CONSTRUCTION D'UN LOCAL CUISINE ET ENTREPÔT. MISE EN ROUTE D'UNE CANTINE.
Financement "Association Timoun Restaveks". Réalisation "Enfants-Soleil"

Construction cuisine et local de réserve. Ecole Belair. Port au Prince

Cette construction a été réalisée par Enfants-Soleil,  pour  l’Association Timoun Restavek, qui aide cette école depuis de nombreuses années et  a assuré le financement. Il a fallu dans un premier temps obtenir les autorisations, y compris celle de l’Archevêque de Port au Prince, et cela ne fut pas sans  mal, le terrain appartenant à des  Sœurs, mais étant utilisé par l’état haïtien,  pour deux écoles, l’une le matin (religieuse) et l’autre le soir (laïque). Les anciens locaux ont été entièrement détruits lors du séisme, écoles, administration, église etc. et 13 des 17 soeurs présentes y ont laissé leur vie. Elles n’y sont plus revenues depuis.

Il faut d’abord déplacer les toilettes mobiles, qui encombrent l’espace l’Unicef ayant construit de nouvelles toilettes et les locaux pour les écoles, avec US Aid. Déterminer l’emplacement, prendre les premières mesures…

Négocier avec le chef de chantier, Boss Antoine, qui a réuni ses équipes (maçons, ferronniers, charpentiers…). Il se charge de la main d’œuvre pour tous les artisans. Tous ont déjà travaillé pour nous .

 

Il faut ensuite creuser les fondations (fouilles) en respectant les normes antisismiques.  Les fondation font 80 cm de profondeur. A gauche au fond : les bâtiments scolaires déjà construits… du provisoire appelé à durer.

Acheter et faire transporter les matériaux (Sable grossier, sable fin, gravier, pierres de remblai, fer à béton, ciment…)  Cela se fait presque au  jour le jour, car le quartier n’est pas sûr et tout serait volé la nuit. Cela augmente les prix de la construction.

L’Unicef vient de terminer le mur d’enceinte, mais cela n’empêche pas les intrusions nocturnes…malgré le gardien qui n’y peut rien…il y a même des activités de prostitution qui se passent la nuit, à l’intérieur de l’école, avec des gangs…La prostitution et les divers trafics se sont développés  avec l’anarchie issue de la situation après séisme. Belair est une des  nombreuses zones dangereuses de Port au Prince.

Les fondations (1) sont des murs de roches  (2) bétonnées très solides où prennent base les poteaux de béton… tandis que les ferronniers préparent les armatures pour le béton.(3) dans l’une des salles de classe. (ce sont les vacances)

Pour les transports, nous employons parfois ces hommes qui  utilisent leurs gros chariots…quand les matériaux ne sont pas très lourds et les distances pas trop longues.(4) Ils sont tout étonnés que nous les aidions !

En Haïti, les entreprises qui vendent des matériaux ne se plaignent pas ! Elles accumulent des fortunes. La misère profite à certains qui spéculent sur la nourriture, les  matériaux, l’eau , la santé etc…

Nous passons quelques étapes de la construction qui a duré un mois et demi. Le bâtiment comporte des couronnes de béton armé horizontalement  ( au sol, à gauche, et à droite à hauteur de la porte) et 3 sur la longueur, verticalement.

Chaque boss a sa spécialité. Les crépis en sont une ; ils sont aussi chargés du sol en céramique.( Ciment lissé avec pigment) On commence par l’intérieur…tandis que les charpentiers préparent les poutres et que nous achetons les tôles galvanisées.

Le bâtiment sera assez haut pour la fraicheur et la pente du toit permettra de récupérer les eaux de pluies. Il faut vérifier les mesures des ouvertures : 3 grandes fenêtres dans le bâtiment principal, aucune, par sécurité, dans la réserve.

Après le crépi viennent les enduits, intérieur et extérieur. Pour le toit ce seront des tôles bleues, galvanisées, en harmonie avec les couleurs Unicef des bâtiments déjà construits. Il faut calculer le nombre exact.

Le crépi extérieur est terminé, les charpentiers sont au travail. Le toit doit résister aux cyclones, les poutres sont assujetties par des fers à béton incluses dans le béton des murs. La citerne (qui sera placée plus haut) , ravitaillera la cuisine (C’est l’arrière du bâtiment)

On voit au fond les nouvelles toilettes construites par l’Unicef. Il faudra reconstruire la fosse d’évacuation d’eau détruite par  le séisme pour éviter des écoulements vers les écoles en contrebas et rejoindre les égouts. A droite, les tôles sont prêtes à être posées.

Tôles posées, portes et barreaux aux fenêtres qui seront doublées par des fenêtres en fer. Le gros du travail est fini. Les nombreux transports ont augmenté le budget…Timoun Restavek a financé un supplément pour les finitions, nombreuses, et l’aménagement de la cuisine.

Travaux de finition

Nous n’avons pas pu finir en septembre 2011, faute de financement. Les membres de l’Association Timoun Restavek se sont  battus  pour trouver des fonds supplémentaires et le travail est reparti en décembre . Il faudra ensuite  aménager la cuisine.
La cantine est vitale pour les écoles d’Haïti, dans les quartiers pauvres comme Belair, les enfants ont faim en permanence, beaucoup de petits Restaveks fréquentent cet établissement et sont encore plus défavorisés que les autres enfants. Leur travail, qui n’est pas loin de l’esclavage, pour certains, est rendu plus difficile encore par la dégradation de la situation de leurs maîtres.

Pour préserver les forêts, il vaut mieux utiliser le gaz…mais les appareils sont très chers et le gaz lui-même aussi. A droite, l’aménagement de l’évier de la cuisine. Avec l’arrivée de l’eau de la citerne, qui sera réhaussée,  et l’évacuation des eaux usées.

On voit l’une des  fenêtres, en fer, qui doublent les barreaux. Il faudra peindre le tout…ce  n’est jamais fini !

ECOLE BEL AIR. PROJET TERMINE

Aujourd’hui,  le projet est terminé et la cantine est en fonction pour 300 enfants. ATR a financé cette cantine jusqu’en juin. Nous avons acheté tout le matériel nécessaire. Une cantine est très chère, sans aides internationales. Beaucoup d’enfants de l’école sont des petits restaveks.

L’évier, double, avec support en dur et céramique,  avec arrivée d’eau en provenance de la citerne (récupération de l’eau du toit.) Evacuation vers le puits perdu qu’ils ont construit.
Les fenêtres ne sont pas encore peintes au moment de cette photo. La petite fuite était seulement un joint à serrer.

L’appareil à gaz, trois grands feux. De quoi faire la cuisine pour les 300 élèves de l’école. Le sol est en béton ciré, qui équivaut à de la céramique. Facile à nettoyer.
A droite : la citerne qui alimente les toilettes et qui pose problème. Pas de récupération de l’eau du toit : donc engorgement. Pas assez d’eau. Notre citerne est à droite ( pas visible).

Les fenêtres et portes peintes. (Peinture à l’huile). A droite on aperçoit le système de récupération de l’eau du toit.
Au début de la pluie on peut le débrancher et le remettre dès que les premières pluies ont nettoyé le toit. Il y a un filtre. Nous avons donné des pilules pour purifier l’eau ; mais cette eau ne se boit pas. Vaisselle, nettoyage.)

Les toilettes, construites par Unicef, qui posent problème car elles sont mal alimentées en eau, et les enfants vont uriner ailleurs…n’importe où. Cette toilette  n’est pas loin de la cuisine. Il faudrait  l’en séparer par un mur. A droite, la base du bâtiment est désormais peintre aussi en bleu. (David, le peintre, n’avait pas fini au moment de la photo.) C’est fait.

 

 

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