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L’Expérience de Thomazeau
Début de la réalisation : Juillet 2007.
L’organisation de l’expérience Thomazeau.
Le projet est réalisé en partenariat avec SOS Enfants et Quimper Antilles pour le financement. Ces deux Association travaillent en partenariat avec Enfants Soleil depuis plusieurs années. Elles sont impliquées dans les réalisations de jardins communautaires.
La réalisation sur le terrain se fait en partenariat avec
APROPED dont l’administrateur, M. Denis Puthiot , est responsable des travaux.
ENFANTS SOLEIL HAÏTI Les responsables terrain sont M. Emmanuel Fernand, Ostene Joseph, David Blain.
L’ingénieur responsable technique du projet est M. Pierre Wilmarc, agronome, spécialisé en pisciculture.
Le responsable pour SOS Enfants est M.Alfred Blanchet, président de SOS Enfants.
Le responsable pour Enfants Soleil France est M. Gérard Renard Chargé des projets .
Tous les responsables des réalisations à Haïti ont reçu une formation sur le terrain et ont effectué des visites de sites d’élevage de Tilapia.
Le Site :
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Sur la carte, la flèche noire montre la frontière Dominicaine. A l’Est : Haïti. La flèche bleue montre le Lac Enriquillo en République Dominicaine. Au sud le Massif de la Selle, et au nord les montagnes du Trou d’Eau qui enserrent la plaine du Cul de Sac. Assez fertile mais anarchiquement exploitée. La flèche verte désigne le Lac Saumâtre, et la flèche rouge l’emplacement des travaux de la première tranche pour la pisciculture, non loin du village de Thomazeau. Pour s’y rendre, on prend la route de Port au Prince jusqu’à Croix des Bouquets, puis on bifurque à gauche sur la route qui mène à Hinche (Plateau central) puis jusqu’à Thomazeau. Ensuite il y a une bonne dizaine de kilomètres d’une mauvaise piste jusqu’aux environs du Lac Saumâtre. |
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Depuis le quartier Pernier, sur les hauts de port au Prince, on aperçoit au fond, les montagnes du Trou d’Eau, et la plaine du Cul de Sac. Ce sont les contreforts avant le plateau central situé derrière ces montagne. La flèche montre l’emplacement des bassins de pisciculture, non loin du lac saumâtre. |
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Début des travaux : juillet 2007
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Creusement des premiers bassins. L’utilisation d’engins s’avérait trop coûteuse. Les bassins de 300m² ont été creusés manuellement. L’implication de travailleurs locaux est en outre essentielle. Elle permet à ces personnes d’avoir un revenu, de suivre tout le déroulement du projet et, indirectement, d’informer la population. |
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Enfants Soleil a mis un véhicule 4X4 à la disposition de l’équipe. La situation géographique du projet rend incontournable l’utilisation d’un véhicule. Pour l’extension du projet il en faudra un autre : un Pick-up, facilitant les transports nécessaires, production et personnels. |
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Octobre 2007. Avancement des travaux.
Les bassins d’élevage se trouvent légèrement en contrebas de l’extrémité du Lac Saumâtre.
Un barrage a été construit à l’extrémité du lac. Ce barrage donne naissance à deux canaux :
¤ Le canal principal qui passe juste derrière les bassins et servira à l’évacuation des eaux par le trop-plein ( buse d’évacuation), et lors de la vidange des bassins pour la « récolte » du poisson . Ce canal servira aussi à l’irrigation des terres autour des bassins, partie Est. ( Longueur environ 500 mètres)
¤ Un canal secondaire de dérivation , plus petit, qui sert à l’approvisionnement en eau des bassins et aussi à l’irrigation d’une autre partie des terres, à l’Ouest. Le système intéresse les petits propriétaires ou locataires des terres environnantes mal exploitées, jusque là dédiées à de petits élevages extensifs, et qui pourraient devenir des lieux de cultures vivrières, intéressantes pour la région ; et pour reproduire cet exemple de pisciculture. Ainsi sont évités les frais de pompage de l’eau. Les bassins, dotés de « l’eau courante » permettront de mettre un plus grand nombre de poissons par M², grâce à l’apport nutritif des eaux du lac. ( Jusqu’à 10 poissons par M² au lieu de 3). Des grilles de filtrage sont installées aux entrées et sorties pour éviter que les poissons ne s’échappent des bassins d’une part, et que d’autres espèces, ou prédateurs, viennent coloniser les bassins, d’autre part.
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A gauche, la dérivation alimentant les deux canaux , en aval du barrage. |
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1. Schéma de la maîtrise de l’eau. 2. Barrage et départ des canaux. 3. Le canal principal. |
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Le groupe des responsables , le long du canal principal. Il y a de l’eau toute l’année. Les vidanges des bassins serviront à l’irrigation par la voie du canal principal. Ils auront ainsi le rôle de réserve d’eau. |
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L’ensemble du projet une fois terminé donnera en permanence, directement, du travail à une quinzaine de personnes.( Agriculture et élevage sur les terres avoisinant les bassins, entretien des bassins, emplois liés directement à la pisciculture, nourriture, surveillance, pêche, formation, exploitation commerciale. Sans tenir compte des emplois temporaires pour le creusement des bassins , les diverses constructions, et les emplois induits pour la commercialisation.
A. Construction et finition des bassins.
Les dimensions (300m² ) , la profondeur (1,20 mètres), la pente des rives sont des paramètres associés qu’il faut prendre en considération. Il convient d’autre part de réaliser des buses de trop plein qui serviront à réguler le niveau d’eau des bassins, qui peut varier en cas de fortes pluies. L’arrivée d’eau par le canal de dérivation peut aussi être maîtrisée.
Le vétiver pourra être utilisé pour la consolidation des berges des bassins. (Voir pages « Vétiver » sur ce site)
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L’ingénieur Pierre Wilmac, responsable technique du projet, montre comment effectuer la fertilisation des bassins. Cette opération accélère la formation de zooplancton nécessaire à la nourriture des alevins. |
Il s’agit de répartir dans les eaux des bassins une petite quantité d’engrais organique ( Urée). Cet engrais va susciter l’apparition de phytoplancton, (partie végétale du plancton ou micro-organismes végétaux vivants. Il est le principal producteur primaire des chaînes alimentaires.) Ces organismes absorbent de l’oxygène, il est donc important d’avoir des apports d’eau périodiques. Avec le système mis en place, le problème est résolu. Le phytoplancton va favoriser l’apparition du zooplancton qui servira dans un premier temps de nourriture aux alevins. (C’est l’ensemble des espèces animales microscopiques qui constituent le plancton.) Ensuite, ces organismes nutritifs seront générés pas du compost ( mélange de matières organiques et de minéraux qui se décomposent) qui sera intégré aux eaux des bassins.
C. Encemensement.
L’ensemencement en alevins a été effectué fin septembre. Le nombre d’Alevins par m ² dépend des conditions. 3 alevins par m ² ont été programmés dans un premier temps. 900 alevins par bassin. Il pourrait monter jusqu’à 10 par m ². Cependant, les terres entourant les bassins ne sont pas encore mises en valeur par la culture prévue des plantes vivrières qui fourniront le compost. Il faudra ensuite trier les poissons. et il convient de mener cette expérience avec prudence. Il faut au fur et à mesure former les personnels à la réalisation de toutes les tâches et mettre en place la commercialisation.
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Tous ces terrains qui entourent les bassins sur plusieurs hectares seront consacrés aux cultures vivrières et à l’extension du projet jusqu’à 12 bassins, si financement… |