Lycée de Capotille. Département du Nord-Est.

Le Lycée National  de Capotille (450 élèves) et l’Ecole Nationale  de Capotille ( 430 élèves) utilisent les mêmes locaux, faute de place. Il n’y a pas de crédits pour construire de nouveaux locaux, pourtant si nécessaires.
Ainsi, l’école a-t-elle lieu le matin ( 7H à 12H 30 et le lycée l’après midi de 12H30 à 17H30). D’où la surcharge des classes et les problèmes d’emploi du temps. Par exemple :

Deux classes de 7ième à 80 et 85 élèves                  
Une classe de 8ième à 80
Une classe de 9ième à 76
Les autres classes comptent environ 50 élèves, sauf la rétho ( 1ère) et la terminale.
A droite, une classe du lycée de capotille

2008.
Installation d’une citerne. Eau courante dans la cour et dans les toilettes.
Des crédits vont être alloués pour la construction d’une citerne
Problèmes d’eau.

Le toit de ce bâtiment recueillera l’eau de pluie pour la citerne. 

Les toilettes de l’établissement ont été financées par l’association Enfants Soleil y  a deux ans, en accord avec la mairie. Elles sont en bon état. Nous avons regretté que l’eau ne soit pas installée.  Lors d’une réunion avec le Maire et le conseil municipal, il nous a été déclaré qu’une source allait bientôt être captée , avec une aide internationale. Elle se trouve à 1 km du village environ. L’investissement semble être considérable. Personne ne sait si la source est capable d’alimenter le village. L’étude n’a pas été faite. Il est peu probable que cette réalisation voit le jour avant plusieurs années, si elle est réalisée…

Nous avons donc décidé de financer, en début 2008, la construction d’une citerne de 9 M3 environ captant l’eau de pluie de l’un des bâtiments ( Enseignement technique), situé au flanc de la colline. Cette citerne alimentera deux robinets destinés à l’usage des élèves, et un robinet dans chacune des toilettes, filles et garçons. La demande de permission auprès du Ministère est en cours (ils s’agit de bâtiments publics). Une réponse positive est quasiment certaine. Cette construction fera l’objet d’un contrat entre Enfants Soleil et le Groupe des dirigeants de l’établissement de Capotille qui délèguera à un maître d’oeuvre la construction.

    2008     Fin de l’aménagement de la salle informatique.

    Une salle du lycée est prévue pour accueillir les ordinateurs déjà envoyés grâce à l’Association ISO partenaire d’ Enfants Soleil, et ceux qui sont espérés. Les plafonds sont faits avec isolation.
    Il faut sécuriser cette salle. Quatre portes en fer doivent être posées. Une ouverture doit être fermée avec des parpaings. Le sol doit  être aménagé ( il est actuellement fait d’ une dalle de béton : trop de poussière). On pense à du carrelage. L’aménagement de la salle pourra, si tout va bien, être financé début 2008. Travaux : 1er trimestre 2008.

    A gauche : L’aménagement pour la salle informatique est réalisé.
    Il faudra une vingtaine d’ordinateurs pour que les élèves puissent s’initier. Les professeurs et les enfants comptent sur nous.
    A droite : une porte extérieure à refaire et le sol en béton à carreler.

     Document

    Internet : une nécessité.

    Coopération avec Haïti.  Accès à l’Information. Accès à la culture. Francophonie.

    Depuis dix ans, en travaillant avec Haïti dans les domaines de l’Education, de la santé de l’agriculture et de la pisciculture, l’Association Enfants Soleil poursuit son objectif de contribuer à travers l’aide au développement durable ciblé sur de petites communautés, à la paix, la justice et l’égalité des chances.
    Parmi les nombreux liens qui unissent Haïti et la France, le partage de la langue française n’est pas des moindres. L’éducation, la culture et l’accès à l’information, à travers des partenariats variés, forment un volet essentiel de la politique globale, solidaire, nécessaire à la réduction de la pauvreté. D’autre part, la promotion de la francophonie, dans un pays aussi démuni qu’Haïti nous semble devoir passer d’abord par une conception ouverte de l’accès au savoir, à l’information, à la culture.
    Les autoroutes de l’information ouvrent sur le champ universel des connaissances, partant, elles permettent la liberté du choix.  Le peuple haïtien, friand de culture française, fera sans nul doute ce choix, pourvu que la solidarité internationale lui donne les moyens de cette liberté en lui ouvrant les chemins de l’information universelle et ceux de la culture. Le Français est à Haïti la langue du cœur, mais la misère la cantonne à être celle de la bourgeoisie aisée. Les claviers des ordinateurs sont anglais…et on dit merci en Anglais à celui qui jette les sacs de riz ; pour ceux, rares, qui ont la télévision, les films sont le plus souvent américains.
    La jeunesse haïtienne, victime, comme toute la population, des conséquences de la misère du pays, se tourne vers la République Dominicaine voisine, donc vers la langue espagnole, où elle trouve la possibilité de suivre des études dans de meilleurs conditions, ou vers l’Amérique, le grand voisin qui reste un rêve envahissant, et une bouée de sauvetage économique, contestable parfois dans sa forme, mais bien réelle…Eldorado pour les nantis qui pourront s’exiler, unique recours pour survivre pour ceux qui n’ont rien. Ces solutions apparaissent à la jeunesse comme les uniques moyens d’accéder à l’éducation, à l’information, donc à une formation et à une vie meilleure. Aujourd’hui, seuls quelques privilégiés y ont accès. Le reste de la jeunesse s’épuise  à tenter de combler une fracture aussi importante dans le domaine de l’information et de la culture que dans les domaines de l’économie et du social. L’alphabétisation est essentielle, tout commence par là, mais une nation a besoin que sa jeunesse, filles et garçons, celle des villes et des campagnes isolées, comme ses enseignants, accèdent à un savoir plus approfondi et plus universel, qui sont la voie royale vers le développement de la francophonie. Ils sont l’avenir de leur pays.
    ¤  Nous donnerons, petit à petit, aux écoles partenaires, les moyens d’accéder à Internet. Donc au savoir planétaire, et donc aussi à la culture française. L’informatisation des écoles se met en place.
    ¤  Dans le cadre du développement de l’accès à la culture, un autre volet, riche en perspectives, proposé par nos partenaires locaux, consiste à permettre à toute une partie de la population (écoles et public extra scolaire dans le cadre familial) de découvrir des œuvres cinématographiques en langue française.
    Rares sont les haïtiens qui sont déjà allés au cinéma. La grande majorité du pays n’y a pas accès. La télévision n’est accessible, aux plus aisés, que dans les villes, durant les courtes périodes où il y a de l’électricité ( 2 à 3 heures par jour…et souvent tard dans la nuit à Port au Prince.) Il n’y a pas d’élevtricité à Ouanaminthe, ni à Capotille.
    Pour la jeunesse, l’importance dele culture de l’image est évidente, et le cinéma représente une ouverture idéale sur les cultures du monde, et celle de notre pays en particulier, qui a tissé avec Haïti, au cours d’une histoire mouvementée et souvent tragique, les liens essentiels de la culture.
    Parallèlement à la réalisation de centres informatiques, nos partenaires à Haïti proposent de créer de petits ciné-clubs qui présenteront, à l’aide d’un matériel simple d’utilisation et transportable, des films en langue française ( de tous les pays) donnant, raisonnablement, priorité aux créations françaises d’une part, aux films à contenu pédagogique et documentaires d’autre part.

    2008- 2009  Ciné Club

    L’ établissement scolaire de Capotille est  chargé de mener à bien, à partit du début de l’année 2008, cette première expérience, en parallèle avec le Collège de Ouanaminthe, et d’en tirer des enseignements utiles pour l’extension du projet.

    Dans l’école ou dans le cadre familial, des projections auront lieu régulièrement. Le matériel a été envoyé dans le container de novembre 2007 qui arrivera fin décembre.
    ¤  Magnétoscope, lecteur de DVD, Amplificateur son et baffles.
    ¤  Vidéo projecteur , écran.
    ¤  Un second groupe électrogène plus puissant  a été envoyé . Il est transportable facilement.

    L’activité « Ciné club » est la première expérience : elle va être menée à bien, contractuellement avec  Enfants Soleil, par le groupe de Ouanaminthe, associé à celui de Capotille. Demandée depuis longtemps, elle va apporter à des élèves d’abord, et aussi à des familles coupées de tout un loisir et un peu de culture francophone. La francophonie est un peu délaissée dans ce secteur très proche de la République Dominicaine, qui offre souvent le seul recours pour les enfants qui veulent continuer leurs études. (Il en est de même pour le commerce et les autres activités.)  Pourtant la langue Française est encore présente et largement défendue dans le nord, avec peu de moyens. Les élèves de Capotille animent un club « Lecture Poésie dynamique)
    Cela implique d’aménager des salles et de donner des moyens à la population.  Les équipes de professeurs seront chargées de structurer ce nouveau projet, de l’expérimenter. De nombreux documentaires et documents pédagogiques peuvent être diffusés. Pour cela nous mettrons en place une relation entre les écoles françaises et ces collèges et Lycées.

    Document

    Internet et Ciné Clubs : Objectifs généraux

     

    ¤  Francophonie.
    Permettre aux bénéficiaires, en particulier les plus jeunes et les formateurs, de concrétiser le lien profond avec la francophonie qui existe à Haïti.
    ¤  Isolement.
    Apporter une aide au désenclavement de certaines zones du pays ( Isolement géographique, isolement social (banlieues déshéritées) isolement culturel.
    ¤  Progrès Social et culturel.
    Contribuer au progrès social et culturel des bénéficiaires par la mise à disposition  de moyens modernes d’ouverture au monde.
    ¤  Communication.
    Mettre à la portée d’une partie de la population – en particulier la jeunesse et les formateurs - l’accès à la communication par les voies modernes.
    Permettre aux professeurs haïtiens de communiquer entre eux et  avec des enseignants français dans le cadre de leur travail et d’autres relations de coopération.
    Permettre aux élèves de plusieurs établissements du pays de communiquer entre eux et avec les élèves de France, sur le plan scolaire et personnel.
    ¤  Information. Apport culturel.
    Permettre à la jeunesse de plusieurs écoles de trouver sur le Net les informations dont ils ne disposent pas, de trouver sur place les moyens d’accéder aux savoirs nécessaires dans le déroulement de leur cursus scolaire, sans être contraints de s’expatrier.
    ¤  Formation.
    Permettre aux professeurs et élèves de s’initier à l’informatique, leur donner l’accès à des informations susceptibles de parfaire leur formation et de diversifier leurs sources.
    ¤  Former les réalisateurs du projet à l’utilisation des autoroutes de l’information.
    Donner à terme l’accès à Internet à une population non scolaire, issue de société civile.
    Permettre les mêmes avantages à nos collaborateurs sur place : formation, accès à l’information, communication.

     « Clubs Culture » Création de petits Ciné Clubs.

     

    Francophonie.
    ¤  Permettre aux Haïtiens de conforter leur choix de la francophonie en leur donnant des moyens d’y accéder à travers une approche pluriculturelle.
    ¤  Par l’accès à l’Art cinématographique, développer chez les jeunes, en tenant compte de la mixité, les liens avec la francophonie.
    ¤  Contribuer au  rayonnement du Français comme langue première du pays, avec le créole, tout en promouvant le plurilinguisme et la culture universelle.
    ¤  Participer à l’effort éducatif du pays favorisant la découverte des patrimoines culturels, français et haïtien.
    Culture. Loisir.
    ¤  Offrir à des personnes qui en sont privées, et d’abord à la jeunesse, l’accès à des œuvres cinématographiques ou à des films documentaires et pédagogiques, dans divers domaines . (Géographie, histoire, sciences, patrimoines…)
    ¤  Jouer un rôle de promotion dans la culture de l’art cinématographique français. Participer à la conquête d’un public local autant en ce qui concerne la langue française que l’art cinématographique. en accord avec les distributeurs locaux  et les diverses autorités concernées.
    ¤  Contribuer à apporter aux plus démunis les moyens de développer l’alphabétisation  et le plurilinguisme dès le plus jeune âge, par le loisir, dans l’école et hors de l’école, par des activités ludiques et des programmes adaptés.
    ¤  Offrir un loisir culturel en contribuant à la démocratisation de l’accès à la culture, donc à l’égalité des chances des citoyens.
    ¤  Inscrire un volet « Accès à l’information et à la Culture » aux actions d’aide au développement entreprises en partenariat sur le terrain par l’association.(Education. Santé . Agriculture. Pisciculture)

    Liens sociaux. Egalité des chances et développement culturel.
    ¤  Contribuer aux efforts pour la Paix,  l’égalité et  la justice en favorisant l’accès à la culture pour la jeunesse et les populations qui en sont exclues, socialement, géographiquement, économiquement.
    ¤ Favoriser la cohésion sociale, par des rencontres, échanges internes, et créer des liens culturels entre la France et Haïti.
    Désenclavement. Autonomie.
    ¤  Contribuer à briser l’isolement social, culturel et géographique des populations défavorisées.
    ¤  Aider les Haïtiens à devenir les acteurs de ce développement dans les domaines de l’information, de l’Education et de la Culture.( Management des clubs, présentation des œuvres, débats…) en permettant à ceux qui détiennent ces savoirs de la partager avec ceux qui en sont privés.

    Cohérence : Internet / ciné Clubs dans le cadre des « Clubs  Culture »

    L’accès à Internet et la création des Club Cinéma sont deux volets d’un projet aux racines communes.
    La francophonie est en toile de fond de ce projet culturel. La dénomination de « Club Culture » prend en compte ces liens entre les deux volets du projet. Elle apporte une dimension nouvelle aux activités culturelles déjà en place : bibliothèques, clubs lecture, clubs poésie. De nombreus films sont disponibles, réalisés par des auteurs Haïtiens ou en rapport avec la culture Haïtienne. Nous leur donneront la priorité en accord avec les distributeurs de ces films.

    Nous lançons un appel auprès des entreprises pour nous apporter une aide en matériel informatique

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