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Clubs Culture-Cinéma
Titre du Projet
Solidarité internationale. « Information, Culture et Francophonie » avec nos partenaires à Haïti.
(Autoroutes de l’information et accès à la culture par le cinéma.)
Résumé du projet
Permettre l’accès aux autoroutes de l’information à des groupes de la population haïtienne organisés autour d’établissements scolaires partenaires. ( Installation de cyber-centres scolaires, dans un premier temps, puis comprenant à terme une ouverture au public)
Volet 2
Permettre à une partie de la population ( essentiellement les jeunes) d’avoir accès à la culture cinématographique. ( Création de petits ciné clubs, dans les établissements scolaires, puis ouverture à un public non scolaire dans un second temps)
Pays bénéficiaire : Haïti. 4 départements.
Durée du développement du projet 2008 – 2010.
INTRODUCTION
Problématique et éléments du contexte.
Haïti est l’un des pays les plus pauvres de la planète. PIB :460$/H en chute chaque année. Inflation galopante, aides internationales toujours insuffisantes au vu des besoins immenses, l’instabilité politique. Illettrisme. Fracture économique sociale et culturelle immense : 2/3 des richesses entre les mains de 4% de la population. Espérance de vie 50 ans. 50% de la population totalement démunie. Malnutrition chronique, maladies liées à la faim et à l’insalubrité. Mortalité infantile importante. Sida. Drogue. Violence. Misère de l’enfance. Catastrophes écologiques à l’échelle du pays…. Forêts détruites. Problèmes d’eau. Manque d’énergie. Instabilité politique. Corruption. Surpopulation. Chômage endémique. Dette extérieure.
Une grande partie de la population est non seulement illettrée, mais exclue de tout accès à la culture ou aux loisirs culturels. Le chômage avoisine 60% de la population et la jeunesse y est laissée à l’abandon dans une grande oisiveté qui génère beaucoup de tentations, y compris celle de la violence qui donne l’illusion d’un espoir de gain rapide. (les gangs recrutent facilement les enfants qui se chargent des Kidnappings ou de transporter ou distribuer la drogue).
L’Association Enfants Soleil travaille avec une délégation à Haïti. Cette délégation « Enfants Soleil Haïti », est reconnue par le Ministère Haïtien des Affaires sociales. Elle collecte et analyse les propositions, participe à l’élaboration des projets. Seule ou en partenariat avec d’autres associations françaises ou haïtiennes, elle coordonne et gère ces projets.
Coopération avec Haïti. Accès à l’Information. Accès à la culture. Francophonie.
Depuis dix ans, en travaillant avec Haïti dans les domaines de l’Education, de la santé de l’agriculture et de la pisciculture, l’Association Enfants Soleil poursuit son objectif de contribuer à travers l’aide au développement durable ciblé sur des communautés de taille moyenne, à la paix, la justice et l’égalité des chances.
Des liens solides.
Parmi les nombreux liens qui unissent Haïti et la France, le partage de la langue française n’est pas des moindres. L’éducation, la culture et l’accès à l’information, à travers des partenariats variés, forment un volet essentiel de la politique globale, solidaire, nécessaire à la réduction de la pauvreté. D’autre part, la promotion de la francophonie, dans un pays aussi démuni qu’Haïti nous semble devoir passer d’abord par une conception ouverte de l’accès au savoir, à l’information, à la culture.
Les autoroutes de l’information ouvrent sur le champ universel des connaissances, partant, elle permettent la liberté du choix. Le peuple haïtien, friand de culture française, fera sans nul doute ce choix, pourvu que la solidarité internationale lui donne les moyens de cette liberté en lui ouvrant les chemins de l’information universelle et ceux de la culture. Le Français est à Haïti la langue du cœur, mais la misère la cantonne à être celle de la bourgeoisie aisée. Les claviers des ordinateurs sont anglais…et on dit merci en Anglais à celui qui jette les sacs de riz ; pour ceux, rares, qui ont la télévision, les films sont le plus souvent américains.
La jeunesse haïtienne, victime, comme toute la population, des conséquences de la misère du pays, se tourne vers la République Dominicaine voisine, donc vers la langue espagnole, où elle trouve la possibilité de suivre des études dans de meilleurs conditions, ou vers l’Amérique, le grand voisin qui reste un rêve envahissant, et une bouée de sauvetage économique, contestable parfois dans sa forme, mais bien réelle…Eldorado pour les nantis qui pourront s’exiler, unique recours pour survivre pour ceux qui n’ont rien. Ces solutions apparaissent à la jeunesse comme les uniques moyens d’accéder à l’éducation, à l’information, donc à une formation et à une vie meilleure. Aujourd’hui, seuls quelques privilégiés y ont accès. Le reste de la jeunesse s’épuise à tenter de combler une fracture aussi importante dans le domaine de l’information et de la culture que dans les domaines de l’économie et du social. L’alphabétisation est essentielle, tout commence par là, mais une nation a besoin que sa jeunesse, filles et garçons, ceux des villes et des campagnes isolées, comme ses enseignants, accèdent à un savoir plus approfondi et plus universel, qui sont la voie royale vers le développement de la francophonie. Ils sont l’avenir de leur pays.
¤ Nous donnons, petit à petit, aux écoles partenaires, les moyens d’accéder à Internet. Donc au savoir planétaire, et donc aussi à la culture française. L’informatisation des écoles se met en place.
¤ Dans le cadre du développement de l’accès à la culture, un autre volet, riche en perspectives, proposé par nos partenaires locaux, consiste à permettre à toute une partie de la population ( écoles et public extra scolaire dans le cadre familial) de découvrir des œuvres cinématographiques en langue française.
Rares sont les haïtiens qui sont déjà allés au cinéma. La grande majorité du pays n’y a pas accès. La télévision n’est accessible, aux plus aisés, que dans les villes, durant les courtes périodes où il y a de l’électricité ( 2 à 3 heures par jour…et souvent tard dans la nuit à Port au Prince.)
Pour la jeunesse, l’importance de l’image est évidente, et le cinéma représente une ouverture idéale sur les cultures du monde, et celle de notre pays en particulier, qui a tissé avec Haïti, au cours d’une histoire mouvementée et souvent tragique, les liens essentiels de la culture.
Parallèlement à la réalisation de centres informatique, nos partenaires à Haïti proposent de créer de petits ciné-clubs qui présenteront, à l’aide d’un matériel simple d’utilisation et transportable, des films en langue française ( de tous les pays) donnant, raisonnablement, priorité aux créations françaises d’une part, aux films à contenu pédagogique et documentaires d’autre part.
Accès à Internet.
¤ Francophonie.
Permettre aux bénéficiaires, en particulier les plus jeunes et les formateurs, de concrétiser le lien profond avec la francophonie qui existe à Haïti.
¤ Isolement.
Apporter une aide au désenclavement de certaines zones du pays ( Isolement géographique, isolement social (banlieues déshéritées) isolement culturel.
¤ Progrès Social et culturel.
Contribuer au progrès social et culturel des bénéficiaires par la mise à disposition de moyens modernes d’ouverture au monde.
¤ Communication.
Mettre à la portée d’une partie de la population – en particulier la jeunesse et les formateurs - l’accès à la communication par les voies modernes.
Permettre aux professeurs haïtiens de communiquer entre eux et avec des enseignants français dans le cadre de leur travail et d’autres relations de coopération.
Permettre aux élèves de plusieurs établissements du pays de communiquer entre eux et avec les élèves de France, sur le plan scolaire et personnel.
¤ Information. Apport culturel.
Permettre à la jeunesse de plusieurs écoles de trouver sur le Net les informations dont ils ne disposent pas, de trouver sur place les moyens d’accéder aux savoirs nécessaires dans le déroulement de leur cursus scolaire, sans être contraints de s’expatrier.
¤ Formation.
Permettre aux professeurs et élèves de s’initier à l’informatique, leur donner l’accès à des informations susceptibles de parfaire leur formation et de diversifier leurs sources.
¤ Former les réalisateurs du projet à l’utilisation des autoroutes de l’information.
¤ Donner à terme l’accès à Internet à une population non scolaire, issue de société civile.
¤ Permettre les mêmes avantages à nos collaborateurs sur place : formation, accès à l’information, communication.
Francophonie.
¤ Permettre aux Haïtiens de conforter leur choix de la francophonie en leur donnant des moyens d’y accéder à travers une approche pluriculturelle.
¤ Par l’accès à l’Art cinématographique, développer chez les jeunes, en tenant compte de la mixité, les liens avec la francophonie.
¤ Contribuer au rayonnement du Français comme langue première du pays, avec le créole, tout en promouvant le plurilinguisme et la culture universelle.
¤ Participer à l’effort éducatif du pays favorisant la découverte des patrimoines culturels, parfois communs, français et haïtien.
Culture. Loisir.
¤ Offrir à des personnes qui en sont privées, et d’abord à la jeunesse, l’accès à des œuvres cinématographiques ou à des films documentaires et pédagogiques, dans divers domaines . (Géographie, histoire, sciences, patrimoines…)
¤ Jouer un rôle de promotion dans la culture de l’art cinématographique français. Participer à la conquête d’un public local autant en ce qui concerne la langue française que l’art cinématographique. en accord avec les distributeurs locaux et les diverses autorités concernées.
¤ Contribuer à apporter aux plus démunis les moyens de développer l’alphabétisation et le plurilinguisme dès le plus jeune âge, par le loisir, dans l’école et hors de l’école, par des activités ludiques et des programmes adaptés.
¤ Offrir un loisir culturel en contribuant à la démocratisation de l’accès à la culture, donc à l’égalité des chances des citoyens.
¤ Inscrire un volet « Accès à l’information et à la Culture » en complément aux actions d’aide au développement entreprises en partenariat sur le terrain par l’association.(Education. Santé . Agriculture. Pisciculture)
Liens sociaux. Egalité des chances et développement culturel.
¤ Contribuer aux efforts pour la Paix, l’égalité et la justice en favorisant l’accès à la culture pour la jeunesse et les populations qui en sont exclues, socialement, géographiquement, économiquement.
¤ Favoriser la cohésion sociale, par des rencontres, échanges internes, et créer des liens culturels entre la France et Haïti.
Désenclavement. Autonomie.
¤ Contribuer à briser l’isolement social, culturel et géographique des populations défavorisées.
¤ Aider les Haïtiens à devenir les acteurs de ce développement dans les domaines de l’information, de l’Education et de la Culture.( Management des clubs, présentation des œuvres, débats…) en permettant à ceux qui détiennent ces savoirs de la partager avec ceux qui en sont privés.
Cohérence : Internet / ciné Clubs dans le cadre des « Clubs Culture »
L’accès à Internet et la création des Club Cinéma sont deux volets d’un projet aux racines communes.
La francophonie est en toile de fond de ce projet culturel. La dénomination de « Club Culture » prend en compte ces liens entre les deux volets du projet. Elle apporte une dimension nouvelle aux activités culturelles déjà en place : bibliothèques, clubs lecture, clubs poésie.
Etat des lieux.
L’Association Enfants Soleil est implantée dans plusieurs départements d’Haïti :
Le projet prendra corps, sur plusieurs années, dans les diverses régions d’implantation de l’association.
¤ Ecole et lycée nationaux de Capotille. ¤ Dispensaires de Capotille
( Cantine en projet.) (Jardins communautaires en projet) ¤ Collège de l’Etoile Ouanaminthe.
¤ Centre scolaire Bon Samaritain Ouanaminthe. ¤ Centre de soins Bon Samaritain
( Ecole et cantines en projet) (Ouanaminthe)
Artibonite :
¤ Collège « Le destin » Verrettes ( Cantine. Expansion en projet)
¤ Ecole Barbe. ( Mornes.)
¤ Ateliers de Verrettes ( partenaires)
¤ Jardins communautaires fermes 4 et 5 Verrettes (Pisciculture en projet)
¤ Mirault Jardins communautaires. (Ecole en projet)
Région Centre.
¤ Collège du Sacré Cœur Port au Prince.( Extension en projet)
¤ Ecole « Fraternité » Port au Prince. Cité Soleil. (Cantine. Expansion prévue.) (Expansion école en projet.)
¤ Ecole Saint Alphonse P. au P. Cité Soleil.(Partenariat SOS Enfants) Et St Alphonse ( Marin Fourgy)
¤ Pisciculture à Thomazeau. (Extension du projet prévue en 2008)
Région Sud.
¤ Dispensaire de Cayes Jacmel.
¤ Dispensaire de Cap Rouge.
Notre réseau en partenariat, pour des aides ponctuelles, avec d’autres associations s’étend à plusieurs établissements scolaires dans le pays. Ils pourront, à terme, être intégrés au projet.
Objectifs spécifiques. Utilité du projet.
¤ Centres informatique dans les établissements scolaires.
L’objectif est de créer, en une première phase de deux ans, des petits centres informatiques dans chacun de nos lieux d’intervention, pour permettre l’accès à l’information des élèves professeurs et personnels de ces centres, puis dans un second temps de leur permettre de gérer en autonomie l’ouverture, quand cela est possible, de ces centres à une population extérieure, puis de leur permettre d’initier d’autres projets de même nature dans d’autres établissements scolaires ou non scolaires.
¤ Le matériel sera fourni par l’association Enfants Soleil France à l’association Enfants Soleil Haïti qui gèrera la réalisation des projets. Il sera envoyé par les containers régulièrement acheminés vers Haïti par l’Association.
¤ Une formation, tout au long du projet, permettra aux collaborateurs puis aux utilisateurs divers de maîtriser peu à peu l’outil informatique. Cette formation sera assurée autant qu’il sera possible par des intervenants du pays.
¤ Un groupe (professeurs ou direction d’écoles ou autre ayant acquis des compétences ) appartenant à l’Association Enfants Soleil Haïti sera formé dans chaque région, et assurera un suivi et un bilan périodique.
¤ Cinq à vingt ordinateurs, seront en deux ans, mis à la disposition des établissements, suivant le nombre d’élèves inscrits et suivant l’infrastructure mise en place et les besoins.
¤ Le nombre d’ordinateurs sera fonction :
¤ Le projet sera réalisé avec l’accord de l’Education Nationale haïtienne.
¤ La maintenance du parc informatique fera l’objet de négociations avec une entreprise locale..
¤ Internet.
La mise à disposition de l’accès à Internet est prévue pour chacun des établissements. Elle sera fonction de critères qui détermineront le calendrier des réalisations :
¤ Les conditions techniques. Locaux et structures propres à chaque établissement.
¤ le niveau de formation des bénéficiaires.
¤ La motivation, les objectifs, la qualité des projets présentés par les différents groupes. Ses compétences en matière de gestion.
¤ Le bilan de l’utilisation de l’informatique mise en place dans la première phase, pour les formateurs et les élèves.
¤ Le profil du public concerné.
Il est évident que la priorité ira aux établissement qui assurent des classes allant de la troisième à la terminale.
Echanges avec les élèves et professeurs de France.
L’Association mettra en place un réseau d’échange avec les formateurs d’établissements scolaires de France. Les élèves auront ainsi accès à des documents et cours mis en ligne par des formateurs en France. Mais les échanges pourront avoir lieu à d’autres niveaux.
Clubs Culture. Ciné Club.
Installer dans un premier temps des « Club Culture » intégrant les Ciné clubs dans les 3 principaux centres partenaires où sont les écoles. ( Capotille, Ouanaminthe, Port au Prince), étendre ce projets aux autres centres ( Artibonite, Sud) où les dispensaires deviendront, à leur demande, aussi des lieux d’échange culturel.
Ces clubs seront d’abord de petites unités.
1. Ouanaminthe et Capotille, travaillant ensemble.
2. Port au Prince où les 4 établissements travailleront ensemble.
3. Verrettes
3. Cayes Jacmel et Cap Rouge, projet commun.
Le projet sera parallèlement étendu, compte tenu des possibilités techniques, à d’autres établissement avec lesquels nous sommes en relation.
Nature et contenus du projet
Le projet a pour objet la création à terme de ciné clubs itinérants, puis fixes, dans chacune des grandes régions du pays : Nord Est, Nord Ouest, Centre (Artibonite), Sud . Dans la capitale, Port au Prince, un projet spécial est réservé aux établissement scolaires de Cité Soleil avec possibilité d’extension dans les autres zones défavorisées.
¤ Les projections sont gratuites pour les membres des clubs.
¤ Les cartes de clubs s’acquièrent en achetant une carte, à un prix modique suivant les possibilités.
¤ Les cartes d’adhérents sont gratuites pour les enfants des écoles ou étudiants.
¤ Des équipes de deux personnes sont en charge de chaque région où le projet sera implanté..
¤ Ils établissent une « tournée » régulière dans diverses petites salles (établissements scolaires publics ou privés) ou en plein air, dans les zones rurales isolées ou les centres urbains défavorisés
¤ Les films présentés sont : fiction ou documentaires, ou œuvres destinées aux plus petits.
¤ Des débats ou présentations peuvent être organisés, avec si possible des personnalités locales
invitées pour leur connaissance du cinéma ou leur compétences à animer une discussion.
¤ Les films présentés sont choisis en fonction de la population ou de l’objectif recherché : simple
divertissement ou documentaire spécialisé. Certaines explications sont fournies pour les non
francophones.
¤ Les films sont tous en langue française, mais toutes les œuvres de qualité provenant du monde entier
peuvent être présentées, dans le respect de la diversité culturelle et des droits.
¤ Un volet plus ambitieux du projet consisterait à proposer un sous-titrage en créole, pour certains documents fabriqués par des enseignants en France, avec l’aide de groupes d’étudiants haïtiens.
¤ Les fréquence de projection ne sont pas définies, une projection au départ puis plusieurs selon les
possibilités.
¤ Droits : des demandes sont faites auprès des ayant droit. Avec des dérogations possibles, dans le
cadre de l’aide humanitaire.
¤ Donner une autre dimension aux « Clubs poésie » qui existent déjà dans divers centres.
Partenaire locaux pour la réalisation :
Association Enfants Soleil Haïti L’Association Enfants Soleil France bénéficie de l’aide d’une structure haïtienne « jumelle » qui élabore les propositions émises pas les demandeurs, partage avec l’association française la responsabilité de la réalisation des projets.
Autres associations de coopération partenaires implantées dans les régions concernées. (La demande émane d’étudiants et professeurs d’établissement scolaires partenaires)
Intervenant de la société civile. ( Nombreux sont les intervenants possibles : cinéastes, spécialistes de thèmes abordés , écrivains, ethnologues, sociologues…)
Médias. (Une collaboration de certains médias locaux est possible.)
Directeurs de centres de soin. Documents spécialisés pour public professionnel.
Ministère de la Culture. Ministère de l’Education Nationale. (Un appui des autorités haïtiennes sera sollicité. Le gouvernement haïtien fait du développement des différents secteurs d’éducation et de culture une priorité)
Service culturel Ambassade de France.
Lieux et Dates de réalisation. Planification des actions.
Année 2008. Premier semestre :
Lieux d’implantation du projet :
Informatisation :
¤ Lycée National de Capotille, Ecole primaire de Capotille.
¤ Ouanaminthe.( Collège de l’Etoile)
A) Informatisation des écoles, première phase. Mise à disposition des élèves.
Les écoles partenaires de ces deux villes (1500 élèves au total) sont en avance sur le programme général :
Elles disposent déjà de l’infrastructure nécessaire à la mise en place de l’informatique, d’une source autonome d’énergie électrique dans chaque établissement, et, chacune, de plusieurs ordinateurs, imprimantes, scanners.
Les professeurs les utilisent déjà et sont en formation. Ils ont pour la première fois en 2007 rédigé toutes les copies d’examens et leurs cours sur ordinateurs.
Les locaux devant accueillir les ordinateurs pour les élèves seront sécurisés au début de l’année 2008, et la dernière phase de leur aménagement sera terminée. ( Dalles au sol , peintures, mobilier…)
B) Ciné club :
¤ Lycée National de Capotille, Ecole Nationale de Capotille.
¤ Collège de l’Etoile Ouanaminthe.
Ce groupe disposera à partir de Janvier 2008 du matériel complet nécessaire aux projections. (Matériel parti par container en novembre 2007) C’est une période d’essai. En effet, tout projet est précédé d’un test limité géographiquement permettant d’évaluer toutes les difficultés de mise en place.
Dans un premier temps, les projections auront lieu dans les quatre établissements scolaires
Actions envisagées :
¤ Mise en place d’un groupe responsable du projet comprenant des membres des établissements, organisation interne.
¤ Formation technique et gestion.
¤ Organisation administrative du « Club Culture » et du centre de prêt.
¤ Projections dans Etablissements scolaires.
¤ Etude du choix des œuvres et documents proposées au public scolaires. Etude des besoins.
¤ Etude des premiers impacts. ( fin du premier trimestre)
Bilan provisoire du déroulement. Population touchée. Bilan des bénéficiaires. (Sondage)
¤ Etude des demandes des différents publics scolaires. Evaluation des demandes.
¤ Perspectives, évolution du projet dans les écoles. Analyse des perspectives hors écoles. Ciblage des différents publics pour le développement.
¤ Etude des conditions techniques. Etude des conditions humaines de fonctionnement.
¤ Etude des coûts par rapport au budget prévisionnel.
¤ Problèmes de sécurité.
Année 2008 : second semestre.
Lieux d’implantation supplémentaires du projet :
Informatique :
Poursuite de l’informatisation des écoles du Nord Est. (Ouanaminthe et Capotille) Mise à la disposition des élèves. Formation des élèves.
Informatisation des écoles suivantes :
Région Port au Prince :
¤ Ecole Sacré Cœur.
Artibonite :
¤ Collège « Le Destin » de Verrettes.
Ces deux écoles disposent déjà de quelques ordinateurs, mais la mise en place est difficile :
L’école du Sacré cœur est située dans un quartier violent. Durant la crise, les ordinateurs ont été mis à l’abri, ils auraient été volés. Des problèmes de sécurité sont à résoudre. D’autre part, l’énergie fait défaut. L’utilisation d’un groupe électrogène est impossible ( bruit). Nous envisageons un « inverteur » qui emmagasine l’énergie (batteries) durant les quelques heures où il y a de l’électricité et la restitue ensuite.
Le Collège « Le Destin » de Verrettes a les mêmes problèmes d’énergie, mais pourra utiliser un groupe électrogène qui sera livré vers avril 2008.
Ciné-club
Extension des activités du « Club Culture » :
Nord-Est :
¤ Mairie de Capotille ou dispensaire.
¤ Centre Bon samaritain Ouanaminthe.
Port au Prince :
¤ Ecole Fraternité Cité Soleil.
¤ Ecole Saint Alphonse Cité Soleil
Artibonite :
¤ Collège de Verrettes.
Il y aura donc, à la fin du second trimestre 2008, dans le Nord-Est 4 centres pour le club Culture.
La Mairie de Capotille dispose de locaux, le dispensaire est aussi utilisable. Des projections pourront avoir lieu, en accord avec les autorités. ( les projections hors école sont à envisager avec prudence pour des raisons de sécurité, et le système d’adhésion au club nécessite une mise en place bien pensée et un public bien ciblé.) La structure municipale permettra de tester l’organisation et les réactions du public.
Le centre de santé Bon samaritain peu accueillir des projections, il y a une demande forte : il accueille des personnes âgées et hébergera, non loin du centre, en 2008 une école pour les petits enfants non scolarisés, créée avec l’aide d’Enfants Soleil. L’organisation de projections nécessite une source d’énergie. L’envoi d’un groupe électrogène est envisagé, il sera aussi utilisé pour fournir l’électricité au centre.( école et dispensaire)
Cité Soleil. Le plus grand bidonville d’Haïti. 250000 habitants au moins. Zone de non droit durant des années, il semble qu’un peu de calme soit revenu permettant de tenter cette expérience. Deux écoles implantées dans la Cité depuis plus de 10 ans pour La Fraternité, l’autre, Saint Alphonse, construite par SOS Enfants il y a plus de 20 ans. Elles ont résisté aux événements sanglants des plusieurs périodes de la dernière décennie, elles pourraient servir de centre de départ à une expérience enthousiasmante : implanter des activités culturelles dans un bidonville réputé très dangereux.
A Verrettes, les projections seront d’abord limitées au public scolaire du collège « Le Destin » et pourront avoir lieu, dans les locaux scolaires, pour un public connu, et dans le cadre familial (Parents) pour des raisons de sécurité.
Année 2009 : Premier semestre.
Informatique. Expérimentation de l’installation d’Internet dans deux centres.
¤ Lycée National de Capotille.
¤ Collège de l’Etoile Ouanaminthe.
Les difficultés techniques sont importantes. Un groupe est chargé de les étudier sur place. Un « cyber- café » existait en ville ( avec une parabole) en 2006 et 2007. Nous l’avons trouvé fermé fin 2007. Il sera intéressant de savoir s’il est fermé définitivement ou s’il temporairement et pour quelles raison il n’est plus en activité. Nous pourrons utiliser cette expérience pour construire techniquement notre projet en évitant les écueils..
Développement de l’informatisation des autres écoles.
La première année étant consacrée à la formation de enseignants, cette seconde année verra la mise à disposition de groupes d’élèves des outils informatiques.
Ciné club.
Extension du projet :
Port au Prince :
¤ Ecole Sacré Cœur.
Département du Sud :
¤ Cayes Jacmel
¤ Cap Rouge.
Plusieurs écoles et centres culturel sont demandeurs. Cependant il convient d’avancer prudemment, chaque lieu d’expansion ayant ses propres paramètres et ses difficultés particulières.
Un bilan des différentes réalisations nous permettra d’envisager des interventions dans les centres de santé, très demandeurs, qui sont des lieux connus du public et généralement assez sûrs.
Projections dans les mêmes conditions que le premier test, avec quelques évolutions possibles quant au public visé et aux choix des œuvres ou documents présentés. Priorité à la prévention.
¤ Evaluation du déroulement suivant les mêmes critères.
Informatique.
Internet.
¤ Mise en place d’un petit Cyber centre à Verrettes. (Collège « Le Destin »)
Extension du projet géographiquement, aux villages plus éloignés de chaque zone concernée.
Développements du projet :
¤ Aller vers une autonomie à deux niveaux :
1) Management de la mise en place entièrement haïtienne, durant la première ou les deux premières années.(Enfants Soleil Haïti, Lycées, écoles…associées à la mise en place du projet.)
2) A terme, le but est d’installer ces petits ciné clubs autonomes dans chacune des petites villes ( centre culturel ou école, ) des zones concernées et de mettre en place un échange de films ou documents. On estime que ces centres pourraient se créer sur deux ou trois ans suivant les difficultés, les infrastructures, les compétences sur place, la sécurité...les moyens. Des accords entre les centres et les responsables du projets pourraient être mis en place, avec une formation, une aide matérielle et technologique, de manière à ce que ces petits centres deviennent autonomes. Un réseau de distribution de films pourrait alors valablement se mettre en place.
¤ Extension du projet.
2) Autonomie des clubs dans toutes les régions après deux années d’existence.
Le second objectif est de créer, à terme, de nouveaux centres dans les régions qui n’ont pas été associées à la première expérience, de manière à associer au projet quelques petites villes isolées du pays.
Public ciblé.
1) Public scolaire. ( Ecoles, collèges et lycées) avec les parents ou non suivant qu’il s’agit d’une intervention en classe ou d’une projection récréative. L’essentiel des interventions se fera auprès des publics scolaires. Du dessin animé pour les plus petits aux films difficiles pour les grandes classes des lycées. Les professeurs serons associés aux présentations et discussions.
2) Public privé. ( petits groupes, familles.) Salles municipales, hôpitaux. Public des villages éloignés des centres urbains ou vivant dans les centres périurbains déshérités.