoriser son autonomie future.
Cette  pépinière, forcement expérimentale, pourra grandir avec le temps.

6. Bénéficiaires. / population civile.
a)  Bénéficiaires directs.
¤  Ce sont 50 familles ( environ 300 personnes, mais le nombre de membres de plusieurs famille a doublé avec les déplacements dus au tremblement de terre !) qui atteindront la sécurité alimentaire grâce à ce projet. Ils seront les acteurs de ce changement, grâce à l’aide des personnes du premier comité. Ils participeront activement à chacune des phases de cette réalisation. D’autre part, le projet implique d’embaucher plusieurs personnes pour sa réalisation.
b)  Bénéficiaires indirects.
Location de matériel.
Une cinquantaine d’autres familles, ( 300 personnes) extérieures au comité, pourront bénéficier d’une aide :
Lorsqu’un comité de paysan est opérationnel, la possibilité de louer à prix raisonnable, le matériel ( motoculteurs et pompes) aux paysans possédant ou louant des terres dans les environs immédiats existe . Cette pratique a plusieurs avantages : elle évite les conflits possibles liés aux jalousies, elle génère des revenus complémentaires, elle crée une solidarité qui se perd. Une personne du comité est chargée, à tout de rôle, d’apporter cette aide. Les pompes ne sont pas confiées aux paysans. Ce sont des heures de pompage qui sont facturées, pour préserver le matériel. Les paysans désirant entrer dans le comité bénéficiaient de ces aides. Ce système est en vigueur pour les jardins communautaires de Mirault. ( Proches de ceux de Verrettes)

Pépinière.
De nombreux paysans devront profiter des produits de la p épinière et de ses prix raisonnables, ou d’échanges ( main d’œuvre, compétences, produits…) très pratiqués en Haïti.
Les paysans ont peu de contact ( à part ceux du MPP - mouvement des paysans de Papaye) avec les expériences produites sur le terrain. Une expérience de proximité donnera lieu à des échanges de compétences nombreux et abordables.
Seront aussi bénéficiaires les enfants des écoles ( 250 au Collège Massawist).
Dans certaines parties de jardins communautaires, des rizières pluviales peuvent renaître, assurée par une irrigation temporaire. Il faut beaucoup de main d’œuvre pour réhabiliter ces rizières, et cela crée des emplois si nécessaires dans cette région. Les pépinières rizicoles demandent de la technique, un entretien permanent et un apport d’eau en cas de décalage des saisons de plus en plus fréquentes.

8. OBJECTIFS.

a.  Objectifs généraux.
Lutter contre la pauvreté rurale et l’exode en donnant aux paysans les moyens de cultiver leurs terres, en se groupant en comités, en irriguant, plantant des arbres, et avec une mécanisation raisonnée, la création d’une pépinière et une formation agricole et piscicole préparant l’avenir.

b. Objectifs spécifiques :
¤  Développer les cultures vivrières  pour permettre aux paysans d’un comité agrandi d’augmenter leurs revenus,  réhabiliter les sols en plantant des arbres fruitiers.
¤  Aider les paysans à agrandir et gérer leur comité pour mettre en commun les moyens matériels et 
           humains  et les  connaissances.
¤ Assurer une formation avec l’aide d’un agronome pour développer une agriculture moins
   agressive pour la terre et s’orienter vers une agriculture raisonnée, respectant l’environnement 
   fragile de la région.
¤  Aider à développer l’irrigation des terres ( bassins de réserve d’eau) et la mécanisation ( achat de 
    2 motoculteurs)
¤  Créer une pépinière pour éviter d’acheter les plants trop cher et au mieux en vendre ou échanger, tout en acquérant les techniques appropriées.
¤  Créer des emplois pour les personnes réfugiées à Verrettes depuis le séisme et qui se retrouvent sans aucun revenu.
      ¤   Lier entre elles les activités entreprises dans cette région.

9. 1.  Activités et résultats attendus.

Résultats :
Résultat 1 (R1) : Les comités sont non seulement capables de gérer leurs affaires, mais ils peuvent contribuer à étendre ces pratiques.

Activités associées au R1 : Formation pour la gestion d’un comité. Tenue de comptes, distribution démocratique des tâches, devoirs et droits. ( Aide du comptable de l’école Dumarsais estimé, qui gère le projet pisciculture de Verrettes). Le comité existant, partenaire de l’Association Enfants-Soleil depuis plusieurs années sera le noyau du nouveau groupement.

Résultat 2 (R2) : Les paysans augmentent sensiblement leurs récoltes et les assurent en s’affranchissant des aléas climatiques. Elles devront plus que doubler. Passer d’une récolte par an après la saison des pluies à 2 voir 3 récoltes pour certaines plantations.
Revenus augmentés et conséquences multiples sur la vie quotidienne. Statut des femmes, scolarisation des enfants. Transformations psychologiques avec la reconnaissance de soi : autonomie et responsabilités. Meilleurs possibilité d’accueil pour les familles accueillant des réfugiés.

Activités associées au R2 : Irrigation et mécanisation assurent de meilleures récoltes et procurent du temps pour d’autres tâches essentielles, en particulier en libérant une partie de l’emploi du temps des femmes. ( projets, formations .) Les réserves d’eau permettent d’atteindre les terres éloignées du fleuve ou du canal et de parer aux sècheresses.

Résultat 3 (R3) : Les paysans croient en leur avenir, ils ont les possibilités d’entreprendre, ( pisciculture, location de nouvelles terres,) et d’étendre leur expérience aux autres paysans. Ils peuvent devenir un exemple de référence. On ne peut occulter l’importance de retrouver sa dignité en pouvant nourrir sa famille en devenant un entrepreneur de sa propre vie, en partageant le travail et les savoirs et savoir-faire.
Les paysans donnent du travail à d’autres personnes réfugiées à Verrettes et gèrent ces embauches. Ils deviennent en même temps employeurs. Ils assurent l’avenir en utilisant des méthodes d’agriculture raisonnée. ( Jardins créoles, vétiver, compost, et dans l’avenir, peut-être une expérimentation  : stévia)
Les plantations d’arbres fruitiers apportent des revenus nouveaux  et transforment le paysage en participant à la préservation des terres. La pépinière génère des revenus et permet une formation. Elle crée deux emplois. Ils exploitent plus facilement les possibilités rizicoles de la région.

Activités associées au R3 : Donner des responsabilités  avec les connaissances et les aides qui permettent de les assumer. ( Gestion, aides matérielles, aides financières). Ces connaissances pourront être transmises en cas de nouvelle expansion du projet. Mettre en perspective une autonomie à moyen terme. L’aide est consacrée au développement d’une action que les bénéficiaires devront après deux années gérer seuls.
Création d’une pépinière et plantations d’arbres fruitiers. Embauches diverses.

Résultat 4 (R4) : La terre retrouve sa fonction nourricière et sa richesse : les paysans sont conscients qu’ils détruisent terre et paysage et polluent en utilisant toujours plus d’engrais chimiques et de pesticides (qui d’ailleurs grèvent démesurément leur budget), et en dénudant la terre pour tenter de récolter plus ou en abandonnant les techniques d’alternance de cultures ou d’association de cultures, qu’ils connaissent pourtant bien, mais ils n’ont pas les moyens d’agir différemment. Ils préparent l’avenir en reboisant en arbres fruitiers, tout en anticipant d’autres sources de revenus. (Pisciculture)

Activités associées au R4
Apporter  une aide pour mettre en place une agriculture raisonnée (sinon biologique) avec la possibilité de développer des techniques plus respectueuses de l’environnement fragile de cette plaine. (Vétiver, compost, arbres fruitiers…) Riziculture et réseau de vente si surplus.

Commentaire sur les résultats attendus.

Les paysans des « fermes 4 et 5 » ( dénomination du lieu où le projet se déroule), travaillent ensemble depuis 2003 sans aucun problème majeur.. Beaucoup ne savent pas écrire, ce qui rend difficile la rédaction d’un bilan tel qu’on l’imagine depuis la France. Cependant ils se débrouillent toujours pour nous envoyer des courriers et font preuve d’une volonté exceptionnelle pour changer leur condition de vie, en pensant aux générations futures. Un autre obstacle pour les bilans est le fait que les paysans ont peur que les aides s’arrêtent s’ils montrent des résultats positifs. Ils ont donc une tendance, que l’on peut comprendre, à occulter les résultats … ils vivaient dans des conditions de grande précarité, vu l’exigüité des terres et la dureté du climat. Ce sont des travailleurs infatigables, et ils possèdent un savoir très riche concernant les techniques agricoles  éprouvées depuis très longtemps. Mais ils ont souvent cédé aux sirènes de la monoculture et se rendent compte aujourd’hui que la voie du développement est autre. Ils représente un élément très fort du projet, sur lequel on peut compter pour sa perennité.

Créations d’emplois.
Nous avons prévu dans le budget des aides en main d’œuvre dans divers secteurs :
¤  Mise en valeur des terres nouvelles
¤  Création d’une pépinière ( arbre, bananiers, riz, produits vivriers)
¤  Bassins de retenue d’eau. Assurance contre les sècheresses.
¤  Aménagement des canaux l’irrigation. Gestion de la distribution.
En effet, le travail de leur terre est vital pour les paysans, qui ne pourront tout faire en même temps. Ils participeront aux travaux en plus de leur travail quotidien. Les emplois donneront aux bénéficiaires l’occasion de s’initier à cette gestion dans la pratique.

Création d’un réseau de coopération, d’entraide et de partage.
     L’Association est bien implantée dans la région.
¤  En 2003, nous avons construit le collège Massawist ( école qui compte près de 300 élèves aujourd’hui avec 2 classes de maternelle) Cantine.
¤  Nous avons organisé l’aide aux réfugiés du séisme avec la mairie de Verrettes ( la seule aide qu’ils aient reçue) avec une clinique mobile et 5 infirmières de l’association, en partenariat avec l’Hôpital Dumarsais Estimé. ( Le Maire de Verrettes sera en voyage en France en Novembre, grâce à un financement de la Mairie de Dijon)
¤  Nous avons créé avec les paysans de Verrettes le premier comité (Fermes 4 et 5), puis le second à Mirault. Tous deux fonctionnent très bien. Il conviendra désormais d’officialiser cette structure auprès des autorités Haïtiennes, surtout communales)
¤  En 2010, nous avons financé un élevage de poissons ( Tilapias) dans l’école Dumarsais Estimé, avec adduction d’eau ( sur 400m)  et construction d’un poulailler, qui amélioreront la cantine, et des cours de pisciculture qui s’ajouteront aux cours d’agriculture, avec jardins pédagogiques, déjà dispensés dans l’école.. ( 500 élèves). Le Centre National de Pisciculture est partie prenante de ce projet. ( Aide technique, et cours de pisciculture).
Un dépliant d’information sera réalisé par l’école avec l’aide du CNPH, (Centre National de Pisciculture d’Haïti) pour informer les paysans des possibilités de développer la pisciculture. Un projet d’expansion de la pisciculture à l’échelle familiale est en effet prévu à moyen terme.

L’avenir. Pérennité et prolongement du projet.
¤  Dans l’avenir, ces projets de développement de la pisciculture   et de l’agriculture seront mis en place avec de nombreux paysans de la région et le Centre National de Pisciculture de Pont Sondé ( à 24 Km de Verrettes), les paysans des comités en place expérimenteront l’élevage de poissons et seront le noyau de l’expansion.
¤  Un échange aura lieu entre les deux écoles ( Massawist et Dumarsais Estimé : cours de couture contre cours de pisciculture et agriculture).
¤  Les ingénieurs du Centre national de pisciculture ( qui sont aussi agronomes) participeront à la formation des paysans et apporteront leur aide pour les techniques agricoles, les plantations ( nécessité d’apprendre les techniques de greffes), et la pépinière.
¤  Les moyens mécaniques octroyés aux paysans des fermes 4 et 5 seront loués à ceux du comité de Mirault par un contrat et à d’autres paysans du secteur.
¤  Les paysans participeront selon leurs moyens au ravitaillement des cantines.

¤  Impliquer les jeunes. Un nouveau système va être mis en place pour les parrainages d’enfants : chaque enfant parrainé devra, avec l’aide de l’association et de la Mairie,  planter 5 ou 6 arbres fruitiers, qu’il devra, avec l’aide de sa familles soigner tout au long de leur existence. L’Association compte 209 enfants parrainés, qui gèrent souvent déjà l’élevage de petits animaux ( poules , cabris…)

9.2.  Calendrier d’activités prévu. Année 2011. Début réalisation : avril 2011.

Mois

M1

M2

M3

M4

M5

M6

M7

M8

M9

M10

M11

M12

Mise en place du nouveau comité. Election responsables. Règlement. Fonctionnement.

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Achat matériel. Pompes +  Motoculteur N°1(Formation)
Mise en valeur des terres, canaux d’irrigation. Embauches

 

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Construction hangar

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Construction bassin retenue d’eau.

 

 

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Plantations vétiver

 

 

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Début formation gestion

 

 

 

 

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Création pépinière.

 

 

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Intervention technicien agricole.

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Construction fosses à compost 1ère série

 

 

 

 

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Evaluation mi parcours

 

 

 

 

 

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Construction fosses à compost 2ième série

 

 

 

 

 

 

 

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Achat second, motoculteur

 

 

 

 

 

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Formation pisciculture

 

 

 

 

 

 

 

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Evaluation année 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    1. Méthodes et suivi d’évaluation.

 

Suivi des travaux.
¤  Signature d’un contrat entre l’association Enfants-Soleil Haïti (AESH) et les bénéficiaires. Les droits et obligations de chacun seront discutés et écrits. ( Ouverture d’un compte. Tenue d’un budget. Collecte des factures. Livre des travaux. Embauche des ouvriers et des permanents ? Constructions etc.)
¤  Signature d’une convention entre Fédération Enfants-Soleil Internationale et Association Enfants Soleil Haïti.

  1. Evaluation technique. (Fin du premier semestre) par AESH et Comité et responsables formation et technicien agricole.  Evaluation des problèmes rencontrés.

Evaluation de l’impact. Rapport dotation / besoins. ( AESH et Fédération)
Rapport des bénéficiaires. ( Etat des lieux. Opinions. Améliorations)

  1. Bilan financier final. Evaluation général de l’impact du projet avec toutes les parties concernées.

            La Fédération demandera à AESH de tenir un cahier de travaux et un cahier de compte (avec  
           factures numérotées et bilan financier final).
      c) Bilan de la formation des bénéficiaires et autoévaluation. (Questionnaire d’enquête)

  1. Estimation de l’expansion du projet et des possibilités de pisciculture à échelle familiale.

La formation des paysans ne doit pas être celle de personnes extérieures sensées posséder la science infuse, mais un échange sur le terrain, une analyse des pratiques, elle doit tenir compte de la demande générée par le projet lui-même. (pour la pépinière, par exemple, certains plants de manguiers nécessitent des greffes : certains arbres, très résistants, donnent des mangues de qualité moyenne, d’autres, fragiles, donnent des fruits de très bonne qualité commerciale. Il s’agira de s’initier aux techniques de greffe que seules les  pépinières professionnelles pratiquent …avec des prix exagérés, parfois inabordables pour les planteurs très pauvres.)

10. Moyens humains et matériels.

10.1 Ressources humaines.
¤  Equipe Enfants-Soleil Haïti.(Suivi Supervision)
¤  Equipe Ecole Dumarsais Estimé. ( Formation gestion et visites de l’élevage de Tilapias. Visites du site)
¤  CNPH/ ODVA (Organisme de développement de l‘Artibonite) ( agronomes et ingénieurs pisciculture) Participation à la formation élevages de tilapias et carpes herbivores. Suivi/ apports connaissances techniques agriculture irriguée.
¤  Ingénieur travaux : construction hangar.
¤  Ouvriers embauchés ( Durée déterminée ou emplois fixes).   Maçons.

10.2 Ressources matérielles.
Pompes. Motoculteurs. Bassin de retenue d’eau.

11. Impact attendu.
¤  Le réseau ainsi constitué, soutenu par la mairie de Verrettes  permettra dans l’avenir de projets plus importants.
¤  L’exode rural est en grande partie constitué de paysans ayant perdu leurs terres ou n’ayant plus les moyens d’en vivre. A petite échelle, cette expérience montrera que le pays peut nourrir ses habitants, avec des investissements faibles.
¤  L’impact sur les familles est impressionnant : scolarisation des enfants, nutrition, hygiène de vie, libération d’une partie de l’emploi de temps des femmes…qui pourront consacrer du temps aux enfants ou à la commercialisation traditionnelle.
¤  L’impact économique, qui nous permet de créer des emplois ( 2 emplois fixes pour la pépinière par exemple et plus d’une dizaine pour l’aide à la mise en culture des terres , la construction du bassin de retenue d’eau et du hangar) est important vu la modestie du projet. Elle touche les plus pauvres qui ont besoin d’emplois et donne un exemple des possibilités de développement sans grandes dépenses. Elle peut redonner à des personnes ayant quitté leurs terres depuis longtemps, l’espoir d’y revenir.
¤  Les paysans pourront grouper leurs achats de semences et leurs produits pour la vente.
¤  Echanges de connaissances et de compétences. Ecoles, agriculture, pisciculture. Les paysans iront visiter la réalisation de l’école Dumarsais et les jardins pédagogiques des élèves, ils pourront aussi échanger, et découvrir la pisciculture ( y compris celle à plus grande échelle du centre national de pisciculture)
¤  Les paysans deviendront acteurs en initiant l’expansion de leur comité.
¤  Après la visite en France du Maire de Verrettes et du coordinateur de l’Association haïtienne, de nouvelles perspectives de collaboration internationale s’ouvrent.
¤  Des changements interviendront grâce aux formations. Les paysans, doués de beaucoup d’intelligence pratique, deviendront des formateurs pour les projets suivants. ( Techniques agricoles issues de leur expérience, maintenance des machines, gestion simple de leurs activités et évaluation…)
Impact psychologique. Beaucoup de paysans se sentent ignorés ou méprisés ( ils le sont ) , l’impact d’un projet où ils prennent des responsabilités est énorme psychologiquement et se répercute sur les familles. Ils retrouvent une dignité perdue dans la misère. C’est un facteur souvent négligé mais d’une grande importance. Ceci n’est pas propre aux paysans haïtiens. ( Par exemple, beaucoup d’entre eux voudraient bien apprendre à lire et à écrire, mais ils le diront très difficilement…la formation en gestion pourra constituer une « démarche de détour ».
¤  Renaissance de la terre.

Télécharger le projet (Pdf)

Le budget :

Nom de l’association : __Fédération Enfants-Soleil Internationale_______________________________________________________DATE:14/05/2010________
TITRE DU PROJET: Aide a la Sécurité alimentaire. Développement agriculure vivrière. Verrettes. Département Artibonite.  Haïti.___________________________________________________________________________________________________________
OBJET Montant unitaire   Quantité COÛT TOTAL FONDS PROPRES Subventions Acquises ou recherchées  
Achat matériel et plants              
Achat matériel             
Achat 2 pompes diesel  3P AN 1 x3 600,00      1 800,00   1 800,00  
Achat motoculteur KUBOTA + accessoires An 1 x 2 5000,00     10000,00 9000,00 1 000,00  
Sous Total Matériel       11800,00 9000,00 2 800,00
Achat matériaux              
Ciment hagar x 80 sacs 7 € / sac   80 560,00   560,00  
Blocs 20 hangar x 1800 0,35 / bloc   1 800 630,00   630,00  
Sable hangar /  m3 8,00    5 40,00   40,00  
Gravier hangar / m3 20,00    5 100,00   100,00  
Tôles hagar x 80 6,5 € / Unit   80 520,00   520,00  
Bois hangar 2/4/14  12,4 Unit   20 248,00   248,00  
Bois hangar 2/4/16  13,30 unit   5 66,50   66,50  
Fer  hangar 1/2 x 8 9,00    8 72,00   72,00  
Fers hangar 3/8 x 4 4,80    4 19,20   19,20  
Fers hangar 1/4 x 8 1,60    8,00 12,80   12,80  
Fils ligatures x 3 livres 0,60    3 1,80   1,80  
Porte Hangar coulissante fer 350,00   1 350,00   350,00  
Blocs 15 fosses à compost x 2000 0,26 / bloc   2 000 520,00   520,00  
Ciment fosses à compost x 60 sacs 7,00    60 420,00   420,00  
Sable fosses à compost 8,00    5 40,00   40,00  
Gravier fosses à compost 20,00    5 100,00   100,00  
Bois couverture pépinière 2/4/14 12,40    30 372,00   372,00  
Traverses couverture pépinière  8,00    40 320,00   320,00  
Grillage pépinière/ rouleau 10m 20,00    10 200,00   200,00  
Filet pépînière pare-soleil Rouleau 5   30 150,00   150,00  
Poteaux bois  pépinière 3,00    40 120,00   120,00  
Outils et PVC Forfait   500,00  500,00    500,00   
Sous Total Achats Matériaux       5 362,30   5 362,30  
Achats plants et intrants              
Achats plants arbres fruitiers  4,00    1 000 4 000,00 2000,00 2 000,00  
Aide intrants et semences Forfait     2 000,00   2 000,00  
Aide achat Vétiver x 500 plants 0,3 / plant   500 150,00   150,00  
Sous Total Achats plans intrants       6 150,00 2000,00 4 150,00  
Main d'œuvre               
Fouille hangar Forfait     200,00   200,00  
Hangar main d'œuvre,maîtres maçons embauchés construction 3 € / H    200 600,00   600,00  
Mise en valeur terres/ rizières Main d'œuvre ouvriers embauchés + valorisation 1 € / H    600 600,00 200,00 400,00  
Construction bassins retenue eau 150 m3 x 8 ouvriers embauchés +valorisation 1 € / H x 300 H x 8   2 400,00 2 400,00 600,00 1 800,00  
Canaux irrigation main d'œuvre ouvriers embauchés + valorisation 1 € / H x 200 H   200,00 200,00 100,00 100,00  
Pépinière main d'œuvre ouvriers embauchés 100 € / mois x 12 mois x 2 pers   2 400,00 2 400,00   2 400,00  
Sous-total Main d'œuvre       6 400,00 900,00 5 500,00  
Aides financières gestion fonctionnement / Formation              
Location terrains / 2 ans 2 hectares   500 €  / an 1 000,00   1 000,00  
Formation gestion nouveau comité x 50 H + déplacements 8 ,00 € /H   50 400,00   400,00  
Création pépinière Formation Technicien agricole + déplacements 8,00 € / H   120 960,00   960,00  
Formation Utilisation/entretien motoculteurs +déplacements 8,00 € / H   10 80,00   80,00  
Assistance Agr vivrière Technicien x 120 H + déplacements 8,00 € / H   120 960,00   960,00  
Formation pisciculture x 20 H Intervention ingénieurs CNPH 10,00 € / H   20 200,00   200,00  
Déplacement+ nourriture formation Pisciculture CNPH + repas 5 €/per x 20 pers x 3 stages   300,00  300,00    300,00   
Aide carburant pompes/ 1 an Forfait   1 000,00 1 000,00   1 000,00  
SOUS TOTAL AIDES FINANCIERES GESTION/ FONCTIONNEMENT       4 900,00   4 900,00  
Gestion projet supervision              
Assurance Bénévoles Enfants-Soleil Haïti  584,00    2 1 168,00   1 168,00  
Supervision Ass Enfants-Soleil Haïti Indemnisation frais  x 2 personnes 40 J x 27,50 € / J x 2   2 2200,00 500,00 1700,00  
Frais voyage Enfants-soleil Haïti / Verrettes + carburant+ véhicule mise à disposition 20 V x 75 € / V   750,00 1 500,00 500,00 1 000,00  
Voyages Enfants Soleil Internationale X 2 1 000,00    1 000,00 2 000,00 2 000,00    
Frais séjour Enfants-Soleil Internationale 60 € / J x 30 J x 2 pers   3 600,00 3 600,00 3 600,00    
Frais gestion  Forfait     1 000,00 1 000,00    
Sous-total  Supervision / Gestion     5 354,00 11 468,00 7 600,00 3 868,00  
Imprévus Monnaie  / Divers     1 000,00 1 000,00 1 000,00  
TOTAL  PROJET       47 080,30 20 500,00 26 580,30  

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