FEDERATION Enfants-Soleil. Solidarité Internationale.

Projet agro-piscicole Ecole Dumarsais estimé. Verrettes Haïti.

 

Association Enfants Soleil Internationale (Fédération) Association porteuse du projet.
Association Enfants Soleil Bourgogne.
Association Enfants Soleil Haïti
Association reconnue par le Ministère haïtien du travail et des affaires sociales.

Projet de terrain. Appui à la sécurité alimentaire : pisciculture.
Haïti. Commune de Verrettes. Centre -Bourg
Ecole Nationale Dumarsais Estimé.

 

Documents Joints :

Bilan lors du séjour en Mars/Avril 2010

Budjet

Plan général des bassins

Dessin des bassins

Lettre des bénéficiaires

 

I.  Informations

1. NOM

Porteur du projet : Fédération de solidarité internationale. « Enfants-Soleil Internationale »
Responsable terrain : Association Enfants Soleil Haïti.
2.  Coordonnées.
¤  Fédération Enfants Soleil Internationale.
Reconnue d’intérêt général Déclaration 12/06/1998. N°13560.   Siret 481 783 959 00010
Siège social : 24 Challe Pourpre 95610 Eragny sur Oise. France. Tel : 0130370832   0950736815
Mail : secretariat@enfants-soleil.org   Site : www.enfants-soleil.org

Association Enfants Soleil Haïti ( AESH)
Association humanitaire haïtienne. Délégation Enfants Soleil à Haïti.
Ministère des Affaires sociales et du travail : N° STZ1  00950 Port au Prince Haïti
Delmas 19 N° 19A  Port au Prince Haïti.  BP : 1553
Tel : 920 3779 ( Joseph Ostene)  7620486 (Emmanuel Fernand)

3.  Responsables de la structure internationale : Fédération Enfants-Soleil Internationale
Président : Christian Breban. Chargé des projets : Renard Gérard
Responsables de la structure haïtienne :
Docteur Joseph Ostene, Coordinateur.
Vice président M. Emmanuel Fernand.

4.  Responsable du projet présenté au niveau français :
Secrétaire Général  (responsable des projets) : Gérard Renard
     Responsables au niveau haïtien
Docteur Joseph Ostene , Coordinateur.
Vice président M. Emmanuel Fernand.
Direction de l’école Dumarsais Estimé.

Responsables bénéficiaires :

Direction de l’école :
Frère André Léonard : Directeur Ecole Dumarsais Estimé. Tel : 34118846
Frère Jean Lipso Polynice : Direction  Ecole Dumarsais Estimé  Tel : 34046605
Frère Armand : Ecole Dumarsais Estimé. Jardins pédagogiques.
Professeur Rony Joseph : technicien agricole. Affecté au BAC des Verrettes.
Groupes d’élèves ( club pisciculture, classes bénéficiant de l’enseignement agricole)

5. Subvention déjà accordée par la coopération Française. (Enfants Soleil Internationale)

 Réhabilitation du centre de soin « Bon samaritain » Ouanaminthe, région Nord Est.
Construction d’une école pour enfants déshérités dans le parc de ce centre.
Subvention accordée en novembre 2008. Travaux : Avril / octobre 2009. Subv. SCAC : 18470 €
Autres subventions 2008 : Ass. Frères d’Espérance. ( Ecole batey République Dominicaine. Ass. Alternathiv : campagne prévention hygiène MST. ) Conseil Régional Ile de France. Projet agro piscicole Thomazeau.
                                 

 

II.  PRESENTATION DU PROJET

 

1.  Titre.
Projet d’appui à la sécurité alimentaire : Pisciculture. Elevage de Tilapias, école Dumarsais Estimé..   

2. Localisation.
Haïti.  Département de l’Artibonite. Commune de Verrettes. (Centre Bourg) Ecole Dumarsais Estimé.
 



                                                                                                                     

Début de la réalisation : Juillet – Août 2009.
Fin de réalisation :  Juillet 2010.

4. Montant sollicité auprès de l’Ambassade de France.

5.  Cadre de référence du projet.

a) Contexte.
 



Situation géographique.
 

 

Résumé du projet :
Le projet consiste à créer un élevage de poissons tilapias, dans une école nationale de Verrettes, dotée d’un parc, associé à un élevage de volailles et à des jardins pédagogiques, pour améliorer la nutrition des enfants.  Ce projet sera pris en charge par l’Association Enfants-Soleil Haïti , délégation de l’Ass. Enfants-Soleil Internationale à Haïti, avec des professeurs de l’école et des élèves, constituant un projet pédagogique sur le long terme. Ce projet représente d’autre part la première reproduction à petite échelle de l’expérience piscicole de Thomazeau.  Cette réalisation, associée à un enseignement en pisciculture, complément à l’enseignement agricole déjà dispensé, pourra servir de modèle pour inciter les petits paysans grâce à l’information diffusée, à entreprendre des micro élevages de tilapias afin d’améliorer leurs revenus et la nutrition des familles, par apport de protéines .
Le projet impliquera de nombreux acteurs institutionnels d’Haïti et de la société civile.

3. Durée du projet . ( Réalisation)
1 an.( mars 2010 / mars 2011)  (6 mois mise en place, 6 mois test et mise au point).

Mois

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Démarche administrative. Appel d’offre :  adduction d’eau.

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 Défrichage. Réalisation bassins

 

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Adduction eau extérieur, intérieur

 

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Poulailler

 

 

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Activités pédagogiques terrain

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Activités pédagogiques gestion.

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Contexte géographique et sociologique.
Le Département.
Le département de l’Artibonite est constitué d’une plaine (27% du territoire) riche de possibilités, du point de vue agricole, mais les terres sont mal partagées et les moyens d’une exploitation rentable font défaut. Cette plaine est drainée par deux cours d’eau : le fleuve Artibonite et la rivière Bois. Leur débit varie beaucoup suivant les saisons, et la plaine, en grande partie rizicole est sujette à des inondations subites (d’autant que le trop plein du barrage de Peligre, situé en amont, se déverse dans ses cours d’eau en cas de grosse pluie. Les inondations de septembre 2008 ont vu une montée des eaux de plus de 4 mètres dans la plaine et occasionné de nombreuses victimes, détruisant maisons et récoltes, et occasionnant des pertes de 75% du cheptel.
La pluviométrie varie dans cette région de 1000 à 1500 mm, la température est 28°en moyenne. L’altitude est d’environ 100 m (Verrettes) descendant jusqu’à la mer. Un canal, qui double la rivière Artibonite, sert à l’irrigation. (En voie de réhabilitation)

Le reste du territoire est montagneux (région des mornes ) très déboisé et souvent extrêmement pauvre. Ces zones sont très difficile d’accès ( souvent plus de 4 heures de marche pour atteindre les villages).

La ville : Verrettes. (Commune : 516 Km²)
Verrettes est une bourgade située dans  l’arrondissement de Saint Marc. La ville la plus proche est Pont Sondé : petite ville carrefour entre la route du Nord (Gonaïve) et la route du plateau central. (Hinche)
Verrettes est désormais relativement bien desservie par une route assez bonne (en voie de réhabilitation) depuis la capitale : Port au prince. Il est bien difficile de connaître sa population ; le maire avance 46000 habitants.

Contexte socio-économique.
Malgré sa bonne situation, Verrettes est victime de la pauvreté qui sévit dans tout le pays. Bon nombre d’habitants des mornes, quittant leur village, à cause de la misère, y échouent, sans travail et sans aucune ressource, avant de venir grossir la population des bidonvilles de la capitale ou de Saint Marc et Gonaïves. Le chômage avoisinerait 50% de la population active, en général ; mais beaucoup plus dans les bidonvilles..
 Les enfants font souvent des heures de marche, le ventre vide, pour se rendre dans les diverses écoles de Verrettes. Cette situation ne cesse d’empirer. (Les enfants du collège « Le Destin », construit à Verrettes par l’Association enfants soleil, qui ne peuvent bénéficier de la cantine, attendent, sans vouloir quitter l’établissement, pour pouvoir bénéficier des restes.) Situation intolérable, le PAM est débordé et ne peut répondre à toutes les demandes.) Une bonne moitié des enfants souffre de malnutrition, même ceux qui fréquentent les écoles de la ville.

Le projet : problématique et justification.
Le projet consiste à créer, à petite échelle, dans le parc de l’école Dumarsais Estimé, dirigée par les Petits Frères de Sainte Thérèse depuis plus de 60 ans, trois bassins de pisciculture, destinés à l’élevage de Tilapias. (Bassins de 150, 100 et  57 m²) et mettre en place un projet pédagogique : complément à la formation agricole des élèves de l’école.
Les poissons seront alimentés pour une part par les micro-organismes issu du compost (fait à partir des déchets des poulaillers, de la cantine et des jardins de l’école) et en partie par un apport complémentaire protéiné. (Voir Documents : Tilapias).
Pas de bassins d’alevinage: le centre expérimental  national de pisciculture de Pont Sondé, à 25 km de l’école, s’engage à fournir des alevins en quantité et à très bas prix. Le centre expérimental de Pont Sondé fait partie de l’ODVA. (Organisme de développement de la vallée de l’Artibonite).

b)  La problématique. (Liens entre le contexte et l’action envisagée)
1) Améliorer la nutrition des enfants de l’école, en enrichissant de nourriture protéinée les repas de la cantine.
2) Améliorer, à moyen terme, les revenus des agriculteurs de la région, en leur faisant connaître cette possibilité, abordable, avec une aide financière et technique, pour les plus modestes.

L’aide internationale est nécessaire, indispensable, dans le contexte actuel. Elle n’est cependant en rien une solution d’avenir, si les populations n’atteignent pas une autonomie au moins partielle. Toutes les communautés d’Haïti sont à la recherche de projets générateurs de revenus, pouvant, dans des délais raisonnables, mener à une autosuffisance et valoriser les savoir et savoir-faire de la population, développer leurs compétences. Ce n’est pas facile, mais c’est possible.
C’est le cas des paysans des fermes Enfants-Soleil de Verrettes et Mirault ( en partenariat avec SOS Enfants et la région Ile de France, lors de la mise en place du projet) qui sont pratiquement devenus autonomes et demandent d’élargir le projet à d’autres paysans sans terre, désirant entrer dans leur comité.
C’est le cas des ateliers de Verrettes, qui sont aussi en grande partie autonomes ( L’Association Revdecol, fondée par Sœur Agnès Thibaud fait partie de la Fédération Enfants-Soleil.) Les brodeuses et couturières, gèrent leurs activités, exportent leur travail grâce à plusieurs associations françaises.

Les écoles aussi sont confrontées au problème de la faim et désirent créer ou entretenir des cantines. Les demandes d’assistance alimentaire sont telles à Haïti, que ni le PNCS, (qui dépend du PAM) ni le PAM ne peuvent subvenir à tous les besoins. Les milliers de petites associations qui apportent une aide ponctuelle ont l’impression de tenter de remplir un tonneau des Danaïdes.
La crise n’est pas seulement conjoncturelle, il faut donner à la population les moyens de subvenir à ses besoins par son travail, et de valoriser les potentialités du pays. La pisciculture, à l’échelle artisanale, semble un moyen approprié de fournir à cette école, comme plus tard à ds familles de petits paysans, une nourriture protéinée et riche en vitamine, pour améliorer l’ordinaire. La pisciculture a été pratiquée  avec succès, dans un passé lointain, par cet établissement. C’est pourquoi l’emplacement des trois bassins existe déjà. Elle a été réduite à néant il y a plusieurs décennies, suivant la déchéance du pays : destruction des adductions d’eau, situation de violence, misère généralisée…
Les nombreux élèves qui quittent l’école en fin d’études se retrouvent sans vraie formation. La plupart d’entre eux sont issus du milieu agricole pauvre.
Le but de l’Association Enfants-Soleil est de reproduire à petite échelle l’expérience de pisciculture de Thomazeau ( portée par l’association SOS Enfants, association d’utilité publique, et dont Enfants-Soleil est partenaire, pour la pisciculture et les jardins communautaires de Verrettes et Mirault – Artibonite) et de mettre cette expérience au service des petits paysans ou entrepreneurs locaux.
( Voir Doc  Expérience de Thomazeau.)

c) Justification. (Problème majeur que le projet entend résoudre)

Donner à une population les moyens d’améliorer la nutrition des enfants, sans gros investissements, avec une autonomie plus que  probable, dans des délais raisonnables.
Beaucoup de grands projets, à gros budget, concernant la pisciculture ont échoué à Haïti dans les années 80.  Trop ambitieux, manquant de savoir technique, de financement suffisant et de suivi, et victimes d’une corruption généralisée.
Le contexte est ici extrêmement favorable :
¤  Milieu favorable, pluviosité abondante, température stable et élevée., convenant à cet élevage.
¤  Les meilleurs techniciens du pays sont à 20 minutes de là. (Centre de pisciculture National d’Haïti)
et sont prêts à apporter leur aide technique et leur expérience. (ODVA)  La coopération avec Le CNPH sera formalisée au moyen d’une convention. ( aide technique, cours, visites…)
¤  Les difficultés dans l’élevage des tilapias se situent au niveau de la reproduction. Fécondation dans un milieu artificiel, tri des alevins, etc) : cette phase du travail est évitée, le centre de Pont Sondé fournissant des alevins. Il ne s’agit donc que d’un bassin de grossissement.
¤  Il n’y a pas de problème de conservation : les pêches peuvent être effectuées au fur et à mesure des besoins ou les poissons revendus vivants.
¤  L’équipe de direction de l’école est très motivée, car ils savent que les élevages du passé étaient rentables, ils sont conscients des nombreux problèmes liés à la malnutrition ou la sous nutrition et veulent améliorer le sort de leurs enfants. Ils sont aptes à participer à la diffusion de l’information.
¤  Le terrain est gratuit. Il appartient à l’école.
¤ Le lieu est très favorable : terrain légèrement en pente, espace suffisant, possibilité d’amener l’eau pour les bassins ( qui existaient dans le passé), facilité pour la récupération de l’eau de vidange pour les jardins. (Du même coup, il s’agit d’amener l’eau courante dans cette école, ce qui apporterait des possibilités  d’irrigation pour les jardins.)
¤  Le canal prévu pour l’approvisionnement en eau est situé en amont, ce qui évite le pompage de l’eau. Le terrain étant en légère pente, il n’y a pas de problème pour l’évacuation ou la récupération de l’eau de vidange.
¤  Le projet pédagogique est intéressant : participation des enfants, qui sont en majorité issus du monde paysan, à toutes les phases du projet. Possibilité d’acquérir un savoir technique, au-delà du projet, par des visites au centre de Pont Sondé, afin d’apprendre les techniques de la pisciculture, en corrélation avec les activités piscicoles de l’école. Ce pourrait être un des éléments clés pour la reproduction de cette expérience, à l’échelle artisanale, dans d’autres endroits du pays.
¤  La cantine pourrait bénéficier de plusieurs repas par mois contenant du poisson. Ce sera la première utilisation. Une partie des récoltes pourra cependant être vendue sur le marché très proche, pour récolter des fonds pour améliorer les repas. Fruits, légumes ou viande)
¤  Ventes : Un poisson ( Tilapia Nilotica, tilapia rose) de 300 grammes se vend actuellement 50 gourdes sur le marché informel, 75  gourdes au « market ». ( Boutique en ville). Un peu moins pour les tilapias gris. Dans certains points de vente réfrigérés on trouve des poissons à 160 gourdes la livre, comme les poissons de mer. Mais les quantités récoltées dans un tel élevage ne permettraient que de petites ventes. Pas de nécessité de réfrigération ou de frais de transport.
¤ Le projet à moyen terme de l’association Enfants-Soleil d’implanter la pisciculture dans d’autres lieux bénéficierait de cet exemple. Une étude des aides possibles aux petits paysans désirant créer un petit élevage pourrait être : un prêt ( micro crédit), un apport technique, un don d’alevin, une formation à la gestion, ou une aide à la constitution de coopératives ou de comités agro piscicoles. ( Les élevages sont associés à des cultures vivrières et de petits élevages.
¤  Un projet reproduisant le complexe piscicole de Thomazeau à échelle artisanale ou familiale.
Le complexe piscicole de Thomazeau, mis en place avec SOS Enfants (porteur du projet) et la collaboration en partenariat d’Enfants-Soleil en est à mi-parcours. Il devrait y compter à terme 9 à 12 bassins de 400m² ou 300m². Il est associé au développement de cultures vivrières. Nous espérons que ce projet pourra être reproduit dans d’autres lieux à la même échelle. Mais c’est un assez  gros investissement et la pisciculture, avec reproduction, est une activité à la technique complexe. ( Fécondation en milieu artificiel)
L’expérience de Verrettes est à l’échelle artisanale ou familiale. Si les projets de pisciculture se reproduisent dans le pays,  nombreux seront les essais ultérieurs à petite échelle.
D’autre part, le projet Dumarsais Estimé est différent : il n’est pas nécessaire de maîtriser toutes les phases de l’élevage. ( Elles seront enseignées aux enfants, mais sur le site de Pont Sondé avec les experts présents qui se sont proposés).  Il est douteux que les petits paysans voulant tenter l’expérience puissent maîtriser les phases de reproduction et de tri. C’est pourquoi l’élevage de Dumarsais Estimé est important : il ne fait appel qu’à la phase de grossissement, ce qui simplifie énormément le travail et limite les risques.

­ 6.  Bénéficiaires. / Population civile.

L’Ecole.  452 élèves bénéficiaires directs.
L’Ecole Nationale Dumarsais Estimé a été fondée en 1948. Elle compte 452 élèves, de 8 à 18 ans, une équipe d’une trentaine d’enseignants. Elle est dirigée par les Petits Frères de Sainte Thérèse depuis sa fondation. Reconnue par l’état haïtien ( licence) elle est une école nationale, donc du domaine public. Elle accueille tous les enfants à la cantine chaque jour... Elle n’a pas la possibilité d’avoir un internat.
Certains professeurs sont rémunérés par l’Etat, d’autres non, comme souvent à Haïti.
La plupart des élèves sont issus de milieux très défavorisés. L’école a cependant la réputation d’être une des meilleures écoles de Verrettes au vu de ses résultats nationaux aux examens. Les élèves payent, quand ils le peuvent, un écolage : cette petite somme est une participation aux frais d’inscription, matériel scolaire,  uniformes etc.  Chacun paie une contribution de 100 gourdes par an ( 2 €) pour l’écolage. Quelques-uns ne peuvent même pas payer cette somme…  Tous les enfants ont accès à la cantine, du lundi au vendredi, pour 50 gourdes par mois. (1 €). Les enfants viennent de différentes localités, parfois très éloignées ( Désarmes, Liancourt, Deschapelles, Vielot, Marrin…) et beaucoup n’ont pas un repas par jour chez eux.
En plus de l’enseignement standard, un enseignement agricole est dispensé – la plupart des enfants sont issus de familles de petits paysans très pauvres – par un technicien agricole ( Rony Joseph), de la 4ième à la 6ième année fondamentale, à raison d’une heure par semaine et de 40 élèves par classe. Ces cours sont notés et évalués comme toutes les autres matières. Il n’y a pas encore de diplôme spécifique, car l’enseignement les prépare à améliorer les cultures vivrières, dans leur région. C’est un enseignement adapté aux nécessités.
Le dévouement des frères est grand. L’un d’eux, Frère André, spécialiste des cultures vivrières, entretient, avec les élèves, des jardins pédagogiques qui sont étonnamment riches malgré le manque d’eau, et la pauvreté des petits terrains situés dans le parc. Les frères  entretiennent aussi un petit poulailler, qui doit être développé. Tout cela alimente la cantine de l’établissement et sert d’outil pédagogique pour les élèves impliqués.
Les frères collaborent déjà avec l’Association Enfants-Soleil, en aidant les paysans des fermes 4 et 5 à Verrettes, à expérimenter des cultures potagères sur les terrains mis à disposition par l’association. (Ils mènent une expérience de cultures avec des semences de toutes les plantes potagères apportées de France). Ces jardins apportent un revenu aux paysans, qui demandent à ce que les jardins soient agrandis au profit d’autres paysans sans ressources. Après les quatre cyclones de septembre 2008 et les tempêtes qui ont suivi, les paysans ont pu redonner aux jardins leur aspect d’origine et ont commencé à reconstituer leur cheptel. Les eaux sont montées à plus de 4 mètres dans cette partie de l’Artibonite. Grâce au vétiver, les terrains n’ont pas été ravagés. Cette aide technique est précieuse, et peut se développer.

Donner du travail à des ouvriers (creusement, aménagement des bassins)  et à une petite entreprise locale. (canalisations d’eau). Une partie du travail sera confiée à des hommes sans travail du quartier, les tâches techniques à une petite entreprise.
Dans le contexte difficile actuel, les journées de travail que procurera le projet sont appréciables, une grande partie de la population vivant très nettement en dessous du seuil de pauvreté, ou n’ayant aucun revenu fixe. La rémunération de ces personnes sera le montant supérieur de la fourchette légale du moment. Elle permettra à la population de connaître le projet.

Acquérir et diffuser informations et compétences. Ce petit élevage pourrait servir de référence pour les élevages futurs dans la région. (Visites)
La population de Verrettes pourra bénéficier de la vente à prix raisonnable des surplus de production sur le marché et ainsi découvrir ce produit.
Projet pédagogique.
Les élèves de l’école, qui bénéficient déjà de cours d’agriculture avec un professeur spécialisé, prendront en charge une partie du projet et découvriront en même temps, une technique, des éléments de savoir concernant le nutrition (Sciences de la vie et de la terre) à travers l’enseignement mis en place : des cours leur seront proposés, avec la participation d’intervenants extérieurs ( techniciens ingénieurs ou éleveurs). 1 à 2 heures par semaine, durant 40 semaines par an pour trois à 5 classes: soit 6 classes de 40 élèves concernés à divers niveaux. Tous les élèves de l’école ayant d’autre part la possibilité d’acquérir une information à divers niveaux.
Programme d’enseignement à l’étude: La pêche à Haïti : mer et rivières : Préservation du milieu marin et des rivières.( Connaissances impliquant des comportements fondamentaux pour Haïti) Pêche et économie du pays. Pisciculture. Techniques d’élevage et poissons. Nutrition.
Leur travail sera évalué sur le livret scolaire et à travers la création d’un document sur l’élevage des poissons, ce qui constitue une ouverture intéressante vers la société civile. Ce programme pourra se dérouler sur deux années.
Les élèves participeront également à la gestion du projet.

Bénéficiaires, Société civile. Intégration dans un programme plus vaste.
Les petits paysans de l’Artibonite, intéressés par un micro projet d’élevage de Tilapias, ne feront certainement pas seuls la démarche de se rendre à Thomazeau, ou de visiter le Centre National de Pisciculture ; réalisations qui leur semblent hors de portée. Le taille, l’éloignement, l’isolement, sont des freins à l’incitation à la reproduction du projet.  S’ils sont informés, par flyers, affiches, ou oralement, par leurs enfants ou leurs professeurs, ou par les documents diffusés,  que cette possibilité existe, ils auront l’occasion de compléter leur information en visitant la réalisation de l’école. Un milieu où ils ne se sentent pas étrangers, proche de chez eux. La médiatisation pourra comprendre ces visites, de petits séminaires ou tout autre mode de communication faisant état des avantages et difficultés. Ainsi, les bénéficiaires représenteront-ils un vecteur essentiel de la diffusion de l’information, en tenant compte des nombreuses difficultés des paysans, en particulier à lire.
L’effet incitatif devra être accompagné de propositions concrètes d’accompagnement. Dans le futur, des coopératives pourront mettre en place des projets similaires et bénéficier d’une formation en vue de poursuivre et approfondir l’effet incitatif. Le centre National de Pisciculture de Pont Sondé nourrit ce même objectif, sans avoir assez de moyens pour l’initier. Il pourra alors devenir un partenaire essentiel étant une émanation de l’état haïtien.

7  Partenaires.
L’Association Enfants Soleil, fédération internationale, initie le projet avec ses partenaires français et internationaux.
L’Association Enfants Soleil Haïti gère le projet sur le terrain en partenariat avec l’école Dumarsais Estimé.  

Partenaires locaux. Personnes en relation avec l’Association dans le cadre des projets du département.)

Mairie de Verrettes. ( aide administrative pour l’adduction d’eau et information.)
ODVA. ( Organisme de Développement de la Vallée de l’Artibonite) :
Noël Figaro responsable départemental à Verrettes et Ernest Max André à Pont Sondé.
Centre national de pisciculture de Pont Sondé :
Docteur Cléophat Jean-Verna ,Agronome, Docteur vétérinaire. Responsable du centre. ( Ecloserie)
Raùl Savone. Ingénieur en pisciculture. (Cubain) Un autre ingénieur Cubain est permanent au centre.
 Aproped : Association franco haïtienne sur le terrain gérant avec SOS Enfant et Enfants-Soleil  des projets de terrain. ( Thomazeau. Ecole Saint Alphonse à Cité Soleil, écoles de Marin Fourgy...) Responsable Denis Puthiot. Responsable technique pisciculture : Wilmarck Pierre.
Responsables de l’Education nationale : Ministère de l’Education Nationale et de la formation professionnelle.
Bureau du District Scolaire de Verrettes.  M.Serge Sando , Inspecteur Principal.
M. Weschnel René, Inspecteur zone 2. ( Concernée par l’école)
MENFP des autres secteurs : M. Cayemitte Jean Hilaire ( zone 1), M. Josué Louis (Zone 3) ; M. Vernet Thomas (Zone 4), M. Décius Mathurin (Zone 5).

Partenaires internationaux pressentis:
Enfants-soleil Internationale. Enfants Soleil Bourgogne. SOS Enfants. Quimper Antilles.
SOS Enfants.
Nous travaillons depuis presque 10 ans avec SOS Enfants ( Association reconnue d’utilité publique qui travaille dans plusieurs pays du monde, et à Haïti depuis un quart de siècle.) Pisciculture à Thomazeau, jardins communautaires.
Enfants Soleil Bourgogne est née il y a 12 ans, comme délégation d’Enfants Soleil en province, est désormais une association indépendante affiliée à la fédération Enfants-Soleil.
Quimper Antilles est une association présente à Haïti à travers des conventions avec Enfants-Soleil ( Jardins communautaires, aide aux écoles) Elle travaille à la diffusion de la culture et de l’art culinaire des caraïbes en assurant la restauration sur des festivals ( Festival du bout du Monde etc) et diverses autres grandes manifestation culturelles. Expositions art et artisanat, avec Enfants Soleil.

8.  Objectifs

Objectifs généraux.

¤  Lutter contre la pauvreté. (Projet d’appui à la sécurité alimentaire)  (Appui à la demande d’une petite collectivité : l’école Dumarsais Estimé)
¤   Développer des réalisations de même type avec les paysans pauvres cherchant des moyens d’améliorer   leurs  revenus.
¤  Développer la pisciculture à Haïti.

Objectifs spécifiques.
¤  Réaliser un micro projet générateur de revenus pour aider les dirigeants d’une école à améliorer la 
    nutrition des enfants et lutter contre les carences en protéines et vitamines.
¤  Apporter à des élèves une formation complémentaire. Aux cours d’agriculture.
¤  Apporter à des élèves un savoir en s’intégrant dans le projet. Beaucoup de ces enfants quittent  
     l’école à 16/ 18 ans sans formation et sont des enfants de paysans.
¤  Réaliser un micro projet pour pouvoir informer de sa reproduction possible une population à la
    recherche de possibilités d’auto-développement.  Créer un effet incitatif grâce à une médiatisation.
¤  Réplicabilité. Conduire une expérience  propre à être reproduite dans le secteur, essentiellement agricole et manquant de petits projets accessibles, y compris les écoles. Il est facile dans la région d’obtenir des petits terrains. Le maire nous a promis de recenser les terres appartenant à l’Etat ou à la commune en vue de cette reproduction. (Ce recensement est en cours avec la collaboration d’AID. )

9. Activités.
Activités générales.
¤  Aménager trois bassins pour l’élevage de Tilapias et carpes herbivores.

  1. 150 m².      B : 100 m²    C : 56 m²  ( soit au total 256 m²) ( Voir Doc Plan des bassins)

¤  Amener l’eau jusqu’à ces bassins grâce à des conduites PVC. Sur environ 400 mètres, depuis un canal secondaire. ( Eau courante dans l’école : sanitaires et jardins)
¤  Mettre en place un système d’adduction d’eau entre les bassins et de trop plein.
¤  Clore l’ensemble.
¤  Poulailler : réhabilitation agrandissement.
¤  Définir un système de participation et de responsabilités en intégrant plusieurs classes d’enfants au projet. Eduquer ces enfants à la participation au bien collectif et à la technique de l’élevage de poissons à travers leur contribution aux activités. Le problème de l’éducation est primordial : Haïti doit sortir de l’assistanat, et la nouvelle génération doit acquérir, avec des savoirs et compétences, de nouvelles raisons d’espérer, à travers sa propre prise en charge et l’esprit d’entreprise.

Activités.  Analyse opérationnelle.

  1. Défrichage du terrain, arrachage des arbustes.
  2. Creusement / réhabilitation des bassins, évacuation des détritus, pierres. Transport de la terre jusqu’aux jardins ou évacuation des détritus. (les anciens bassins on été en grande partie comblés et envahis par la végétation depuis 6 ans.) Il convient d’autre part de renforcer les berges, tout en laissant la plus grande partie en terre : les tilapias creusent des sortes de nids dans les berges pour pondre.
  3. Damage du fond et des berges. Renforcement des berges avec plantations de vétiver. Clôture de l’ensemble.
  4. Creusement des tranchées pour placer les tuyaux depuis le canal  secondaire Eludor ( situé en amont à 400m), depuis le pont,  jusqu’au bassin supérieur N°1. ( 150 m²) en passant par la rue du cimetière. ( Autorisation de la Mairie en cours.)
  5. Pose des conduites d’approvisionnement en eau. Avec filtre au départ dans le canal d’approvisionnement et sécurisation.
  6. Comblement des tranchées après pose. Damage.
  7. Mise en place des tuyaux d’arrivée d’eau au niveau du premier bassin  avec système de fermeture de l’arrivée d’eau.
  8. Construction d’une citerne de retenue d’eau pour amener l’eau dans la cour de l’école en même temps que dans le premier bassin.
  9. Aménagement d’une conduite entre le bassin N° 1 et le bassin N°2 avec filtre empêchant les poissons de passer.
  10. Aménagement d’une conduite entre le bassin N°2 et le bassin N°3 avec filtre.
  11.  Aménagement d’un système de vidange du bassin N°3 avec filtre et fermeture.
  12. Mise en place d’un système de récupération de l’eau de vidange en aval du bassin N°3 pour utilisation pour l’arrosage des jardins.
  13. Mise en place dans chaque bassin d’un système de trop-plein en cas de fortes pluies risquant de faire déborder les bassins. (Conduite verticale dans chaque bassin avec siphon et conduite d’eau PVC 4 pouces.)

14) Creusement et pose conduits au niveau du sol, entre les  trois bassins  pour faire passer la conduite  d’évacuation des trop-pleins.
15) Aménagement grilles à compost. (Bois et grillages)
      14) Pose d’un tuyau pour conduire l’eau jusqu’à la cour de l’école. Avec robinet.
      15) Remplissage des bassins. Fertilisation de l’eau.
      16) Achat d’alevins. Tri. Ensemencement des bassins.
      17) Construction fosse à compost.
      18) Réparation agrandissement du poulailler.  Après finalisation des démarches administratives.

      19) Achats volailles pour amélioration de l’élevage. (Poussins et poules pondeuses)

Production.
Poissons.
Avec un complément nutritionnel, on peut espérer 5 poissons (tilapia) par m² ( fourchette basse), ce qui donne :
256 m² x 5 – 20% = 1024 poissons à chaque récolte théorique (une récolte tous les 6  mois dans les conditions optimales).  ( Il y a toujours une perte d’environ 20% de mortalité des alevins, dont il faut tenir compte.)
Un poisson tilapia, adulte, bien nourri, et sans excès quant au nombre par m², atteint 350 grammes, ce qui est la taille commerciale optimale. (Données du Centre National de pisciculture de Pont Sondé)
Lorsque les alevins sont en phase de grossissement, une pêche est effectuée tous les 15 jours et des échantillons de poissons sont pesés. Une grille de calcul permet de calculer la quantité de nourriture à donner. ( L’assistance du CNPH s’exercera dans ce domaine aussi).
Les carpes herbivores sont plus fragiles et ont besoin de grands bassins (1 par m²) de même pour l’espèce nommée « tenka », tanches (Tinca),  à Haïti et que le centre de Pont Sondé élève avec succès. Ce sont de gros poissons  qui peuvent atteindre plusieurs kilos, omnivores, mais qui grandissent très lentement.
Pour une première fertilisation de l’eau des bassins, il est nécessaire d’ajouter à l’eau de l’Urée. ((fertilisant). Ce produit déclenche la formation de phytoplancton.
Avec 500 kg de récolte tous les 6 mois, une telle installation peut nettement améliorer les revenus d’une famille ou d’un petit comité, si des paysans se groupent, (5 ou 6 familles) pour un investissement.
Dans le cas de l’école Dumarsais Estimé, le budget est augmenté par le fait qu’il faille de nouveau creuser des canalisations pour amener l’eau depuis le canal, (environ 400 mètres), installation qui existait auparavant, mais qui a été détruite par l’urbanisation et la dégradation des moyens de la ville et de ceux de l’école depuis des années. Les tuyaux PVC sont chers et le budget dépend de la distance depuis cette source d’eau.
Des filets de protection devront être posés, pour dissuader les divers prédateurs volants, friands d’alevins. Le problème pourrait se poser la nuit. (Nombreuses présences le jour.)

 Il serait donc exagérément optimiste d’affirmer que cet élevage pourra apporter régulièrement du poisson aux enfants de l’école. Le second volet du projet, les parents, les agriculteurs de la région, construisant de petits bassins pour la famille, revêt donc une importance considérable, pouvant être reproduit à de très nombreux exemplaires. Un bassin de 50m² ( 7m x 7m) peut améliorer sensiblement la nutrition d’une famille en fournissant 400 poissons par an selon une fourchette basse.( Tilapia)

Volailles et œufs.
Ces produits seront utilisés pour la cantine à laquelle ils apporteront des compléments nutritionnels.
Avec une soixantaine de poules ou autre volailles, on peut espérer une amélioration sensible de l’apport en protéines des repas. La reproduction sur place assurera le développement du poulailler dans le futur. C’est pourquoi il faut prévoir une structure adaptée.

10.  Intégration du projet dans les contextes social et institutionnel.
Intégration du projet dans les objectifs généraux du gouvernement haïtien. Le gouvernement haïtien met l’accent le développement des régions agricoles, entre autres sur la pisciculture : Haïti importe les ¾ de sa consommation de poisson et la population manque dramatiquement de nourriture et en particulier de protéines.
Le projet sera développé avec le centre de Pont Sondé, intéressé par une expérience proche et à petite échelle. C’est le but de ce centre de transmettre des compétences et de porter assistance technique aux projets futurs de l’Artibonite. Des projets en partenariat pourront être envisagés par la suite.
Le Ministère de l’Education Nationale, qui se bat pour développer les cantines est intéressé à travers ses représentants locaux, tous contactés par l’association et qui seront invités à suivre l’expérience.
L’ODVA est aussi intéressée et sera associée au projet.
La Mairie sera partenaire en ce qui concerne l’adduction d’eau qui doit être réhabilité. ( la mairie a des projets dans ce sens mais ne dispose pas de financements)
Les bénéficiaires seront parties prenantes : participation effective aux petits travaux et à l’entretien, mais aussi à travers le projet pédagogique qui représente un volet non négligeable de la réalisation et touchera plus de 200 enfants. Les activités seront partagées dans plusieurs classes, comme celles des jardins où une classe responsable d’une superficie de jardins).
Une entreprise locale sera chargée des travaux pour les canalisations d’eau.
Le partenaire local ( Association Enfants-Soleil Haïti supervisera le projet sur le terrain.) Parfaite connaissance du terrain ( Collège de l’association très proche : Haut Dodart, Verrettes et Ateliers de Verrettes. Jardins communautaires des fermes 4 et 5 à Verrettes et jardins  à Mirault)
Des espaces de concertations seront aménagés entre les partenaires différents. Un petit comité de suivi sera mis en place pour la médiatisation auprès des populations locales. ( Confection de flyers et visites, y compris scolaires)
Le développement dans le futur exigera des partenariats concrétisés par des conventions, depuis le Ministère jusqu’aux organisations locales.

11.  Pérennité du projet.
Dès la deuxième année, une autonomie dans les activités est espérée.  Le travail est simple, les dépenses prévisibles, la rentabilité assurée, bien que modeste.
Les participants, renouvelés par tranches, au fur et à mesure des départs d’élèves vers la vie active, peuvent accueillir les nouveaux participants, les partants peuvent transmettre leur expérience aux familles.
Le nombre d’élèves impliqués assure une pérennité en ce que les classes se renouvelant, des élèves nouveau seront intégrés au projet tout au long des années.

Les dépenses se résumeront dans les années suivantes à des compléments alimentaires en petite quantité
(balles de riz, qui contiennent des protéines végétales, compléments granulés) le reste de l’alimentation sera assuré par les déchets de la cantine et des poulaillers, transformé en compost, donnant des phytoplanctons puis des zooplanctons dont se nourrissent les tilapias.
L’équipe pédagogique est stable et motivée, le lieu est sûr, le pays lui-même est en voie de stabilisation.
Les relations Ecole, Société civile, Autorités, Coopératives assureront un amorçage essentiel pour la suite du projet.

12.  Coordination entre les projets.
Le projet est inclus dans un plan beaucoup plus large qui revêt trois aspects dans cette région :
Education. ( création d’écoles avec cantines là où des manques se font sentir.)
Projet d’un centre de formation pour les filles. ( Verrettes) ( 2011)
Agriculture. ( Développement des cultures vivrières avec le système des jardins communautaires qui a fait ses preuves). Agrandissement des surfaces et mécanisation raisonnable. Pisciculture à l’échelle artisanale ou familiale.
Développement des ateliers pour les femmes. ( Ateliers Quisqueya partenaires de l’Association)

Nous travaillons à créer entre les associations des liens de partenariat qui pourraient rendre plus efficaces les efforts des une et des autres. ( Projet de maison de la coopération à Haïti suggéré au Collectif Haïti de France, intégration à la fédération Enfants Soleil de petites associations…)

13. Méthode d’évaluation.

Bien qu’il s’agisse d’un petit projet, l’évaluation est très importante en ce qui concerne la rentabilité, la pédagogie associée au projet, et la réplicabilité :
¤  Un cahier de travaux aidera à la rédaction d’un bilan final.
¤  Un cahier de comptes devra être tenu afin de tester la rentabilité du projet pour une petite structure.
¤  Un document sera rédigé, à la fin de la première année, ou début 2011,  en français et en créole, mais à base d’mages à la manière des BD, (ce qui convient en même temps à l’esprit des enfants et aux personnes qui ne peuvent lire) comportant les différents points techniques et les difficultés d’une telle réalisation. Ce document sera en partie réalisé par les élèves et supervisé par les professeurs impliqués, avec l’assistance de l’Association Enfants Soleil internationale. Il bénéficiera de l’apport des connaissances du Centre National de pisciculture de Pont Sondé. Des interventions dans les classes de M. Cléophat Jean-Vernat, qui est agronome et professeur, spécialisé en pisciculture. Ce document pourra être distribué aux paysans, coopératives, comités ou petits organismes susceptibles de tenter l’expérience. Il sera disponible dans les coopératives de petits paysans, à la Mairie de Verrettes, à l’OCDA, dans le Centre de Point Sondé etc.
¤  Diffusion de l’information. Beaucoup de paysans sont illettrés. Une réflexion aura lieu quant à la possibilité de former un formateur susceptible de transmettre l’information. Dans les années futures, des stages pourraient être organisés.
Il comportera les techniques de réalisation des bassins, adduction d’eau, approvisionnement, etc.
Les techniques d’élevage. ( Nourrissage et prélèvements) Un ordinateur permettra d’intégrer des images.
Le budget nécessaire et la manière de tenir une comptabilité simple.
¤  Des visites seront organisées et guidées en partie par les élèves impliqués et les bénéficiaires adultes. (des visites complémentaires seront organisées au centre piscicole de Pont Sondé).
¤  Les résultats des élèves seront évalués comme pour un autre cours.
 ¤  Evaluation des amélioration dues à une nourriture plus riche. Un bilan de santé des enfants est en cours dans d’autres écoles. Voir Protocole. Doc  Il peut être réalisé dans cette école en 2010.
¤  L’enseignement nouveau associant agriculture et pisciculture pourrait attirer de nouvelles inscriptions, voire la création d’une section d’enseignement technique avec d’autres bassins sur un autre terrain, dans le futur.
¤  Le nombre de visites et de contacts sera un test important de l’impact du projet. ( Autres écoles, coopératives, particuliers etc) Il en sera tenu registre par les bénéficiaires.
¤  A terme, le développement de projets similaires fera état de l’impact espéré.

14.  Hypothèques et risques.
¤  Incertitudes climatiques.
Elles sont importantes à Haïti, situé sur le passage des cyclones. Le parc accueillera une installation située à 100 mètres d’altitude environ, ce qui exclut les inondations. Le projet prévoit d’autre part une maîtrise de l’ eau : le canal d’approvisionnement a toujours de l’eau, alimenté par le plus grand fleuve d’Haïti. Les bassins ont besoin d’un approvisionnement permanent permettant l’oxygénation de l’eau des bassins, il est donc assuré. En cas de grandes pluies, l’eau peut être coupée. Un trop plein est prévu pour éviter le débordement des bassins. Il s’agit d’un PVC placé verticalement et comportant un syphon au niveau supérieur. Ce tuyau conduit l’eau de trop plein jusqu’à une citerne situé plus bas, puis vers un égout  si besoin. ( Voir Doc. Plan des bassins)
¤  Vols pillages.
Ce facteur n’est pas à négliger : les bassins de production de Pont Sondé, contenant les gros poissons, ( CNPH) sont tous situés près de la maison du gardien. Des intrusions sont fréquentes.
Les bassins sont situés à l’intérieur de l’établissement scolaire, avec de nombreux membres du personnel vivant sut place. Situation intéressante pour la sécurité et le projet pédagogique.
¤  Risques quant à la production.
L’aide de nombreux techniciens et la prise en compte de la fourchette basse de production permettent un certain optimisme quant à la régularité de la production, si une aide au démarrage est fournie pour un complément protéiné. Le compost fourni par le poulailler diminuera ces achats à court terme.
Le risque inhérent aux prédateurs est bien moins important qu’à Thomazeau ( un Caïman a été trouvé dans un bassin ! des crapauds buffles, des oiseaux…)
¤  Risques sanitaires.
Pisciculture. Des analyses régulières seront effectuées, sur le modèle du Centre National. Le tilapia ne présente pas, dans l’état actuel des choses, de risque connu à la consommation. Le Tilapia est d’autre part un poisson très résistant aux maladies.
Les volailles élevées seront des volailles bien adaptées, poulets créoles etc… Les élevages intensifs
( genre poulets en cage) présentant des risques de maladies, des exigences de vaccination fréquentes, une fragilité en ce qui concerne la chaleur parfois très importante. La nourriture est facile à trouver sur place auprès des agriculteurs.
¤  Risques pour les élèves. Les bassins seront clôturés. Ils sont peu profonds. L’équipe pédagogique veillera à organiser les activités en éliminant totalement ces risques. Ces risques doivent être envisagés dans le cadre de la pédagogie : les poissons possèdent un petit piquant sur la nageoire, ce qui implique de porter des gants au moment de la pêche.
¤  Marché. Y a-t-il un risque de ne pouvoir vendre les surplus ? Conditions de vente.
Le marché, en cas de vente de surplus se situe à quelques centaines de mètres de l’école, ce qui élimine les risques, les poissons pouvant être transportés vivants ou vendus dans la matinée. La demande peut absorber aisément une petite production, qui peut d’autre part faire connaître le poisson et stimuler les besoins. ( les Haïtiens se méfie du poulet importé qui peut avoir été congelé plusieurs fois et qui se situe au bas de la gamme des produits. Quant aux poulets ou autres volailles de terroir, qui sont de bonne qualité, ils sont relativement chers pour le pouvoir d’achat d’une grande partie de la population, qui mange peu de viande. L’essentiel reste la formation des élèves et l’amélioration de la cantine.
¤  Qualité du programme pédagogique. Les enseignants seront assistés par les techniciens de Centre de pont Sondé situé à 20 km environ et relié par une bonne route. Il s’agit de personnels compétents et ayant des années d’expérience. L’enseignement sera complété par des visites sur le terrain. Des ingénieurs Cubains travaillent sur place. Le directeur du Centre (M. Cléophate Jean Verna) est aussi professeur et enseigne dans des établissements de Verrettes et de la région. Des démarches pourront d’ailleurs être entreprises auprès des autorités pour que cet enseignement soit reconnu, comme l’est l’enseignement agricole déjà pratiqué dans l’établissement, ce qui ouvre des perspectives pour la suite.
L’Inspection pédagogique régionale, dont les membres sont connus de l’Association, et la connaissent, seront tenus informés des programmes.
Les responsables de Thomazeau feront des visites et des interventions pour parler de leur expérience.  D’autres visiteurs partie prenantes du développemnt agro piscicole d’Haïti pourront être invités, ainsi que des membres du Ministère de l’Agriculture, et de l’Ambassade de France qui a soutenu le dernier projet de l’Association. ( Bon Samaritain : réhabilitation du centre de soins et construction d’une école à Ouanaminthe.)
L’achat d’un ordinateur portable permettra aux professeurs l’accès à Internet. Il y a de plus en plus d’électricité dans la ville et cet outil se développe.
¤  Financement. Les difficultés de financement sont toujours une source d’inquiétude. Nous espérons une petite collaboration des associations qui sont partenaires d’enfants Soleil.
Une petite partie des fonds propres de l’Association, qui proviennent des ventes de tableaux et d’artisanat.
L’orientation de notre association, tournée vers des projets durables générateurs de revenus bénéficie peu de l’impact émotionnel généré par les grandes catastrophes ou les cas tragiques.  Les dons sont donc modestes et le carnet d’adresse des sponsors privés peu rempli !... d’autant que nous nous refusons à pratiquer le harcèlement qui parfois tient lieu d’information.
Cependant, limitant volontairement pour quelques temps encore, notre action à des micro projets, notre expérience et notre implantation sur le terrain nous permettent d’envisager un suivi et une évaluation efficaces
des projets.

Documents Joints :

Bilan lors du séjour en Mars/Avril 2010

Budjet

Plan général des bassins

Dessin des bassins

Lettre des bénéficiaires